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RÉCIT DE LA MANIF DU 30/10 POUR RÉMI

publié le vendredi 31 octobre 2014

Récit de la manif d’hier soir :

bon on va faire preuve d’un peu d’humilité. Contrairement à ce qu’on voit dans les vidéos, il ne s’est pas passé grand chose. Départ à quelques centaines de la dalle kennedy, tags et puis au moment d’arriver dans le centre les flics bloquent tous les ponts. La manif a essayé de passer par trois ou quatre endroits différents mais c’est un échec à chaque fois. Les flics gazent et tirent au flashball dès qu’on approche trop donc on est tout le temps refoulés. Il y a bien eu quelques banques, pubs et une agence d’intérim qui ont eu leur vitrine cassée mais rien de bien méchant. Puis la manif s’est dispersé vers le mail mitterand. En bref, il y avait un énorme déploiement policier. Nous n’avons pas pu renter dans le centre. Ça donne quelques images de gaz, des gens en noir et de fumigènes mais pas plus.

Ce que cette manif nous dit c’est que contrairement au début de la semaine où les flics n’osaient pas trop se montrer ils ont maintenant l’ordre 1) que rien ne se passe et 2) de stigmatiser le plus possible le mouvement qui est en train de prendre.

On peut noter la différence de traitement médiatique entre par exemple la manif de Nantes lundi qui a réussi à mettre un vrai bordel en centre ville et qui a été complétement minimiser et celle d’hier soir où les événements sont hyper montés. Même si nous avons été impuissant hier cela ne doit pas nous décourager, au contraire. Ça nous dit que les autorités sentent que la mort de Rémi peut créer une déstabilisation profonde du système et qu’il vont tout mettre en œuvre pour que ce ne soit pas le cas, pour que tout ça se cantonne à quelques réactions à chaud. Il faut que le mouvement s’organsise, que nous soyons toujours plus à descendre dans la rue, que nous soyons devant les fac, les lycées lundi matin, que l’on multiplie les actions sous toutes leurs formes et qu’on ne se laisse pas enfermer dans leur pièges. Ceux qui étaient dans la rue hier sont loin d’être des guerriers surorganisés, mais sont bien des gens en colère prêts à ne pas laisser passer la mort d’un des leur.

A demain à Nantes 14h, devant la préfecture, ou Rennes 12h, au marché du Blosne.