Du 12 au 14 février, Auditorium de la maison des associations

Contre l'état d'urgence, penser l'état du monde


La Maison de la Grève invite à trois jours de discussions autour de deux éléments essentiels de la séquence historique que nous traversons : les conflits au Moyen-Orient et la construction en France d’un « État de sécurité ». Nous essayerons de comprendre les liens entre les guerres faites ici, et celles menées là-bas ; d’analyser les nouvelles figures du nihilisme que représente Daesh et les formes contemporaines de nos gouvernements. L’enjeu sera de sortir du chantage qui nous accule à choisir entre l’un ou l’autre camp.

EN GUISE D’INTRODUCTION

IX « Il existe un tableau de Klee qui s’intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble avoir dessein de s’éloigner du lieu où il se tient immobile. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l’aspect que doit avoir nécessairement l’ange de l’histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Où se présente à nous une chaîne d’événements, il ne voit qu’une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d’amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si forte que l’ange ne les peut plus refermer. Cette tempête le pousse incessamment vers l’avenir auquel il tourne le dos, cependant que jusqu’au ciel devant lui s’accumulent les ruines. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »

Walter Benjamin Thèses sur le concept d’histoire

L’ange de l’histoire appelle à voir par ses yeux. On ne distingue pas les événements mais un seul monde, une unique catastrophe. A cette heure, elle revêt un exceptionnel manteau sécuritaire, avançant dans une urgence sans fin. C’est pourquoi le constat de Walter Benjamin reste d’une actualité troublante : "La tradition des opprimés nous enseigne que l’état d’exception dans lequel nous vivons est la règle". En effet, depuis trente ans, une vingtaine de lois dites "sécuritaires" distillent la possibilité de régime d’exception, au point de l’indistinguer de l’état de normalité. Nous voyons là les symptômes d’une transformation générale du modèle étatique. On glisse du gouvernement vers ce qu’il faut appeler une gouvernance. Gouvernance, car elle efface tout clivage politique au nom d’une unique fin : la gestion de la crise. Et aujourd’hui, la crise est partout à l’œuvre. Elle est devenue le mode régulier de l’administration du monde, comme l’accident est le seul moment où se précipite l’existence d’une société assurentielle. Assurément, nous partons d’un commun isolement. Ainsi, parce que les choses nous touchent différemment (les uns des autres) et que les commencements n’ont pas les même points de départ, nous savons qu’il est trop tôt, aussi bien qu’il est trop tard. C’est pourquoi, en refusant cette urgence que la situation cherche à imposer, nous nous rendons disponible à l’exercice de la pensée ; de la pensée collective qui, en confrontant les idées, les mots et les mondes, ouvre la possibilité d’une réponse adéquate. Nous entrons donc ici en élaboration de pensée comme on entre en résistance. Nous fournissons ci-après un recueil de textes, point de départ de notre cheminement, dans le but d’aiguiser notre réflexion.

Nous entendons l’appel de l’Ange de l’histoire de Walter Benjamin. La mission des hommes dans le présent, nous dit l’ange, est de ne pas se dérober à la dette des vaincus. C’est la seule manière d’être fidèle aux expériences passées et ne pas en trahir la mémoire. L’histoire des vaincus, constamment effacée du canon officiel, est cette histoire de la défaite du mouvement révolutionnaire, des insurrections, des libérations, des rébellions... tout ce qui, en surgissant, est venu mettre à mal l’état des choses. Nous croyons que ce surgissement est à tout moment possible. Ce qui est appelé histoire n’est, à ce jour, que l’ensemble des détours inventés par des hommes pour le conjurer. Que cette histoire se ramène depuis un bon siècle à une accumulation variée de désastres, et seulement à cela, dit bien que la question révolutionnaire ne peut plus être suspendue.

PROGRAMME "état d’urgence, état du monde"

VENDREDI 12 FEVRIER 18h

-Introduction- 

Arthur Quesnay proposera un État de la guerre au Moyen-Orient et analysera les mécanismes de confessionalisation des conflits. En outre, il abordera le contexte de formation de l’Etat Islamique et le rôle de celui-ci en tant que force politique au sein de insurrection irakienne et syrienne. Enfin, il essayera de répondre à la question : Que signifie à l’heure actuelle, « être en guerre » en France ?

écouter la conférence : https://www.mixcloud.com/maisondelagr%C3%A8ve/contre-l%C3%A9tat-durgence-penser-l%C3%A9tat-du-monde-

SAMEDI 13 FEVRIER 14h – 18h

Thomas Deltombes déconstruira les figures contemporaines de l’Islam dans les médias. Ce faisant, il dressera le tableau de l’islamophobie en France et de son usage politique.

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PAUSE

Laurent Borredon, au travers de leurs aspects techniques et juridiques, reviendra sur l’ensemble des lois « sécuritaires » et particulièrement sur l’histoire de l’état d’urgence depuis la Guerre d’Algérie.

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DIMANCHE 14 FEVRIER 14h-18h

Vanessa Codaccioni approfondira la question de l’état d’urgence par l’angle de la justice d’exception et de ses conséquences : criminalisation des oppositions politiques et tentatives de redéfinition des bornes du politique.

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Des inculpés de « l’affaire de Tarnac » viendront parler de leur situation et analyseront le paradigme sécuritaire comme une nouvelle forme de gouvernement.

Moment d’échanges avec l’intervenant. Question/Discussion.

PAUSE

Discussion : A l’aune de ces trois jours, et de diverses expériences présentées, comment réussir à penser ce que pourrait être une politique radicale adéquate ?



URGENCE
EXCEPTION
SÉCURITÉ

Les attaques meurtrières et tragiques que la France à connu sur son sol durant l’année 2015 ont suscité une vive émotion. A plusieurs reprises, face à l’absurde, beaucoup sont descendus dans la rue pour exprimer leur désarroi. Dans le même temps, le monde politique s’est saisi de la question par une série de déclarations et d’initiatives allant de l’héroïsme suranné au franchement inquiétant, en passant par le kitch-patriote : affirmation de l’union nationale, cyber-drapeau téléchargeable, fermeture des frontières, camps d’internement pour fichés « S », déclaration de guerre, déchéance de nationalité... Mais surtout, les événements de janvier ont conduit à entériner la loi élargissant les pouvoirs des services de renseignement en juillet 2015. Ceux du 13 novembre ont abouti à la proclamation de l’état d’urgence et à son intégration dans la constitution.

La profusion d’interprétations, d’avis d’experts et d’opinions forment un niveau de compréhension largement médiatisé sur lequel nous ne reviendrons pas. Ces mesures nous semblent plutôt être les symptômes d’une transformation générale du modèle étatique. De plus en plus familières par leur caractère durable ou récurent, elles sont devenues une des pratiques essentielles des États contemporains, démocraties comprises. Elles incarnent un mode de gouvernement : l’État de sécurité. Il s’agit bien plus d’une gouvernance que d’un gouvernement puisque tout clivage politique s’efface devant une unique fin : la gestion des crises. Attentats, catastrophes naturelles, crashs boursiers, accidents, épidémies, désastres écologiques… L’état de sécurité vit par les exceptions qu’il désigne. A se répéter, l’exception devient la règle.

L’état d’urgence incarne ce changement de priorité : l’impératif de sécurité, à lui seul, justifie la négation d’autres principes de gouvernement rendus incompatibles, telle les idées de démocratie ou de séparation des pouvoirs. Une des caractéristique des lois sécuritaires de 2015, c’est le court-circuitage du pouvoir judiciaire au profit de la toute puissance exécutive : la loi sur le renseignement place les mises sur écoute directement sous contrôle du premier ministre, alors que l’état d’urgence permet des perquisitions « administratives », décidées non plus par un juge mais par le préfet lui-même. Celle-ci peuvent être menées contre « toute personne à l’égard de laquelle il existe de sérieuses raisons de penser que son comportement constitue une menace pour l’ordre public et la sécurité », formulation qui n’a plus aucun sens juridique, et qui repose entièrement sur le jugement de l’administrateur.

Parmi les exceptions qui viennent justifier l’urgence, il y a cette « guerre » dont parle François Hollande. Elle nous rappelle ce qu’il y a de construction dans la définition d’une crise. On pourrait dire deux choses : que l’Occident n’a pas connu de guerre depuis 30 ans, ou bien qu’il a toujours été en guerre, et cela revient au même. La guerre telle que l’a connu le XXème siècle, opposant un état-nation à un autre, commençant par une déclaration de guerre et se soldant par un traité de paix bilatéral, n’existe plus. Ce qui l’a remplacé c’est une série interminable d’interventions, toujours asymétriques, d’états (ou de coalitions d’états) contre ce qu’ils qualifient eux-même de "criminels" ou de "terroristes". L’ennemi n’est plus circonscrit à un appareil d’état, à des institutions, mais défini comme un « camp » aux frontières floues, comme une position génératrice de chaos. Dès lors ces guerres n’ont plus de limite. Plus de limite temporelle d’abord, puisqu’elles se présentent comme des opérations de maintien de l’ordre, chaque intervention préparant la suivante - Quand pourra-t-on prétendre qu’un ennemi comme Daech aura été vaincu ? Mais surtout, elles n’ont plus de limite spatiale : alors que la France intervenait depuis le ciel dans un conflit à des milliers de kilomètres de son sol, c’est par certains de ses propres ressortissants que celui-ci fait irruption dans sa capitale.

Face à ce nouveau paradigme, l’Etat de sécurité a une réponse : la militarisation du quotidien. « L’ennemi est partout », cela justifie un quadrillage méthodique de l’espace, l’omniprésence de l’armée dans les lieux publics, des fouilles à l’entrée des administrations, des écoles, etc. Dans le champ médiatico-politique, cela s’incarne par la construction d’une figure : celle de l’Ennemi Intérieur. Concentration des peurs, aux contours vagues, elle change de visage au gré des crises. Cette année, naturellement, elle porte la barbe, peut-être même fait-elle la prière plusieurs fois par jour et ne se sent-elle pas tout à fait « Charlie ». Quelque chose en elle d’irréductible fait qu’on ne la lavera jamais de tout soupçon, elle aura beau se justifier, il restera une part d’ombre, quelque chose qu’il faudra toujours « vérifier ». Si seules 2 perquisitions sur plus de 3000 ont permis des inculpations pour terrorisme, ce n’est pas un problème, car ces gens ne pouvaient pas être blancs comme neige. « Les perquisitions administratives permettent de faire d’une pierre deux coups puisqu’il y a porosité entre les milieux du grand banditisme, du trafic de stupéfiants et du terrorisme. » (Bruno Beschiza, maire d’Aunay-sous-bois) Il y a porosité : le parti des méchants. Et s’il n’y a pas de lien physique, il y aura toujours cette alliance d’intérêt.

Dans le fond, ce que produit l’état d’urgence c’est une polarisation : il y a d’un côté le camp de l’ordre et de la sécurité, et de l’autre, défini en négatif, tout ceux qui n’en sont pas, qui le combattent, le gènent ou le ralentissent. « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous ». Toute conflictualité est traité à partir de cette disjonction. C’est ainsi que plusieurs militants politiques Rennais ont été réveillés à leur domicile par les escouades d’intervention de la police au matin du 26 novembre. On les assigne à résidence pendant 2 semaines car on estime qu’ils représenteraient un « danger pour l’ordre public » en se rendant aux manifestations contre la COP 21 a un moment où tout les efforts doivent être orientés contre l’ennemi commun. L’union nationale s’obtiendra de gré ou de force, et toute contestation est une futilité en face du péril. Sous l’état de Sécurité, il n’y a plus de politique, il n’y a que des risques.

La criminalisation des formes de politique qu’on pourrait qualifier d’extra-parlementaires ou de transversales nous semble particulièrement inquiétante dans un pays où presque plus personne ne croit déjà à la politique « classique ». Depuis au moins quinze ans, les sondages électoraux s’enchaînent en déroulant le même scénario : des taux d’abstention records, conjurés in extremis en agitant l’épouvantail du Front National au deuxième tour. Personne n’est vraiment déçu puisque l’on n’attend rien. Seules trouées dans cette rengaine mécanique, ce qu’on a appelé les « mouvements sociaux » semblaient être les derniers sanctuaires préservés du cynisme et de la désillusion. Il n’y a qu’à voir la terminologie qui a récemment servi à désigner les grévistes d’Air France ou les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes (« voyous », « criminels », « terroristes » etc) pour comprendre quelle place est laissée à ces processus au sein du projet sécuritaire.

Si l’état de sécurité peut se permettre d’abolir la politique, c’est qu’il apparaît dans un monde qui prétend avoir aboli l’Histoire. Nous vivons dans une interminable pause. Nous vivons dans le moins pire des mondes, celui où l’économie se charge de configurer les rapports humains. La seule perspective de progrès consiste à transformer toujours plus d’aspect de la vie en marchandise. C’est ce statut quo que défendent tous ensemble nos rafales, les patrouilles de police partout dans la rue et les caméras de sécurité de la place Sainte Anne, pour ne citer qu’eux. A un certain degré c’est effectivement d’une guerre de « valeurs » dont il s’agit, seulement c’est ici qu’opère l’arnaque : on voudrait nous faire croire qu’il n’y a de place dans cette guerre que pour l’islamisme radical ou le parti de l’ordre (La rhétorique de Daech et celle de l’Etat se rejoignent au moins sur ce point). Nous croyons à une troisième voie. En fait nous croyons à une multitude de voies. Certaines d’entre elles passent par la défense d’espaces politiques ouverts à l’expérimentation, comme la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, certaines par la multiplication des pratiques collectives, à l’attachement à la gratuité, certaines consistent à désactiver partout où c’est possible les catégories qui nous séparent (étudiant, ouvrier, chômeur, étranger, etc), d’autres à s’organiser pour vivre comme on l’entend et à se battre pour ce à quoi l’on croit, d’autres enfin tiennent simplement à s’accrocher dur comme fer aux quelques morceaux de vie qui débordent encore l’économie (et qu’aucun Etat ne pourra jamais prétendre sécuriser) : amitiés, pratiques poétiques de l’espace urbain, du quotidien, musicalité des instants, et à les faire grandir jusqu’à l’irréconciliable.

Nous tenions simplement à rappeler ceci. Personne n’est obligé de subir la dialectique infernale qu’on nous impose aujourd’hui : l’aliénation ou la terreur, deux idées de la mort. Il est toujours possible de faire un pas de côté, de s’organiser ici ou là pour élaborer un monde, des mondes, qui nous soient habitables. Certains le font déjà. Nous ne vous donnerons pas leurs adresses et nous n’avons pas la prétention de tous les connaître, mais cela importe peu car il suffit le plus souvent de tenir à quelques exigences avec un tout petit peu de détermination pour se rendre compte qu’on en fait déjà partie.

vendredi Février 2016
18h 00

Arthur Quesnay



Doctorant en Science politique (Paris-1, Panthéon-Sorbonne) sous la direction de Gilles Dorronsoro, Arthur Quesnay effectue des études de terrain dans le Nord de l’Irak depuis trois ans sur le processus de communautarisation qui anime le jeu politique de cette région. Ses recherches doctorales portent sur les évolutions socio-politiques qui structurent les communautés et les organisations politiques locales – kurdes, arabes, turkmènes, chrétiennes – et les entretiennent dans une dynamique d’affrontement, largement accentuée par les enjeux transnationaux des pays frontaliers. Plus largement, il s’intéresse aux ressorts qui sous-tendent la régionalisation du conflit politique dans le Nord de l’Irak contemporain.

De plus, d’autres terrains relatifs aux même thématiques attirent son attention. Notamment la Libye où il étudie depuis l’été 2011 la structuration sociale de l’insurrection libyenne et les dynamiques des différents conflits communautaires et territoriaux qu’on observe dans la Libye « post-révolutionnaire ». Collabore à l’institut français du Proche-Orient depuis 2012. Participe à la plate-forme de recherche en politique internationale Noria Research

LA REVOLTE SUNNITE ET L’EXPLOSION DES CLIVAGES COMMUNAUTAIRES EN IRAK

L’INSURRECTION LIBYENNE, UNE MOBILISATION AUTOGEREE



samedi Février 2016
14h 00

Thomas Deltombes



Thomas Deltombes est journaliste et essayiste. Il travaille sur la construction médiatique et politique de l’Islamophobie. Ses recherches décryptent les journaux télévisées, les unes des grands médias et les discours politiques. Il explique les glissements qui ont permis de passer d’une problématique sociale à une stigmatisation religieuse. Il montrera comment dès la fin des années 70 (la révolution irannienne), jusqu’aux événements récents, en passant par le 11 septembre 2001 et le "débat sur le foulard" un "islam imaginaire" a été créé pour trouver des réponses simplistes et des cibles faciles identifiées.

Son ouvrage principale à ce sujet est L’islam imaginaire.



samedi Février 2016
16h 00

Laurent Borredon



Journaliste au Monde, Laurent Borredon est chargé des questions de sécurité et de délinquance, ainsi que l’actualité de la police, de la gendarmerie et du ministère de l’Intérieur. Il co-signe son premier livre avec David Revault d’Allonnes : Valls, à l’interieur aux éditions Robert Laffont en 2014.

Blog de Laurent Borredon pour le journal leMonde -2014- : TARNAC UNE INSTRUCTION FRANCAISE : voyage au coeur d’une enquête antiterroriste.

Blog de Laurent Borredon pour le journal leMonde : VU DE L’INTERIEUR : Observatoire de l’état d’urgence.



dimanche Février 2016
14h 00

Vanessa Codaccioni



Maîtresse de conférences en sciences politique à l’Université Paris 8, auteure de Punir les opposants : PCF et procès politiques 1947-1962 et du nouveau : Justice d’exception : L’Etat face aux crimes politiques et terroristes, tous deux publiés chez CNRS éditions, Vanessa Codaccioni travaille depuis plus de dix ans sur la répression. Elle étudie la sociologie des procès politiques, de la répression étatique mais aussi de la répression sociale, appliquée à l’ouvrier et au syndicaliste.

LA LEGALISATION DE L’EXCEPTION PAR L’ETAT D’URGENCE EST INQUIETANTE entretien réalisé par Juliette Cerf publié dans Télérama le 10.01.2016

Intervention lors de l’Agora de l’Humanité le samedi 30 janvier à l’Université de Paris 8.



dimanche Février 2016
16h 00

Inculpés de Tarnac



En 2003, des gens issus des mouvements étudients et de l’extrême gauche s’installent dans une ferme : Le Goutailloux à Tarnac (Corrèze). Le 11 novembre 2008 plusieurs membres de la communauté sont arrêtés dans le cadre d’une enquête sur des sabotages visant le réseau de la SNCF. Ils sont également accusés d’être les auteurs de L’insurrection qui vient et de faire partie du Comité Invisible. Mis en examen et placés en détention provisoire le 15 novembre 2008, leurs détentions dureront de quelques semaines à presque six mois sous des chefs d’inculpation relevant de la législation antiterroriste. Une très large mobilisation voit le jours dès leurs arrestations. Des comités de soutien, partout en France mais aussi en Europe visibilisent l’affaire par des discussions et des actions. Plusieurs manifestations nationales ont lieu à Paris. Aujourd’hui le manque de preuves, les methodes contestés et diffamatoire de la Direction Générale de la Sécurité Interieure et la requalification des faits en simple "association de malfaiteurs" fait de cet affaire, un exemple éloquant de fiasco judiciaire.

Depuis leur médiatisation forcés, ils n’ont pas cesser de participer et de soutenir les luttes de ces dernières années : la lutte anti-nucléaire contre les trains castors, le soutien aux zadistes contre l’aeroport de Notre-dame-des-landes, les luttes contre les "grands projets inutiles et imposés", les révoltes suite à la mort de Rémi Fraisse par une grenade de la gendarmerie à Sivens... façonnant une conception de la vie et des luttes mêlées. Leur travail de décryptage du fonctionnement de la justice anti-terroriste révèle comment cette institution d’exception sert d’aiguillon a une nouvelle forme de gouverner.

BLOG DES COMITES DE SOUTIEN aux inculpés de l’affaire de Tarnac.

Réponse des inculpés de l’affaire de Tarnac contre la justice antiterroriste : BYE-BYE SAINT-ELOI paru dans libération le 17 juin 2015



Bibliographie

- ETAT D’EXCEPTION - ETAT D’URGENCE :

DE L’ETAT DE DROIT A L’ETAT DE SECURITE de Giorgio AGAMBEN paru dans Le Monde 23.12.2015.

COMMENT L’OBSCESSION SECURITAIRE FAIT MUTER LA DEMOCRATIE de Giorgio AGAMBEN paru dans Le Monde Diplomatique jan. 2014.

ETAT D’EXCEPTION de Giorgio AGAMBEN paru aux éditions Seuil en 2003

POUR PENSER LES MEURTRES DE MASSE d’Alain BADIOU. Conférence prononcée par le lundi 23 novembre au théâtre de la Commune d’Aubervilliers.

Video de la conférence

L’ENNEMI INTERIEUR Mathieu RIGOUSTE paru aux éditions La découverte 2005.

PlateauTV médiapart :

1ere partie : ETAT D’URGENCE. PERQUISITIONS, GARDES A VUE, ASSIGNATION A RESIDENCE. SELON QUEL CRITERES ?

2eme partie : ETAT D’URGENCE, LOIS D’EXCEPTIONS ET ATTEINTES AUX LIBERTES

Site internet : LA QUADRATURE DU NET internets et libertés

- CONFLITS AU MOYEN-ORIENT :

ETAT ISLAMIQUE, UN MONSTRE PROVIDENTIEL paru dans Le Monde Diplomatique Sept. 2014.

THEORIE DU DRONE Gregoire CHAMAYOU aux éditions La Fabrique avril 2013.

LE GOUVERNEMENT DU CIEL Histoire globale des bombardements aériens de Thomas HIPPLER paru aux éditions les prairies ordinaires.

LE PIEGE DAECH : L’ETAT ISLAMIQUE OU LE RETOUR DE L’HISTOIRE de Pierre-Jean LUIZARD au éditions La Découverte.

A propos de l’insurrection Libyenne et du printemps arabe le blog : EN ROUTE !

SYRIE L’ETAT DE BARBARIE de Michel SEURAT aux éditions PUF dans la collection Proche Orient avril 2012.

LES NOUVEAUX MARTYRS D’ALLAH de Farhad KHOSROKHAVAR paru aux éditions Flammarion dans la collection Champs essais sept.2003.

L’HOMME QUI A COMPRIS LES TERRORISTES de Scott ARTMAN émission radiophonique diffusé le 18.01.2016 sur France Culture.

UN BON MUSULMAN POUR LES FRANCAIS C’EST UN MUSULMAN QUI N’EST PLUS MUSULMAN de Alain BURGAT Vidéo de la commission des lois de l’assemblée nationale datant du 12 jan.2016.

LES NON-DITS DE L’ISLAMISATION DE LA RADICALITE de François Burgat paru dans Rue89 le 01.12.2015.

DE QUOI L’ISLAMISME EST-IL ENCORE LE NOM ? entretien de François Burgat pour l’Orient le jour le 25.05.2015.

HAJI BEAKR, LE CERVEAU DE L’ETAT ISLAMIQUE paru dans le Monde le 25.04.2015.

- ANALYSES POLITIQUES :

DIGRESSIONS SUR L’ENNEMI, LE COMPLOT, L’ARGENT ET LE PEUPLE. paru dans le journal en ligne lundi.am par Glaad.

A NOS AMIS du COMITE INVISIBLE paru aux éditions La Fabrique oct.2014.

CONTRIBUTION DE LA GUERRE EN COURS de TIQQUN paru aux éditions La Fabrique avril 2009.

TOUT A FAILLI : VIVE LE COMMUNISME de TIQQUN paru aux éditions La Fabrique sept.2009.

mobilisation

Une carte des rendez-vous pour les manifestations :

Voir en plein écran

collectés par le site http://etatdurgence.fr lancé par la quadrature du net

SAMEDI 30 JANVIER :
MANIFESTATION CONTRE L’ETAT D’URGENCE. 14h30 Place de la République PARIS.

WEEK-END DU 30/31 JANVIER :
"APPEL D’OFFRE" de la ZAD. Deux jours de rencontres et de constructions sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

SAMEDI 6 FÉVRIER à Rennes :
12h : BANQUET avec la participation des "Q de plombs".
14h : MANIFESTATION CARNAVALESQUE pour la victoire de la ZAD et contre l’état d’urgence.

SAMEDI 27 FÉVRIER :
Mobilisation générale pour l’abandon du projet d’aéroport.

Nouvelles du monde

Les messages qui suivent sont issus du réseau social Seenthis.net . Celui-ci permet "du short-blogging sans limite de caractères. De la recommandation de liens. Des automatismes pour rédiger facilement vos messages. Des forums sous chaque billet. De la veille d’actualité. Une thématisation avancée."

Ces message arrivent tout seuls ici et sont là pour donner un peu une actualité et une ambiance de ce qui se passera dans la semaine.

Vous pouvez en rajouter en vous inscrivant sur seenthis et en ajoutant les tags #état_d’urgence #état_policier #violences_policières #kurdistan #syrie #daech #islamophobie #drone #assignation_à_résidence #état_d’exception #antiterrorisme

Kurdistan, des nouvelles de Diyarbakır
Entretien avec Dünya

http://lavoiedujaguar.net/Kurdistan-des-nouvelles-de

Dünya, une camarade de Diyarbakır, a bien voulu répondre par mail à quelques questions de Ne var ne yok ? à la fin du mois de décembre 2016. Alors que l’État turc veut réduire au silence toute critique et tout désir de liberté, voici ce qu’elle raconte de sa vie là-bas. Un aperçu de la situation de la capitale du Kurdistan…

J’aime vraiment Amed (Diyarbakır). Mais comme il y a beaucoup de moments difficiles à Amed ces derniers temps, je crois que je ne vais pouvoir vivre nulle part, car je ne me sens bien nulle part. La douleur du Kurdistan est là dans mon cœur, elle me suit partout. (...)

#Kurdistan #entretien #guerre #femmes #luttes #médias #prison


Le 17 février
la voie du jaguar (@la_voie_du)
https://seenthis.net/messages/570952
#kurdistan

Kery James sur Théo : « Le Combat commence » | Solidaire 13 Février 2017 Kery_James
http://solidaire.org/articles/kery-james-sur-theo-le-combat-commence

Le 2 février, Théo, 22 ans, se fait violenter par la police. Qui va jusqu’à le violer avec une matraque. Cet énième « dérapage » de la police française suscite la colère de nombreux citoyens. Parmi eux, le rappeur Kery James. Voici ce qu’il écrit sur son compte Facebook.

« En soutien avec le jeune Théo qui a subi une agression honteuse et perverse de la part de gens qui considèrent qu’il est "convenable" d’appeler un homme noir "bamboula", je partage avec vous ce lien qui permet de soutenir financièrement la famille dans cette épreuve qui sera sans aucun doute longue et douloureuse.

http://solidaire.org/sites/default/files/images/2017/02/13/10501keryjamesmanifiesta2016sh1851.jpg

J’avais pour habitude de signer "Le Combat Continue". Je vous le dis aujourd’hui " Le Combat Commence"...

Le Combat Commence et il continuera tant que mes enfants, mes neveux et nièces, mes frères et sœurs, mes concitoyens et moi-même ne seront pas à l’abri de ce genre d’exaction perpétrée par des pervers, protégés par des lois, parfois votées par des Racailles.
Je fais référence ici au projet de loi précipité connu sous l’appellation de "Réforme de la sécurité publique" contre lequel s’élève déjà le syndicat de la magistrature.

Ce projet de loi dont très peu de gens parlent, vise à changer le statut de la police en lui octroyant un statut semblable à celui de la gendarmerie concernant l’usage des armes à feu.
Les conditions d’usage des armes seront donc élargies au-delà des cas de légitime défense et les policiers pourront désormais tirer sur un individu après sommation.

Avec cette loi, Adama Traoré ne serait peut-être pas mort asphyxié, il aurait suffi de le "descendre" après sommations... ou pas.
Tout comme je n’accepte pas qu’on stigmatise l’ensemble des banlieusards à cause des agissements d’une poignée d’entre eux, je ne jette pas l’opprobre sur tous ces policiers qui ne se sentent pas une obligation de solidarité face à l’indéfendable, face à l’inacceptable.

Je terminerai par rappeler que ce combat n’est pas seulement celui des quartiers populaires ni des noirs et des Arabes. Il n’appartient pas qu’à ces derniers de se mobiliser, ni qu’aux personnalités publiques qui en sont issues. Il serait appréciable que chanteurs, acteurs, footballers, journalistes, intellectuels et élus de tout bord, toute origine et couleur manifestent leur indignation et se mobilisent.

Car ce qui s’est passé avec Théo laisse présager que la répression des éventuels mouvements sociaux dans le futur sera terrible, voire barbare. Et il est certain qu’il va y avoir matière à organiser des mouvements sociaux dans les années à venir...

Le Combat pour que cette sauvagerie qui s’exprime en toute impunité cesse est celui de tout être humain sensible et sensé car l’un ne s’oppose pas à l’autre. C’est celui de tous les Français qui désapprouvent l’injustice.

Kery James »❞
#racisme #quartiers #populaires #répression #violences_policières #Adama_Traoré #Kery_James #sécurité_publique


Le 14 février
BCE 106,6 Mhz (@bce_106_6)
https://seenthis.net/messages/569737
#violences_policières

رهاب الغريب : otv تدق ناقوس الخطر | الأخبار
http://al-akhbar.com/node/272544

Médiapart en parlera-t-il durant sa « semaine libanaise » ? En tout cas, voilà des années qu’un couvre-feu (illégal) est imposé, hors grandes villes, aux migrants syriens réfugiés au Liban. Après 11h interdit de sortir dans la rue. Et quand on a le malheure d’être pris pour un Syrien, voilà le résultat :
http://al-akhbar.com/sites/default/files/imagecache/465img/oyv.jpg

#liban #syrie


Le 14 février
gonzo (@gonzo)
https://seenthis.net/messages/569717
#syrie

’Get out of France’: Paris police tear gassing refugees and stealing blankets in freezing conditions, report reveals

Exclusive: ’Alarming’ research shows almost two thirds of migrants ’violently’ forced to move

https://static.independent.co.uk/s3fs-public/styles/article_large/public/thumbnails/image/2017/02/11/17/migrants-paris-cold2.jpg

http://www.independent.co.uk/news/world/europe/refugee-crisis-paris-migrants-france-police-sleeping-bags-blankets-vi
#rapport #France #Paris #police #violences_policières #asile #migrations #réfugiés #migrerrance
cc @isskein

#Tunisie. Les violations des #droits_humains commises au nom de la sécurité menacent les réformes

Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la #torture, les #arrestations_arbitraires, les #détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le #harcèlement de leurs proches, menace l’avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau #rapport qu’elle publie le 13 février 2017.

https://pbs.twimg.com/media/C4hvsV5XAAA06vV.jpg
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2017/02/tunisia-abuses-in-the-name-of-security-threatening-reforms
#état_d'urgence

Les habits neufs du #Hezbollah
https://www.mediapart.fr/journal/international/130217/les-habits-neufs-du-hezbollah

Le parti chiite, à la fois milice combattante impliquée en #Syrie et organisation confessionnelle implantée au #Liban, est devenu la principale force politique du pays et, au-delà, une véritable puissance régionale. Il se sert aujourd’hui de cette force pour passer des alliances avec ses anciens ennemis et garantir les intérêts iraniens. Mais le Hezbollah s’interroge déjà sur l’après-Syrie…

#International #chiites #chrétiens #Hassan_Nasrallah #Israël #Michel_Aoun #Parti_de_Dieu #Proche-Orient #Saad_Hariri #sunnites


Le 13 février
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/569640
#syrie

Le #Hezbollah, géant gêné
https://www.mediapart.fr/journal/international/130217/le-hezbollah-geant-gene

Le parti chiite, à la fois milice combattante impliquée en #Syrie et organisation confessionnelle implantée au #Liban, est devenu la principale force politique du pays et, au-delà, une véritable puissance régionale. Il se sert aujourd’hui de cette force pour passer des alliances avec ses anciens ennemis et garantir les intérêts iraniens. Mais le Hezbollah s’interroge déjà sur l’après-Syrie…

#International #chiites #chrétiens #Hassan_Nasrallah #Israël #Michel_Aoun #Parti_de_Dieu #Proche-Orient #Saad_Hariri #sunnites


Le 13 février
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/569568
#syrie

Cas d’abus policiers mis sur la table à gauche

Lausanne. Quatorze témoignages de mauvaises pratiques ont été recueillis en trois mois. Ils ne prouvent rien mais serviront le débat.

http://files.newsnetz.ch/story/1/2/4/12471274/4/topelement.jpg

http://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/Cas-d-abus-policiers-mis-sur-la-table-a-gauche/story/12471274
#témoignages #police #Suisse #violences_policières #abus #pratiques_policières

The Blackwater of Jihad

Heavily armed and expertly kitted with body armor and ballistic helmets, the men can be seen defending bunkers, storming buildings, and even posing by whiteboards giving tactical lessons. Though the titles of these YouTube videos are written in Russian Cyrillic, their background music is an a cappella Islamic chant known as a nasheed, which is often used by extremist groups in propaganda films. But the men are no ordinary jihadis. They are members of #Malhama_Tactical, the world’s first jihadi #private_military_contractor (#PMC) and consulting firm.

https://pbs.twimg.com/card_img/830160932273655808/pHk3he_7?format=jpg&name=600x314#.jpg
http://foreignpolicy.com/2017/02/10/the-world-first-jihadi-private-military-contractor-syria-russia-malha
#djihadisme #Russie #Syrie #ISIS #EI #Etat_islamique #milices #propagande #vidéo


Le 13 février
CDB_77 (@cdb_77)
https://seenthis.net/messages/569317
#syrie

I am Spartacus : Le viol, nouvelle technique d’immobilisation de la police française ?
jeudi 9 février 2017
http://philippealain.blogspot.com/2017/02/le-viol-nouvelle-technique.html
https://3.bp.blogspot.com/-VpAHq1uB28g/WJ1F5wuKFdI/AAAAAAAAAcs/zEkudqOT8Pgu8hVt432865Gniv24MFl9wCLcB/w1200-h630-p-k-nu/igpn-aulnay.jpg

(...) On pourrait croire qu’il s’agit là d’une bavure, d’un cas isolé, qui ne concerne en aucun cas la police en général. Ah bon ?

"Je vais te violer et ont va voir si tu filmeras la police"

Septembre 2016, un enseignant chercheur de 28 ans filme avec son téléphone portable l’interpellation mouvementée d’une femme par des policiers à la gare de Saint-Denis.
Deux policiers s’approchent de lui et le menacent : « On va te violer, ça te plaît, ça ? Je vais te violer et on va voir si après tu filmeras la police. » (1)
Selon l’enseignant, les policiers lui font ensuite des clés de bras et touchent à plusieurs reprises ses fesses. Quand ils trouvent sa carte de professeur, ils lui disent : « T’es prof ? Quand l’état islamique viendra à la Sorbonne, tu vas les regarder en te branlant ? »
Une plainte est déposée. Les policiers, eux, continuent tranquillement à faire régner la terreur, pardon la loi, dans notre belle démocratie.

Octobre 2015, Drancy, un homme de 28 ans vient d’être arrêté par la police municipale pour tapage nocturne. Alors que les policiers le forcent à monter dans un voiture pour le transférer à Bobigny, il ressent une violente douleur dans les fesses et hurle, puis se met à pleurer. Un policier lui dit : “plus jamais tu parleras comme ça de la police municipale, tu te rappelleras de nous” (2)
A 4 heures du matin, il est amené en consultation chez un médecin qui constate une perforation de l’anus et lui prescrit 10 jours d’ITT. Son ADN est même retrouvé à l’extrémité de la matraque télescopique du policier. Pour sa défense, le policier explique que sa matraque a... "dérapée".
Ici encore, la "justice" veille. Le policier vient d’être jugé... pour violences volontaires, mais pas pour viol. Le procureur requiert 6 mois avec sursis. Le jugement sera rendu le 20 février.

La police ne viole pas. Elle violente. Nuance

C’est le second scandale de cette affaire. Non contents d’avoir violé un homme, ce qui est prouvé par l’examen médical réalisé immédiatement après les faits, les policiers mentent comme des arracheurs de dents afin d’aboutir à une requalification des faits. Et ils y arrivent. (...)

(1) https://blogs.mediapart.fr/christian-salmon/blog/230916/chronique-de-la-folie-policiere-ordinaire

(2) http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/01/17/un-policier-municipal-juge-pour-violences-volontaires-avec-arme_5063898_1653

https://seenthis.net/messages/527865
https://seenthis.net/messages/527187
https://seenthis.net/messages/561509

#violences_policières

Geography, Drones, and Criminals
https://www.geolounge.com/geography-drones-criminals

Combine drones with high definition mapping, and a whole new class of criminal is created, one that uses technology to get away with a variety of crimes.

http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/drones-police-crime-reports-uk-england-safety-surveillance-a7155076.h

#drones #criminalité


Le 12 février
Fil (@fil)
https://seenthis.net/messages/569131
#drone


Le 12 février
liotier (@liotier)
https://seenthis.net/messages/569127
#drone


Le 12 février
liotier (@liotier)
https://seenthis.net/messages/569127
#syrie

La police et l’usage des armes à feu : le transformateur de vérité (résistons ensemble)
http://lahorde.samizdat.net/2017/02/12/la-police-et-lusage-des-armes-a-feu-le-transformateur-de-verite-re

Voici l’éditorial du bulletin n°160 (février 2017) du collectif anti-sécuritaire Résistons ensemble, consacré à la loi sur l’assouplissement de l’usage des armes à feu par la police. Sous la pression de la vague de manifestations de flics de novembre (voir RE 157), le gouvernement est sur le point d’accoucher d’une loi assouplissant l’usage des armes à [&hellip

#Agressions_&_violences #Racisme #racisme_d'État #violences_policières

A #Bobigny, les manifestants réclament « Justice pour #Théo »
https://www.mediapart.fr/journal/france/110217/bobigny-les-manifestants-reclament-justice-pour-theo

Plus de 3000 personnes se sont rassemblées ce samedi après-midi devant le tribunal du Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour demander à ce que la #Justice soit rendue après le #viol dont a été victime le jeune Théo, à Aulnay-sous-Bois.

#France #Adama #manifestation #Police #violences_policières


Le 11 février
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/569006
#violences_policières

Aulnay : l’organisation de l’#impunité des policiers est en marche - Paris-luttes.info
https://paris-luttes.info/aulnay-l-organisationde-l-impunite-7530?lang=fr
https://paris-luttes.info/home/chroot_ml/ml-paris/ml-paris/public_html/IMG/arton7530.jpg

« Si la requalification arrive, alors pour tous ceux qui ont pénétré des victimes, il leur suffira de dire qu’il n’y avait pas d’intentionnalité sexuelle pour échapper à la cour d’assises », estime Me #Éric_Dupont-Moretti, l’avocat de #Théo.

#violences_policières



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