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VERDICT DU PROCÈS DE CLICHY, RENDEZ-VOUS À LA CITÉ JUDICIAIRE

lundi 18 mai à 14h30

publié le jeudi 14 mai 2015

RENDU DU VERDICT DU PROCES DES POLICIERS IMPLIQUES DANS LES MORTS DE ZYED ET BOUNA : SOUTIEN AUX FAMILLES ET A TOUTES LES VICTIMES DE LA POLICE !

Du 16 au 20 Mars dernier, s’est tenu à Rennes le procès de deux policiers accusés de « non assistance à personne en danger ». Ils avaient, en 2005 à Clichy-sous-Bois, poursuivi Zyed et Bouna, deux adolescents qui rentraient d’un match de foot, jusqu’au transformateur où ils avaient trouvé la mort. La faiblesse des charges retenues, la longueur de la procédure et le faible nombre de policiers à se retrouver devant le tribunal parlaient déjà d’eux-même : ce n’est pas dans les tribunaux que s’établissent justice et vérité. Le ton bienveillant utilisé par le procureur lorsqu’ils s’adressait aux flics tout au long du procès, comme la relaxe requise, ont confirmé la solidarité des institutions policières et judiciaires.

Que la relaxe soit prononcée ou que les flics soient condamnés à une peine symbolique ne changera pas grand chose. Dans tous les cas, la Justice reconnaîtra que la police a fait son travail en pourchassant Zyed et Bouna. Parce que les contrôles, les coups de pression ou les insultes racistes ne sont pas des dysfonctionnements, mais font partie de l’exercice même de la police. Si la police contrôle, harcèle, frappe, rafle, enferme, mutile et tue, c’est parce qu’elle a en charge de contrôler les territoires, de discriminer, de surveiller et réprimer les formes de vie qui peuvent constituer des obstacles au maintien de l’ordre.

Zyed et Bouna sont morts en octobre 2005 en tentant d’échapper à un contrôle. Dix ans après, le 2 avril dernier, au Havre, un homme qui essayait d’échapper à un contrôle d’identité est lui aussi mort, écrasé par un train. Chaque année, entre dix et quinze personnes sont tuées par la police.

Heureusement, bien que les tribunaux acquittent le plus souvent les flics, les meurtres commis par la police ne restent pas toujours impunis. En octobre 2005, dès le soir de la mort de Zyed et Bouna, c’est Clichy-sous-Bois qui s’était embrasé. Puis la France entière, de proche en proche, de ville en ville. La triste banalité des morts de Zyed et Bouna, des ados des quartiers populaires voulant fuir un énième contrôle au faciès, fut parfaitement compréhensible pour tous ceux qui sont confrontés à l’arbitraire policier.

Ce lundi 18 mai, dans le cadre d’une journée d’action nationale, nous rappellerons que quel que soit le verdict, nous serons toujours nombreux à croire en la vérité des proches plutôt qu’à celle d’une institution qui ne fait que cautionner les exactions qu’elle commet.

LUNDI 18 MAI : RASSEMBLEMENT A 14H30 A LA CITE JUDICIAIRE DE RENNES