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CINÉMA ; "AFRIQUE 50" ET "AVOIR 20 ANS DANS LES AURÈS" DE RENÉ VAUTIER

publié le mardi 10 février 2015

26 février 20h30

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Projection autour de René Vautier en Afrique : Afrique 50 : 17min ; Avoir 20 ans dans les Aurès : 97min

- Afrique 50 : 17min

« Ici, le chef de village, Sikali Wattara, a été enfumé et abattu d’une balle dans la nuque, une balle française… Ici, une enfant de sept mois a été tuée, une balle française lui a fait sauter le crâne… Ici, du sang sur le mur, une femme enceinte est venue mourir, deux balles françaises dans le ventre… Sur cette terre d’Afrique, quatre cadavres, trois hommes et une femme assassinés en notre nom à nous, gens de France ! »

« Afrique 50 », premier film anticolonial français, censuré pendant un demi siècle, est un condensé, 17 minutes, de l’engagement politique du réalisateur, René Vautier. Il y dénonce les méfaits du colonialisme français en 1950, accuse les compagnies coloniales françaises qui exploitent, maltraitent et assassinent les Africains avec la complicité du gouvernement français. L’histoire du tournage est aussi marquante que le film. René Vautier part en mission programmée pour le gouvernement afin de monter un film sur les colonies. Très vite il s’écarte de cette commande, entre dans la clandestinité, fuit, se fait passer pour mort, mais jamais ne cesse de tourner les images qu’il pense justes et vraies.

- Avoir 20 ans dans les Aurès : 97min

Avoir 20 ans dans les Aurès pose les bases d’un cinéma de lutte et témoigne d’une guerre que les autorités colonisatrices voulaient sans images, chaque scène est une reconstitution fictionnelle dont peut être vérifiée l’authenticité « par au moins cinq personnes »

« Avril 1961. Dans le massif des Aurès, un commando de l’armée française, formé d’appelés bretons, affronte un groupe de l’Armée de libération nationale lors d’une embuscade. Les soldats parviennent à faire un prisonnier mais l’un d’entre eux est blessé au cours de l’accrochage. Instituteur dans le civil, il se rappelle les événements vécus avec ses camarades au cours des derniers mois. Leur opposition à la guerre en Algérie les a conduits dans un camp réservé aux insoumis. Il se remémore la façon dont leur chef a su les transformer, de jeunes Bretons antimilitaristes qu’ils étaient, en redoutables chasseurs de fellaghas, prêts à tuer et y prenant goût. Tous sauf Nono... Une plongée dans les contradictions de la guerre d’Algérie autant que dans celles de l’âme humaine. » (Les mutins de Pangée)