Accueil du site > ZAD > Pour l’occupation de place

POUR L'OCCUPATION DE PLACE

publié le jeudi 24 avril 2014

COMITÉ ZAD MAISON DE LA GREVE (35)

Chacun des comités a dû recevoir un mail invitant à une REUNION à ROUEN, le 3 MAI (en fichier joint, vous trouverez l’invitation et les indications pour s’y rendre). Nous tenions à repréciser les enjeux de cette proposition, à savoir se réunir pour organiser l’occupation d’une place dans une ou plusieurs villes.

Qu’il s’agisse de l’ampleur de la manif du 22 février, des négociations entre le PS et les verts lors des municipales à Nantes, la nomination de Ségolène Royal au ministère de l’écologie et des transports, ou bien, tout récemment, du verdict européen à l’encontre de l’aéroport, il ne fait nul doute que la réalisation du projet peut s’éloigner.

Or, plusieurs choses qu’il nous faut avoir en tête : La première, c’est qu’il n’est pas question pour l’instant d’abandon complet, mais plutôt de moratoire, de révisions, de nouvelles enquêtes publiques. La deuxième est celle du sort de la zone. La lutte contre l’aéroport a ouvert la voie à des amitiés, à différents usages, à des dépassements politiques, etc. Bref, à tout ce que chacun voit et sent quand il pénètre la zone. La fin du projet, aussi incertaine soit-elle pour le moment, ne pourra pas signer la fin de ce qui s’invente, en ce moment même. Sinon quel sens donné à tout ce qui est entrain de se construire ? Dans le même mouvement, de part et d’autres en France, la ZAD s’est prolongée. Au point où il devient dérisoire de parler seulement de soutien. Déjà, lors de l’attaque par la police de la Châteigne, l’agitation s’était répandue en moins de 24 heures aux quatre coins du pays. C’était le fait des comités ZAD, quelques formes qu’ils aient adopté. Le 22 février, 50 000 personnes sont venues à Nantes et sont restées tard dans la journée. Un air d’occupation soufflait. Et si on restait ? A quoi ressemblerait une place que nous occuperions jour et nuit ?

Si on tient à cette occupation de places, c’est principalement pour deux raisons : La première, c’est de plier définitivement le projet. La deuxième, c’est que nous nous croyons que le 22 février, à 50 000, nous avons fait plus que défendre un territoire. A bien y penser, notre proposition se résume aussi simplement : se retrouver à un maximum de monde, pour prendre un espace et avoir le temps des rencontres, d’actions, de fête, de reprise en main de la vie commune. Au fond, l’envie générale qu’il se passe quelque chose, que ça ne peut pas durer comme ça, suit le même mouvement qui traverse bien des pays. A chaque fois, les formes sont différentes, mais chaque occupation se fait échos. Que ce soit à Tunis, à Oakland ou à Taksim, le mouvement est le même.

Le 3 mai, la réunion est importante car ce sera l’occasion de se compter, de sentir notre détermination, et de se dire ce que chacun ramène. En plus des nécessités logistiques (nourriture, couchage, etc.), l’idée est de ramener ce que chacun aime et tient à partager : discussions, projections, concerts, etc. Il serait donc judicieux que, dans chaque ville, ceux qui comptent venir à la réunion pense déjà au sein de leur comité à la manière dont il pourrait participer à cette occupation.

EN CE QUI NOUS CONCERNE

Nous nous engageons pour ramener quelques barnums, tables, bancs, un écran de projections. On voit aussi pour contacter des cantines.