Du 12 au 14 février, Auditorium de la maison des associations

Contre l'état d'urgence, penser l'état du monde


La Maison de la Grève invite à trois jours de discussions autour de deux éléments essentiels de la séquence historique que nous traversons : les conflits au Moyen-Orient et la construction en France d’un « État de sécurité ». Nous essayerons de comprendre les liens entre les guerres faites ici, et celles menées là-bas ; d’analyser les nouvelles figures du nihilisme que représente Daesh et les formes contemporaines de nos gouvernements. L’enjeu sera de sortir du chantage qui nous accule à choisir entre l’un ou l’autre camp.

EN GUISE D’INTRODUCTION

IX « Il existe un tableau de Klee qui s’intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble avoir dessein de s’éloigner du lieu où il se tient immobile. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l’aspect que doit avoir nécessairement l’ange de l’histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Où se présente à nous une chaîne d’événements, il ne voit qu’une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d’amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si forte que l’ange ne les peut plus refermer. Cette tempête le pousse incessamment vers l’avenir auquel il tourne le dos, cependant que jusqu’au ciel devant lui s’accumulent les ruines. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »

Walter Benjamin Thèses sur le concept d’histoire

L’ange de l’histoire appelle à voir par ses yeux. On ne distingue pas les événements mais un seul monde, une unique catastrophe. A cette heure, elle revêt un exceptionnel manteau sécuritaire, avançant dans une urgence sans fin. C’est pourquoi le constat de Walter Benjamin reste d’une actualité troublante : "La tradition des opprimés nous enseigne que l’état d’exception dans lequel nous vivons est la règle". En effet, depuis trente ans, une vingtaine de lois dites "sécuritaires" distillent la possibilité de régime d’exception, au point de l’indistinguer de l’état de normalité. Nous voyons là les symptômes d’une transformation générale du modèle étatique. On glisse du gouvernement vers ce qu’il faut appeler une gouvernance. Gouvernance, car elle efface tout clivage politique au nom d’une unique fin : la gestion de la crise. Et aujourd’hui, la crise est partout à l’œuvre. Elle est devenue le mode régulier de l’administration du monde, comme l’accident est le seul moment où se précipite l’existence d’une société assurentielle. Assurément, nous partons d’un commun isolement. Ainsi, parce que les choses nous touchent différemment (les uns des autres) et que les commencements n’ont pas les même points de départ, nous savons qu’il est trop tôt, aussi bien qu’il est trop tard. C’est pourquoi, en refusant cette urgence que la situation cherche à imposer, nous nous rendons disponible à l’exercice de la pensée ; de la pensée collective qui, en confrontant les idées, les mots et les mondes, ouvre la possibilité d’une réponse adéquate. Nous entrons donc ici en élaboration de pensée comme on entre en résistance. Nous fournissons ci-après un recueil de textes, point de départ de notre cheminement, dans le but d’aiguiser notre réflexion.

Nous entendons l’appel de l’Ange de l’histoire de Walter Benjamin. La mission des hommes dans le présent, nous dit l’ange, est de ne pas se dérober à la dette des vaincus. C’est la seule manière d’être fidèle aux expériences passées et ne pas en trahir la mémoire. L’histoire des vaincus, constamment effacée du canon officiel, est cette histoire de la défaite du mouvement révolutionnaire, des insurrections, des libérations, des rébellions... tout ce qui, en surgissant, est venu mettre à mal l’état des choses. Nous croyons que ce surgissement est à tout moment possible. Ce qui est appelé histoire n’est, à ce jour, que l’ensemble des détours inventés par des hommes pour le conjurer. Que cette histoire se ramène depuis un bon siècle à une accumulation variée de désastres, et seulement à cela, dit bien que la question révolutionnaire ne peut plus être suspendue.

PROGRAMME "état d’urgence, état du monde"

VENDREDI 12 FEVRIER 18h

-Introduction- 

Arthur Quesnay proposera un État de la guerre au Moyen-Orient et analysera les mécanismes de confessionalisation des conflits. En outre, il abordera le contexte de formation de l’Etat Islamique et le rôle de celui-ci en tant que force politique au sein de insurrection irakienne et syrienne. Enfin, il essayera de répondre à la question : Que signifie à l’heure actuelle, « être en guerre » en France ?

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SAMEDI 13 FEVRIER 14h – 18h

Thomas Deltombes déconstruira les figures contemporaines de l’Islam dans les médias. Ce faisant, il dressera le tableau de l’islamophobie en France et de son usage politique.

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PAUSE

Laurent Borredon, au travers de leurs aspects techniques et juridiques, reviendra sur l’ensemble des lois « sécuritaires » et particulièrement sur l’histoire de l’état d’urgence depuis la Guerre d’Algérie.

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DIMANCHE 14 FEVRIER 14h-18h

Vanessa Codaccioni approfondira la question de l’état d’urgence par l’angle de la justice d’exception et de ses conséquences : criminalisation des oppositions politiques et tentatives de redéfinition des bornes du politique.

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Des inculpés de « l’affaire de Tarnac » viendront parler de leur situation et analyseront le paradigme sécuritaire comme une nouvelle forme de gouvernement.

Moment d’échanges avec l’intervenant. Question/Discussion.

PAUSE

Discussion : A l’aune de ces trois jours, et de diverses expériences présentées, comment réussir à penser ce que pourrait être une politique radicale adéquate ?



URGENCE
EXCEPTION
SÉCURITÉ

Les attaques meurtrières et tragiques que la France à connu sur son sol durant l’année 2015 ont suscité une vive émotion. A plusieurs reprises, face à l’absurde, beaucoup sont descendus dans la rue pour exprimer leur désarroi. Dans le même temps, le monde politique s’est saisi de la question par une série de déclarations et d’initiatives allant de l’héroïsme suranné au franchement inquiétant, en passant par le kitch-patriote : affirmation de l’union nationale, cyber-drapeau téléchargeable, fermeture des frontières, camps d’internement pour fichés « S », déclaration de guerre, déchéance de nationalité... Mais surtout, les événements de janvier ont conduit à entériner la loi élargissant les pouvoirs des services de renseignement en juillet 2015. Ceux du 13 novembre ont abouti à la proclamation de l’état d’urgence et à son intégration dans la constitution.

La profusion d’interprétations, d’avis d’experts et d’opinions forment un niveau de compréhension largement médiatisé sur lequel nous ne reviendrons pas. Ces mesures nous semblent plutôt être les symptômes d’une transformation générale du modèle étatique. De plus en plus familières par leur caractère durable ou récurent, elles sont devenues une des pratiques essentielles des États contemporains, démocraties comprises. Elles incarnent un mode de gouvernement : l’État de sécurité. Il s’agit bien plus d’une gouvernance que d’un gouvernement puisque tout clivage politique s’efface devant une unique fin : la gestion des crises. Attentats, catastrophes naturelles, crashs boursiers, accidents, épidémies, désastres écologiques… L’état de sécurité vit par les exceptions qu’il désigne. A se répéter, l’exception devient la règle.

L’état d’urgence incarne ce changement de priorité : l’impératif de sécurité, à lui seul, justifie la négation d’autres principes de gouvernement rendus incompatibles, telle les idées de démocratie ou de séparation des pouvoirs. Une des caractéristique des lois sécuritaires de 2015, c’est le court-circuitage du pouvoir judiciaire au profit de la toute puissance exécutive : la loi sur le renseignement place les mises sur écoute directement sous contrôle du premier ministre, alors que l’état d’urgence permet des perquisitions « administratives », décidées non plus par un juge mais par le préfet lui-même. Celle-ci peuvent être menées contre « toute personne à l’égard de laquelle il existe de sérieuses raisons de penser que son comportement constitue une menace pour l’ordre public et la sécurité », formulation qui n’a plus aucun sens juridique, et qui repose entièrement sur le jugement de l’administrateur.

Parmi les exceptions qui viennent justifier l’urgence, il y a cette « guerre » dont parle François Hollande. Elle nous rappelle ce qu’il y a de construction dans la définition d’une crise. On pourrait dire deux choses : que l’Occident n’a pas connu de guerre depuis 30 ans, ou bien qu’il a toujours été en guerre, et cela revient au même. La guerre telle que l’a connu le XXème siècle, opposant un état-nation à un autre, commençant par une déclaration de guerre et se soldant par un traité de paix bilatéral, n’existe plus. Ce qui l’a remplacé c’est une série interminable d’interventions, toujours asymétriques, d’états (ou de coalitions d’états) contre ce qu’ils qualifient eux-même de "criminels" ou de "terroristes". L’ennemi n’est plus circonscrit à un appareil d’état, à des institutions, mais défini comme un « camp » aux frontières floues, comme une position génératrice de chaos. Dès lors ces guerres n’ont plus de limite. Plus de limite temporelle d’abord, puisqu’elles se présentent comme des opérations de maintien de l’ordre, chaque intervention préparant la suivante - Quand pourra-t-on prétendre qu’un ennemi comme Daech aura été vaincu ? Mais surtout, elles n’ont plus de limite spatiale : alors que la France intervenait depuis le ciel dans un conflit à des milliers de kilomètres de son sol, c’est par certains de ses propres ressortissants que celui-ci fait irruption dans sa capitale.

Face à ce nouveau paradigme, l’Etat de sécurité a une réponse : la militarisation du quotidien. « L’ennemi est partout », cela justifie un quadrillage méthodique de l’espace, l’omniprésence de l’armée dans les lieux publics, des fouilles à l’entrée des administrations, des écoles, etc. Dans le champ médiatico-politique, cela s’incarne par la construction d’une figure : celle de l’Ennemi Intérieur. Concentration des peurs, aux contours vagues, elle change de visage au gré des crises. Cette année, naturellement, elle porte la barbe, peut-être même fait-elle la prière plusieurs fois par jour et ne se sent-elle pas tout à fait « Charlie ». Quelque chose en elle d’irréductible fait qu’on ne la lavera jamais de tout soupçon, elle aura beau se justifier, il restera une part d’ombre, quelque chose qu’il faudra toujours « vérifier ». Si seules 2 perquisitions sur plus de 3000 ont permis des inculpations pour terrorisme, ce n’est pas un problème, car ces gens ne pouvaient pas être blancs comme neige. « Les perquisitions administratives permettent de faire d’une pierre deux coups puisqu’il y a porosité entre les milieux du grand banditisme, du trafic de stupéfiants et du terrorisme. » (Bruno Beschiza, maire d’Aunay-sous-bois) Il y a porosité : le parti des méchants. Et s’il n’y a pas de lien physique, il y aura toujours cette alliance d’intérêt.

Dans le fond, ce que produit l’état d’urgence c’est une polarisation : il y a d’un côté le camp de l’ordre et de la sécurité, et de l’autre, défini en négatif, tout ceux qui n’en sont pas, qui le combattent, le gènent ou le ralentissent. « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous ». Toute conflictualité est traité à partir de cette disjonction. C’est ainsi que plusieurs militants politiques Rennais ont été réveillés à leur domicile par les escouades d’intervention de la police au matin du 26 novembre. On les assigne à résidence pendant 2 semaines car on estime qu’ils représenteraient un « danger pour l’ordre public » en se rendant aux manifestations contre la COP 21 a un moment où tout les efforts doivent être orientés contre l’ennemi commun. L’union nationale s’obtiendra de gré ou de force, et toute contestation est une futilité en face du péril. Sous l’état de Sécurité, il n’y a plus de politique, il n’y a que des risques.

La criminalisation des formes de politique qu’on pourrait qualifier d’extra-parlementaires ou de transversales nous semble particulièrement inquiétante dans un pays où presque plus personne ne croit déjà à la politique « classique ». Depuis au moins quinze ans, les sondages électoraux s’enchaînent en déroulant le même scénario : des taux d’abstention records, conjurés in extremis en agitant l’épouvantail du Front National au deuxième tour. Personne n’est vraiment déçu puisque l’on n’attend rien. Seules trouées dans cette rengaine mécanique, ce qu’on a appelé les « mouvements sociaux » semblaient être les derniers sanctuaires préservés du cynisme et de la désillusion. Il n’y a qu’à voir la terminologie qui a récemment servi à désigner les grévistes d’Air France ou les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes (« voyous », « criminels », « terroristes » etc) pour comprendre quelle place est laissée à ces processus au sein du projet sécuritaire.

Si l’état de sécurité peut se permettre d’abolir la politique, c’est qu’il apparaît dans un monde qui prétend avoir aboli l’Histoire. Nous vivons dans une interminable pause. Nous vivons dans le moins pire des mondes, celui où l’économie se charge de configurer les rapports humains. La seule perspective de progrès consiste à transformer toujours plus d’aspect de la vie en marchandise. C’est ce statut quo que défendent tous ensemble nos rafales, les patrouilles de police partout dans la rue et les caméras de sécurité de la place Sainte Anne, pour ne citer qu’eux. A un certain degré c’est effectivement d’une guerre de « valeurs » dont il s’agit, seulement c’est ici qu’opère l’arnaque : on voudrait nous faire croire qu’il n’y a de place dans cette guerre que pour l’islamisme radical ou le parti de l’ordre (La rhétorique de Daech et celle de l’Etat se rejoignent au moins sur ce point). Nous croyons à une troisième voie. En fait nous croyons à une multitude de voies. Certaines d’entre elles passent par la défense d’espaces politiques ouverts à l’expérimentation, comme la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, certaines par la multiplication des pratiques collectives, à l’attachement à la gratuité, certaines consistent à désactiver partout où c’est possible les catégories qui nous séparent (étudiant, ouvrier, chômeur, étranger, etc), d’autres à s’organiser pour vivre comme on l’entend et à se battre pour ce à quoi l’on croit, d’autres enfin tiennent simplement à s’accrocher dur comme fer aux quelques morceaux de vie qui débordent encore l’économie (et qu’aucun Etat ne pourra jamais prétendre sécuriser) : amitiés, pratiques poétiques de l’espace urbain, du quotidien, musicalité des instants, et à les faire grandir jusqu’à l’irréconciliable.

Nous tenions simplement à rappeler ceci. Personne n’est obligé de subir la dialectique infernale qu’on nous impose aujourd’hui : l’aliénation ou la terreur, deux idées de la mort. Il est toujours possible de faire un pas de côté, de s’organiser ici ou là pour élaborer un monde, des mondes, qui nous soient habitables. Certains le font déjà. Nous ne vous donnerons pas leurs adresses et nous n’avons pas la prétention de tous les connaître, mais cela importe peu car il suffit le plus souvent de tenir à quelques exigences avec un tout petit peu de détermination pour se rendre compte qu’on en fait déjà partie.

vendredi Février 2016
18h 00

Arthur Quesnay



Doctorant en Science politique (Paris-1, Panthéon-Sorbonne) sous la direction de Gilles Dorronsoro, Arthur Quesnay effectue des études de terrain dans le Nord de l’Irak depuis trois ans sur le processus de communautarisation qui anime le jeu politique de cette région. Ses recherches doctorales portent sur les évolutions socio-politiques qui structurent les communautés et les organisations politiques locales – kurdes, arabes, turkmènes, chrétiennes – et les entretiennent dans une dynamique d’affrontement, largement accentuée par les enjeux transnationaux des pays frontaliers. Plus largement, il s’intéresse aux ressorts qui sous-tendent la régionalisation du conflit politique dans le Nord de l’Irak contemporain.

De plus, d’autres terrains relatifs aux même thématiques attirent son attention. Notamment la Libye où il étudie depuis l’été 2011 la structuration sociale de l’insurrection libyenne et les dynamiques des différents conflits communautaires et territoriaux qu’on observe dans la Libye « post-révolutionnaire ». Collabore à l’institut français du Proche-Orient depuis 2012. Participe à la plate-forme de recherche en politique internationale Noria Research

LA REVOLTE SUNNITE ET L’EXPLOSION DES CLIVAGES COMMUNAUTAIRES EN IRAK

L’INSURRECTION LIBYENNE, UNE MOBILISATION AUTOGEREE



samedi Février 2016
14h 00

Thomas Deltombes



Thomas Deltombes est journaliste et essayiste. Il travaille sur la construction médiatique et politique de l’Islamophobie. Ses recherches décryptent les journaux télévisées, les unes des grands médias et les discours politiques. Il explique les glissements qui ont permis de passer d’une problématique sociale à une stigmatisation religieuse. Il montrera comment dès la fin des années 70 (la révolution irannienne), jusqu’aux événements récents, en passant par le 11 septembre 2001 et le "débat sur le foulard" un "islam imaginaire" a été créé pour trouver des réponses simplistes et des cibles faciles identifiées.

Son ouvrage principale à ce sujet est L’islam imaginaire.



samedi Février 2016
16h 00

Laurent Borredon



Journaliste au Monde, Laurent Borredon est chargé des questions de sécurité et de délinquance, ainsi que l’actualité de la police, de la gendarmerie et du ministère de l’Intérieur. Il co-signe son premier livre avec David Revault d’Allonnes : Valls, à l’interieur aux éditions Robert Laffont en 2014.

Blog de Laurent Borredon pour le journal leMonde -2014- : TARNAC UNE INSTRUCTION FRANCAISE : voyage au coeur d’une enquête antiterroriste.

Blog de Laurent Borredon pour le journal leMonde : VU DE L’INTERIEUR : Observatoire de l’état d’urgence.



dimanche Février 2016
14h 00

Vanessa Codaccioni



Maîtresse de conférences en sciences politique à l’Université Paris 8, auteure de Punir les opposants : PCF et procès politiques 1947-1962 et du nouveau : Justice d’exception : L’Etat face aux crimes politiques et terroristes, tous deux publiés chez CNRS éditions, Vanessa Codaccioni travaille depuis plus de dix ans sur la répression. Elle étudie la sociologie des procès politiques, de la répression étatique mais aussi de la répression sociale, appliquée à l’ouvrier et au syndicaliste.

LA LEGALISATION DE L’EXCEPTION PAR L’ETAT D’URGENCE EST INQUIETANTE entretien réalisé par Juliette Cerf publié dans Télérama le 10.01.2016

Intervention lors de l’Agora de l’Humanité le samedi 30 janvier à l’Université de Paris 8.



dimanche Février 2016
16h 00

Inculpés de Tarnac



En 2003, des gens issus des mouvements étudients et de l’extrême gauche s’installent dans une ferme : Le Goutailloux à Tarnac (Corrèze). Le 11 novembre 2008 plusieurs membres de la communauté sont arrêtés dans le cadre d’une enquête sur des sabotages visant le réseau de la SNCF. Ils sont également accusés d’être les auteurs de L’insurrection qui vient et de faire partie du Comité Invisible. Mis en examen et placés en détention provisoire le 15 novembre 2008, leurs détentions dureront de quelques semaines à presque six mois sous des chefs d’inculpation relevant de la législation antiterroriste. Une très large mobilisation voit le jours dès leurs arrestations. Des comités de soutien, partout en France mais aussi en Europe visibilisent l’affaire par des discussions et des actions. Plusieurs manifestations nationales ont lieu à Paris. Aujourd’hui le manque de preuves, les methodes contestés et diffamatoire de la Direction Générale de la Sécurité Interieure et la requalification des faits en simple "association de malfaiteurs" fait de cet affaire, un exemple éloquant de fiasco judiciaire.

Depuis leur médiatisation forcés, ils n’ont pas cesser de participer et de soutenir les luttes de ces dernières années : la lutte anti-nucléaire contre les trains castors, le soutien aux zadistes contre l’aeroport de Notre-dame-des-landes, les luttes contre les "grands projets inutiles et imposés", les révoltes suite à la mort de Rémi Fraisse par une grenade de la gendarmerie à Sivens... façonnant une conception de la vie et des luttes mêlées. Leur travail de décryptage du fonctionnement de la justice anti-terroriste révèle comment cette institution d’exception sert d’aiguillon a une nouvelle forme de gouverner.

BLOG DES COMITES DE SOUTIEN aux inculpés de l’affaire de Tarnac.

Réponse des inculpés de l’affaire de Tarnac contre la justice antiterroriste : BYE-BYE SAINT-ELOI paru dans libération le 17 juin 2015



Bibliographie

- ETAT D’EXCEPTION - ETAT D’URGENCE :

DE L’ETAT DE DROIT A L’ETAT DE SECURITE de Giorgio AGAMBEN paru dans Le Monde 23.12.2015.

COMMENT L’OBSCESSION SECURITAIRE FAIT MUTER LA DEMOCRATIE de Giorgio AGAMBEN paru dans Le Monde Diplomatique jan. 2014.

ETAT D’EXCEPTION de Giorgio AGAMBEN paru aux éditions Seuil en 2003

POUR PENSER LES MEURTRES DE MASSE d’Alain BADIOU. Conférence prononcée par le lundi 23 novembre au théâtre de la Commune d’Aubervilliers.

Video de la conférence

L’ENNEMI INTERIEUR Mathieu RIGOUSTE paru aux éditions La découverte 2005.

PlateauTV médiapart :

1ere partie : ETAT D’URGENCE. PERQUISITIONS, GARDES A VUE, ASSIGNATION A RESIDENCE. SELON QUEL CRITERES ?

2eme partie : ETAT D’URGENCE, LOIS D’EXCEPTIONS ET ATTEINTES AUX LIBERTES

Site internet : LA QUADRATURE DU NET internets et libertés

- CONFLITS AU MOYEN-ORIENT :

ETAT ISLAMIQUE, UN MONSTRE PROVIDENTIEL paru dans Le Monde Diplomatique Sept. 2014.

THEORIE DU DRONE Gregoire CHAMAYOU aux éditions La Fabrique avril 2013.

LE GOUVERNEMENT DU CIEL Histoire globale des bombardements aériens de Thomas HIPPLER paru aux éditions les prairies ordinaires.

LE PIEGE DAECH : L’ETAT ISLAMIQUE OU LE RETOUR DE L’HISTOIRE de Pierre-Jean LUIZARD au éditions La Découverte.

A propos de l’insurrection Libyenne et du printemps arabe le blog : EN ROUTE !

SYRIE L’ETAT DE BARBARIE de Michel SEURAT aux éditions PUF dans la collection Proche Orient avril 2012.

LES NOUVEAUX MARTYRS D’ALLAH de Farhad KHOSROKHAVAR paru aux éditions Flammarion dans la collection Champs essais sept.2003.

L’HOMME QUI A COMPRIS LES TERRORISTES de Scott ARTMAN émission radiophonique diffusé le 18.01.2016 sur France Culture.

UN BON MUSULMAN POUR LES FRANCAIS C’EST UN MUSULMAN QUI N’EST PLUS MUSULMAN de Alain BURGAT Vidéo de la commission des lois de l’assemblée nationale datant du 12 jan.2016.

LES NON-DITS DE L’ISLAMISATION DE LA RADICALITE de François Burgat paru dans Rue89 le 01.12.2015.

DE QUOI L’ISLAMISME EST-IL ENCORE LE NOM ? entretien de François Burgat pour l’Orient le jour le 25.05.2015.

HAJI BEAKR, LE CERVEAU DE L’ETAT ISLAMIQUE paru dans le Monde le 25.04.2015.

- ANALYSES POLITIQUES :

DIGRESSIONS SUR L’ENNEMI, LE COMPLOT, L’ARGENT ET LE PEUPLE. paru dans le journal en ligne lundi.am par Glaad.

A NOS AMIS du COMITE INVISIBLE paru aux éditions La Fabrique oct.2014.

CONTRIBUTION DE LA GUERRE EN COURS de TIQQUN paru aux éditions La Fabrique avril 2009.

TOUT A FAILLI : VIVE LE COMMUNISME de TIQQUN paru aux éditions La Fabrique sept.2009.

mobilisation

Une carte des rendez-vous pour les manifestations :

Voir en plein écran

collectés par le site http://etatdurgence.fr lancé par la quadrature du net

SAMEDI 30 JANVIER :
MANIFESTATION CONTRE L’ETAT D’URGENCE. 14h30 Place de la République PARIS.

WEEK-END DU 30/31 JANVIER :
"APPEL D’OFFRE" de la ZAD. Deux jours de rencontres et de constructions sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

SAMEDI 6 FÉVRIER à Rennes :
12h : BANQUET avec la participation des "Q de plombs".
14h : MANIFESTATION CARNAVALESQUE pour la victoire de la ZAD et contre l’état d’urgence.

SAMEDI 27 FÉVRIER :
Mobilisation générale pour l’abandon du projet d’aéroport.

Nouvelles du monde

Les messages qui suivent sont issus du réseau social Seenthis.net . Celui-ci permet "du short-blogging sans limite de caractères. De la recommandation de liens. Des automatismes pour rédiger facilement vos messages. Des forums sous chaque billet. De la veille d’actualité. Une thématisation avancée."

Ces message arrivent tout seuls ici et sont là pour donner un peu une actualité et une ambiance de ce qui se passera dans la semaine.

Vous pouvez en rajouter en vous inscrivant sur seenthis et en ajoutant les tags #état_d’urgence #état_policier #violences_policières #kurdistan #syrie #daech #islamophobie #drone #assignation_à_résidence #état_d’exception #antiterrorisme

Les #femmes kurdes en ligne de mire

La cause des femmes joue un rôle central dans la lutte pour l’émancipation du peuple kurde. En Turquie, elles paient au prix fort l’offensive islamo-nationaliste d’Erdogan.

https://www.lecourrier.ch/147544/les_femmes_kurdes_en_ligne_de_mire
#Kurdistan


Le 20 mars
CDB_77 (@cdb_77)
https://seenthis.net/messages/579809
#kurdistan

Die Ermordung der Lissy Schmidt - medico international
https://www.medico.de/die-ermordung-der-lissy-schmidt-13754
http://avrupasurgunleri.com/wp-content/uploads/2016/04/lissyschmidt-225x300.jpg
Les circonstances de l’assassinat de Lissy Schmidt en 1994 montrent déjà les lignes de conflit qui font toujours agir des protagonistes au Levant.

Kurdistan/Irak: Der Kampf um Menschenrechte

Die Frau war früh aufgestanden, wie üblich. Zusammen mit ihrem Leibwächter Aziz Kadir Farag hatte sie ihr altes Auto angeworfen und war wenig später aufgebrochen. Sie hatte ein Ziel vor Augen und glaubte sich kurz vor der Vollendung einer mühseligen Recherche, die sie allein betrieben hatte und von der sie am besten wußte, wie gefährlich sie war. Lissy Schmidt aus Wiesbaden, die langjährige medico-Kollegin kannte das Land und seine Verhältnisse. Sie hatte zuvor im Osten der Türkei gearbeitet, von dort geschrieben für die Frankfurter Rundschau. Das ging gut bis die Konterguerilla der Türkei, jene symbiotische Verbindung von Mafia, Politik und Polizei, ihr das Todesurteil zustellte. Lissy Schmidt wechselte über in das andere Kurdistan, in den Nord-Irak. Im Rahmen des Wiederaufbauprogramms leistete sie dort unter anderem harte Arbeit für medico, besser: für die Opfer der Giftgasangriffe Saddam Husseins, für die Vertriebenen und Flüchtlinge der Anfal-Offensive des Regimes von Bagdad. Zugleich arbeitete sie für die Agentur AFP. Sie lernte rasch die Sorani-Sprache.

Aber an jenem 3. April 1994 war Lissy Schmidt aus sehr persönlichem Antrieb unterwegs. Sie gehörte zu den eigensinnigen Menschen, die sich Entwicklung und Aufbau nicht vorstellen können, ohne gleichzeitig allen denen das Handwerk zu legen, die als Unglücksnutznießer überall in der Lage sind, noch aus dem größten Elend einen Profit zu ziehen. Lissy Schmidt hatte die Drogenmafia im Auge. Die auch im Nordirak aus jener eigentümlichen Mischung von Politik und Crime entspringt. Dicht war sie diesen Leuten nun auf den Fersen, so dicht, daß diese längst davon gemerkt und im übrigen begriffen hatten, daß Frau Schmidt von einer solchen Fährte durch keine Drohung abzubringen war.

Am 3. April 1994 geschah der Anschlag: Im Tal von Bachchian, etwa zwei Kilometer hinter dem Kontrollpunkt Chamachchian, rammten sie seitlich ihren Wagen und schossen massiv. Beide, Lissy und Aziz, waren auf der Stelle tot.

Zwei irakische Agenten wurden später nach Beendigung eines merkwürdigen Justizverfahrens in Arbil als Täter identifiziert und anschließend gehängt. Einigen Beobachtern erschien es allzu »praktisch«, die beiden Agenten Bagdads in den Tod zu schicken. Blieben dadurch vielleicht die wahren Täter im Dunkeln, erst recht ihre Hintermänner? Größte Zweifel führten dennoch zu keiner Recherche an Ort und Stelle: viel zu gefährlich! In Suleymania wurde später ein Denkmal für Lissy Schmidt errichtet. Sie hatte viel geleistet für die Menschen & es gab Leute, die sie nicht vergessen mochten. Heute noch hören die Kinder in den Schulen von ihr.

Sieben Jahre nach der Ermordung von Lissy Schmidt scheint erstes Licht in das damalige Dunkel zu kommen. Freunde überbringen Informationen, Aussagen von Zeitzeugen und Berichte über das Verfahren des damals federführenden Gerichts, die immer noch unvollständig sind. Am 31.8. hatte die Kurdisch Demokratische Partei (KDP) die Stadt Arbil erobert und die Administration der konkurrierenden Patriotischen Union Kurdistan (PUK) aus der Kommune vertrieben. An diesem ersten Tag bereits wurden die Gerichtsakten durch Beauftragte der KDP beschlagnahmt und weitgehend vernichtet. Eine Videocassette aber blieb verschont, die das Verhör der zwei mit dem Tode bestraften Iraker gespeichert hatte. Auch wenn das vorliegende Band gekürzt und geschnitten wurde, sein Inhalt verwunderte Betrachter sehr: Es präsentiert sorglose Angeklagte, die in gelassener Haltung ihre Tat gestehen. Das Gericht hatte am 11.8.94 unter Vorsitz eines Richters getagt, der Mitglied der Barzani-KDP war. Zur Hinrichtung waren dann lokale Journalisten im Gefängnis zugegen, die sehr verwundert hörten, was die zur Hinrichtung geführten Leute schrien: »Wir waren es doch nicht, ihr wißt doch, daß wir es nicht waren, ihr hattet uns doch für unsere Aussagen Schonung versprochen.« Nachdem diese und weitere Erkenntnisse über verschiedene Kanäle zu uns und anderen drangen, handelte medico sofort. Wir unternahmen einiges in unserer Kraft stehende, um zur Ermittlung der wahren Täter beizutragen, die unsere Kollegin ermordet hatten. Die Auswertung der Summe der Hinweise ermöglicht heute das, was man einen konkreten Anfangsverdacht nennen könnte: Als verantwortlich für den Mord wird Muhamed Haji Mahmoud beschuldigt. Früher Vorsitzender der Demokratisch Sozialistischen Partei Kurdistans (Irak), der neben guten Kontakten zum iranischen und irakischen Geheimdienst noch bessere zu den Drogenbossen unterhalten hat. Als zweiter Tatbeteiligter gilt der Atar Sarabi, der heute in Schweden (und zeitweilig auch in London) unter einem anderen Namen als Asylsuchender lebt. Auch Atar Sarabi hat sich nach der Tat von der Demokratisch Sozialistischen Partei getrennt. Er fand zunächst eine Anstellung im Verteidigungsministerium der Regionalregierung in Suleymania. Doch habe Sarabi sich mit der Patriotischen Union überworfen, die ihn aus dem Land gejagt hat. Auch als eigentliche Mord-Auftraggeber gibt es namentliche Nennungen: Mamoste Faik Rash, Beauftragter der KDP-Barzani. Rash soll den Tätern die nötigen Passierscheine beschafft haben, um im Gebiet der PUK tödlich operieren zu können. Mamoste Rash, sagen zuverlässige Gewährsleute, habe das Todesurteil über unsere Kollegin gesprochen, weil sie die Beweise für die Verwicklung der KDP in das Drogengeschäft publizieren wollte.

Das Thema lautet auch hier Politik & Verbrechen: Zur Zeit der Ermordung Lissy Schmidts genoß der in Bonn lebende KDP-Vertreter Dilshad Barzani den täglichen Schutz von BKA-Beamten aus Meckenheim, die der deutsche Staat ihm kostenlos zur Verfügung stellte.

Lissy mußte sterben, weil sie nicht leiden mochte, daß der Akt des Wiederaufbaus einer neuen Welt für die Opfer zweier Golfkriege im Zeichen der Mafia stand. Sie war bereit, für dieses Ziel ihr Leben zu riskieren. Wir von medico versprechen, alles zu tun, um die Täter dingfest zu machen, sie öffentlich zu markieren und der Bestrafung zuzuführen. Unsere Hinweise und Erkenntnisse werden wir anläßlich dieser Veröffentlichung der Mutter von Frau Schmidt, ihren journalistischen Freundinnen und Freunden und natürlich auch der Justiz zur Verfügung stellen.

Hans Branscheidt

Helfen Sie uns doch bitte, die Arbeit von Frau Schmidt fortzusetzen. Lissy Schmidts Stichwort hieß immer: »Kurdistan«.

Veröffentlicht am 01. März 2001

https://ferrus63.files.wordpress.com/2012/12/399px-peykerc3aa_lissy_schmidt_li_duhokc3aa_2012.jpg

Lissy Schmidt - eine kurdische Frau
http://www.videowerkstatt.de/nc/europa/detailseite_europa/artikel/lissy-schmidt

BRD 2000, 59 min, deutsche Originalfassung, 19.90 € I008

Seit der Ermordung der Frankfurterin Lissy Schmidt ist es keinem/r Journalistin mehr gelungen, das Thema Kurdistan so intensiv in die europäische Öffentlichkeit zu bringen. Als einzige ausländische Journalistin berichtete sie kontinuierlich in der deutschen und französischen Presse (AFP) über den Völkermord an den Kurden. Kurdistan bedeutete für sie Überlebenskampf und Zugehörigkeit. Unermüdlich setzte sie sich für die Befreiung des Landes ein, das ihr zur zweiten Heimat geworden war. Nach ihrer Erschießung am 3.4.1994 gaben die Kurdinnen und Kurden ihr den Ehrennamen „Tochter der Kurden“.

Produktion: Ravin Asaf
Realisation: Ravin Asaf

#guèrre #Turquie #Iraq #Kurdistan #journalisme


Le 13 mars
klaus++ (@klaus)
https://seenthis.net/messages/577470
#kurdistan

Turkey’s Consolation Prize in the Battle for Northern Syria: Sunni State of #Al-Bab

Kurdish displays of multi-directional alliances with Russia, Iran and the U.S. come as no surprise, as all sides, united in curtailing Turkey’s influence in the region, contemplate the preservation of an Alawite state

http://syrianobserver.com/tjcgArtImages/images/IMG-QMQ-44399.jpg
http://syrianobserver.com/EN/Commentary/32447/Turkey_Consolation_Prize_the_Battle_Northern_Syria_Sunni_State_Al_Ba
#Syrie #Kurdistan


Le 10 mars
CDB_77 (@cdb_77)
https://seenthis.net/messages/576733
#kurdistan

Protégés de Washington, les #kurdes syriens se tournent vers #damas
https://www.mediapart.fr/journal/international/090317/proteges-de-washington-les-kurdes-syriens-se-tournent-vers-damas

Des combattants kurdes lors de la prise de Manbij, le 8 août 2016 © Matthieu Delmas Les Kurdes syriens du #PYD viennent d’annoncer un accord avec Moscou et Damas, laissant l’armée de Bachar al-Assad se déployer près de Manbij. L’accord illustre la complexité et les revirements d’alliances pour le contrôle futur des territoires syriens.

#International #Ankara #Syrie


Le 9 mars
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/576599
#syrie

Protégés de Washington, les #kurdes se tournent vers #damas et Moscou
https://www.mediapart.fr/journal/international/090317/proteges-de-washington-les-kurdes-se-tournent-vers-damas-et-moscou

Des combattants kurdes lors de la prise de Manbij, le 8 août 2016 © Matthieu Delmas Les Kurdes syriens du #PYD viennent d’annoncer un accord avec Moscou et Damas, laissant l’armée de Bachar al-Assad se déployer près de Manbij. L’accord illustre la complexité et les revirements d’alliances pour le contrôle futur des territoires syriens. Protégés des Américains, les Kurdes n’ont qu’un seul objectif : contrer l’armée turque et développer le « Rojava », ce Kurdistan syrien autonome.

#International #Ankara #Syrie


Le 9 mars
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/576571
#syrie

US Army Deploys Experimental #Counter-Drone Vehicles in Europe | Defense Update:
http://defense-update.com/20170306_cmic_europe.html

https://www.youtube.com/watch?v=OkwNtPuoVek

The U.S. Army is dispatching two specially modified Stryker vehicles designed to combat unmanned Aerial Systems (C-UAS). Developed as C-UAS Mobile Integrated Capability (CMIC) demonstrators the vehicles were evaluated during the recent Army Warfighting Assessment exercise at Fort Sill in October. The vehicles were flown to Germany last month to be tested with operational units in Europe. The deployment was requested by officials from US Army Europe.

We know our enemy is using these capabilities,” said Maj. Russell Micho, who works for the Capabilities Development Integration Directorate at Fort Sill, OK. “This threat exists. ISIS is using #drones. The enemy is attaching bombs to drones and dropping them on friendly forces and civilians. This threat didn’t exist five years ago.

In response to the growing threat, developers worked to create a prototype to help detect, identify, and defeat these unmanned aircraft systems (UAS), said Scott McClellan, Fires Support Branch chief at Fort Sill. The result was the development of two counter UAS mobile integrated capabilities, better known as CMIC.

Taking two existing Stryker vehicles (a tactical armored vehicle) McClellan and the Aviation and Missile Research, Development and Engineering Center Science and Technology team took various systems that traditionally have little to do with one another, and created software to integrate them. “We made some changes such as adding a larger optic,” said McClellan. “The standard size of targets are changing. ‘Tank size’ was the normal size in the past, but now with new technology and with new threats we have to find small objects that are oftentimes impossible to see with the naked eye.


Le 9 mars
Simplicissimus (@simplicissimus)
https://seenthis.net/messages/576541
#drone

« Crise migratoire » : ce que cachent les mots | Emmanuel Blanchard et Claire Rodier
http://www.gisti.org/spip.php?article5586

Au cours de l’été 2015, l’ouverture provisoire de possibilités concrètes d’arriver et de demander l’asile sur son territoire a fait entrer en « crise » une Union européenne qui avait depuis longtemps renoncé à prévoir l’accueil des réfugiés et des migrants. Source : Plein droit

Soigner les blessés syriens : le dilemme d’Israël
https://www.mediapart.fr/journal/international/070317/soigner-les-blesses-syriens-le-dilemme-disrael

Le chirurgien Eyal Sela opère des blessés syriens en Israël depuis 2013. © Chloé Demoulin Depuis 2013, plus de 2 600 blessés syriens, dont des combattants rebelles, ont été soignés en #Israël. Une initiative humanitaire, selon l’armée. Mais certains accusent l’État hébreu d’offrir un soutien logistique à des terroristes. « Nous traitons avant tout des êtres humains », réfute le docteur Eyal Sela, installé dans le nord-ouest d’Israël.

#International #Syrie


Le 7 mars
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/575947
#syrie

L’Actualité des luttes---MEETING DES FAMILLES CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES
https://actualitedesluttes.info/?p=1647

Ce 4 Mars,ce tenait à Paris une rencontre des familles ayant perdus des proche suites a des violences policières.Depuis plusieurs année,se sont mobilisées pour tenter d’obtenir la vérité sur la mort de leurs proches. Dans l’émission de ce jour,nous pourront entendre différents témoignages de familles (...)


Le 7 mars
Solitudemaisdishuitsansde (@solitudemaisdishuits)
https://seenthis.net/messages/575889
#violences_policières

US drones appear to have returned to #Pakistan

Donald Trump’s administration was reported to have carried out a drone strike in Pakistan on Thursday, raising the possibility of a shift in policy after a long hiatus in #CIA operations there.

https://pbs.twimg.com/media/C6QRRu2WUAA5z9F.jpg
https://www.thebureauinvestigates.com/stories/2017-03-06/us-drones-return-to-pakistan
#USA #Etats-Unis #drones


Le 7 mars
CDB_77 (@cdb_77)
https://seenthis.net/messages/575796
#drone

En #SYRIE, on fera sans Trump…
http://vilistia.org/archives/13843

Bloc-Notes lundi 06 mars 2017 Il semble de plus en plus évident que les Russes sont décidés à se passer de leurs “partenaires” US qu’ils espéraient retrouver avec Trump, comme cela a commencé à paraître évident depuis disons deux … Lire la suite →

#RUSSIE #USA_TRUMP


Le 7 mars
EURASIE - Caucase Circassie (@caucasecircassie)
https://seenthis.net/messages/575784
#syrie

Entente américano-russe en Syrie
http://vilistia.org/archives/13839

6 Mars 2017 , Rédigé par Observatus geopoliticus Publié dans #Moyen-Orient, #Etats-Unis, #Russie Les Cassandre qui nous assuraient, après la démission forcée du général Flynn, que Trump s’était couché devant l’Etat profond, semblent en être pour leurs frais... Le Donald … Lire la suite →

#SYRIE_ARMEMENT


Le 7 mars
EURASIE - Caucase Circassie (@caucasecircassie)
https://seenthis.net/messages/575772
#syrie

Regardez cette vidéo des forces spéciales russes effaçant ISIS à Palmyre !
http://vilistia.org/archives/13833

lundi 6 mars 2017 Avez-vous une infestation terroriste ? Appelez les Russes. Tunisiens, Libyens, regardez le travail propre et net accompli par les spetsnaz russes. Prenez-en de la graine. Chasseur d’islamo-terroriste Dans le cas de la libération de Palmyre (à … Lire la suite →

#SYRIE_ARMEMENT


Le 6 mars
EURASIE - Caucase Circassie (@caucasecircassie)
https://seenthis.net/messages/575758
#syrie

Islamophobie : du déni à la reconnaissance | jef klak
http://jefklak.org/?p=1001

La plasticité de l’idéologie dominante
Par Abdellali Hajjat & Marwan Mohammed

À l’heure où agiter les épouvantails de groupuscules extrémistes permet d’oublier les causes des conflits mondiaux et de conforter le rôle protecteur de l’État, tout en ratissant des voix fondées sur la peur et le racisme, l’analyse de l’habitus islamophobe des gouvernants et des médias semble un réflexe salutaire. Dans ce texte écrit en juillet 2014, et dans le prolongement de leur ouvrage Islamophobie – Comment les élites fabriquent le « problème musulman » et de l’entretien qu’ils ont accordé à Jef Klak, Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed font le bilan de la reconnaissance d’un racisme institutionnel fondé sur les options religieuses et les origines convenues. Alors que les agressions contre des musulmans se sont multipliées ces derniers mois et que les pratiquants de l’islam sont enjoints de lever publiquement le soupçon structurel qui pèse sur eux, les deux sociologues se penchent ici sur les tribulations du concept d’islamophobie pour mieux en saisir les enjeux.

#islamophobie


Le 6 mars
Nouvelles d'Orient (@alaingresh)
https://seenthis.net/messages/575518
#islamophobie

موسيقيون سوريون يغنون للعودة بين آثار مدمرة على مسرح مدينة تدمر | القدس العربي Alquds Newspaper
http://www.alquds.co.uk/?p=683745

http://www.alquds.co.uk/wp-content/uploads/picdata/2017/03/03-05/05h99.jpg

Musiciens syriens dans les ruines ruinées de Palmyre.

#syrie


Le 6 mars
gonzo (@gonzo)
https://seenthis.net/messages/575485
#syrie

La Russie unit Assad et les Kurdes pour pousser la Turquie hors de la #SYRIE du Nord
http://vilistia.org/archives/13819

dimanche 5 mars 2017 Les Kurdes se rendent compte que la préservation d’une Syrie séculière est tout ce qui compte maintenant. Ankara essaie de déchiqueter le territoire syrien à Idlib, et ils pensent qu’ils pourraient s’en tirer. Mais Moscou a … Lire la suite →

#KURDISTAN


Le 5 mars
EURASIE - Caucase Circassie (@caucasecircassie)
https://seenthis.net/messages/575390
#kurdistan



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