Du 12 au 14 février, Auditorium de la maison des associations

Contre l'état d'urgence, penser l'état du monde


La Maison de la Grève invite à trois jours de discussions autour de deux éléments essentiels de la séquence historique que nous traversons : les conflits au Moyen-Orient et la construction en France d’un « État de sécurité ». Nous essayerons de comprendre les liens entre les guerres faites ici, et celles menées là-bas ; d’analyser les nouvelles figures du nihilisme que représente Daesh et les formes contemporaines de nos gouvernements. L’enjeu sera de sortir du chantage qui nous accule à choisir entre l’un ou l’autre camp.

EN GUISE D’INTRODUCTION

IX « Il existe un tableau de Klee qui s’intitule Angelus Novus. Il représente un ange qui semble avoir dessein de s’éloigner du lieu où il se tient immobile. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. Tel est l’aspect que doit avoir nécessairement l’ange de l’histoire. Il a le visage tourné vers le passé. Où se présente à nous une chaîne d’événements, il ne voit qu’une seule et unique catastrophe, qui ne cesse d’amonceler ruines sur ruines et les jette à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler les vaincus. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si forte que l’ange ne les peut plus refermer. Cette tempête le pousse incessamment vers l’avenir auquel il tourne le dos, cependant que jusqu’au ciel devant lui s’accumulent les ruines. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »

Walter Benjamin Thèses sur le concept d’histoire

L’ange de l’histoire appelle à voir par ses yeux. On ne distingue pas les événements mais un seul monde, une unique catastrophe. A cette heure, elle revêt un exceptionnel manteau sécuritaire, avançant dans une urgence sans fin. C’est pourquoi le constat de Walter Benjamin reste d’une actualité troublante : "La tradition des opprimés nous enseigne que l’état d’exception dans lequel nous vivons est la règle". En effet, depuis trente ans, une vingtaine de lois dites "sécuritaires" distillent la possibilité de régime d’exception, au point de l’indistinguer de l’état de normalité. Nous voyons là les symptômes d’une transformation générale du modèle étatique. On glisse du gouvernement vers ce qu’il faut appeler une gouvernance. Gouvernance, car elle efface tout clivage politique au nom d’une unique fin : la gestion de la crise. Et aujourd’hui, la crise est partout à l’œuvre. Elle est devenue le mode régulier de l’administration du monde, comme l’accident est le seul moment où se précipite l’existence d’une société assurentielle. Assurément, nous partons d’un commun isolement. Ainsi, parce que les choses nous touchent différemment (les uns des autres) et que les commencements n’ont pas les même points de départ, nous savons qu’il est trop tôt, aussi bien qu’il est trop tard. C’est pourquoi, en refusant cette urgence que la situation cherche à imposer, nous nous rendons disponible à l’exercice de la pensée ; de la pensée collective qui, en confrontant les idées, les mots et les mondes, ouvre la possibilité d’une réponse adéquate. Nous entrons donc ici en élaboration de pensée comme on entre en résistance. Nous fournissons ci-après un recueil de textes, point de départ de notre cheminement, dans le but d’aiguiser notre réflexion.

Nous entendons l’appel de l’Ange de l’histoire de Walter Benjamin. La mission des hommes dans le présent, nous dit l’ange, est de ne pas se dérober à la dette des vaincus. C’est la seule manière d’être fidèle aux expériences passées et ne pas en trahir la mémoire. L’histoire des vaincus, constamment effacée du canon officiel, est cette histoire de la défaite du mouvement révolutionnaire, des insurrections, des libérations, des rébellions... tout ce qui, en surgissant, est venu mettre à mal l’état des choses. Nous croyons que ce surgissement est à tout moment possible. Ce qui est appelé histoire n’est, à ce jour, que l’ensemble des détours inventés par des hommes pour le conjurer. Que cette histoire se ramène depuis un bon siècle à une accumulation variée de désastres, et seulement à cela, dit bien que la question révolutionnaire ne peut plus être suspendue.

PROGRAMME "état d’urgence, état du monde"

VENDREDI 12 FEVRIER 18h

-Introduction- 

Arthur Quesnay proposera un État de la guerre au Moyen-Orient et analysera les mécanismes de confessionalisation des conflits. En outre, il abordera le contexte de formation de l’Etat Islamique et le rôle de celui-ci en tant que force politique au sein de insurrection irakienne et syrienne. Enfin, il essayera de répondre à la question : Que signifie à l’heure actuelle, « être en guerre » en France ?

écouter la conférence : https://www.mixcloud.com/maisondelagr%C3%A8ve/contre-l%C3%A9tat-durgence-penser-l%C3%A9tat-du-monde-

SAMEDI 13 FEVRIER 14h – 18h

Thomas Deltombes déconstruira les figures contemporaines de l’Islam dans les médias. Ce faisant, il dressera le tableau de l’islamophobie en France et de son usage politique.

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PAUSE

Laurent Borredon, au travers de leurs aspects techniques et juridiques, reviendra sur l’ensemble des lois « sécuritaires » et particulièrement sur l’histoire de l’état d’urgence depuis la Guerre d’Algérie.

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DIMANCHE 14 FEVRIER 14h-18h

Vanessa Codaccioni approfondira la question de l’état d’urgence par l’angle de la justice d’exception et de ses conséquences : criminalisation des oppositions politiques et tentatives de redéfinition des bornes du politique.

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Des inculpés de « l’affaire de Tarnac » viendront parler de leur situation et analyseront le paradigme sécuritaire comme une nouvelle forme de gouvernement.

Moment d’échanges avec l’intervenant. Question/Discussion.

PAUSE

Discussion : A l’aune de ces trois jours, et de diverses expériences présentées, comment réussir à penser ce que pourrait être une politique radicale adéquate ?



URGENCE
EXCEPTION
SÉCURITÉ

Les attaques meurtrières et tragiques que la France à connu sur son sol durant l’année 2015 ont suscité une vive émotion. A plusieurs reprises, face à l’absurde, beaucoup sont descendus dans la rue pour exprimer leur désarroi. Dans le même temps, le monde politique s’est saisi de la question par une série de déclarations et d’initiatives allant de l’héroïsme suranné au franchement inquiétant, en passant par le kitch-patriote : affirmation de l’union nationale, cyber-drapeau téléchargeable, fermeture des frontières, camps d’internement pour fichés « S », déclaration de guerre, déchéance de nationalité... Mais surtout, les événements de janvier ont conduit à entériner la loi élargissant les pouvoirs des services de renseignement en juillet 2015. Ceux du 13 novembre ont abouti à la proclamation de l’état d’urgence et à son intégration dans la constitution.

La profusion d’interprétations, d’avis d’experts et d’opinions forment un niveau de compréhension largement médiatisé sur lequel nous ne reviendrons pas. Ces mesures nous semblent plutôt être les symptômes d’une transformation générale du modèle étatique. De plus en plus familières par leur caractère durable ou récurent, elles sont devenues une des pratiques essentielles des États contemporains, démocraties comprises. Elles incarnent un mode de gouvernement : l’État de sécurité. Il s’agit bien plus d’une gouvernance que d’un gouvernement puisque tout clivage politique s’efface devant une unique fin : la gestion des crises. Attentats, catastrophes naturelles, crashs boursiers, accidents, épidémies, désastres écologiques… L’état de sécurité vit par les exceptions qu’il désigne. A se répéter, l’exception devient la règle.

L’état d’urgence incarne ce changement de priorité : l’impératif de sécurité, à lui seul, justifie la négation d’autres principes de gouvernement rendus incompatibles, telle les idées de démocratie ou de séparation des pouvoirs. Une des caractéristique des lois sécuritaires de 2015, c’est le court-circuitage du pouvoir judiciaire au profit de la toute puissance exécutive : la loi sur le renseignement place les mises sur écoute directement sous contrôle du premier ministre, alors que l’état d’urgence permet des perquisitions « administratives », décidées non plus par un juge mais par le préfet lui-même. Celle-ci peuvent être menées contre « toute personne à l’égard de laquelle il existe de sérieuses raisons de penser que son comportement constitue une menace pour l’ordre public et la sécurité », formulation qui n’a plus aucun sens juridique, et qui repose entièrement sur le jugement de l’administrateur.

Parmi les exceptions qui viennent justifier l’urgence, il y a cette « guerre » dont parle François Hollande. Elle nous rappelle ce qu’il y a de construction dans la définition d’une crise. On pourrait dire deux choses : que l’Occident n’a pas connu de guerre depuis 30 ans, ou bien qu’il a toujours été en guerre, et cela revient au même. La guerre telle que l’a connu le XXème siècle, opposant un état-nation à un autre, commençant par une déclaration de guerre et se soldant par un traité de paix bilatéral, n’existe plus. Ce qui l’a remplacé c’est une série interminable d’interventions, toujours asymétriques, d’états (ou de coalitions d’états) contre ce qu’ils qualifient eux-même de "criminels" ou de "terroristes". L’ennemi n’est plus circonscrit à un appareil d’état, à des institutions, mais défini comme un « camp » aux frontières floues, comme une position génératrice de chaos. Dès lors ces guerres n’ont plus de limite. Plus de limite temporelle d’abord, puisqu’elles se présentent comme des opérations de maintien de l’ordre, chaque intervention préparant la suivante - Quand pourra-t-on prétendre qu’un ennemi comme Daech aura été vaincu ? Mais surtout, elles n’ont plus de limite spatiale : alors que la France intervenait depuis le ciel dans un conflit à des milliers de kilomètres de son sol, c’est par certains de ses propres ressortissants que celui-ci fait irruption dans sa capitale.

Face à ce nouveau paradigme, l’Etat de sécurité a une réponse : la militarisation du quotidien. « L’ennemi est partout », cela justifie un quadrillage méthodique de l’espace, l’omniprésence de l’armée dans les lieux publics, des fouilles à l’entrée des administrations, des écoles, etc. Dans le champ médiatico-politique, cela s’incarne par la construction d’une figure : celle de l’Ennemi Intérieur. Concentration des peurs, aux contours vagues, elle change de visage au gré des crises. Cette année, naturellement, elle porte la barbe, peut-être même fait-elle la prière plusieurs fois par jour et ne se sent-elle pas tout à fait « Charlie ». Quelque chose en elle d’irréductible fait qu’on ne la lavera jamais de tout soupçon, elle aura beau se justifier, il restera une part d’ombre, quelque chose qu’il faudra toujours « vérifier ». Si seules 2 perquisitions sur plus de 3000 ont permis des inculpations pour terrorisme, ce n’est pas un problème, car ces gens ne pouvaient pas être blancs comme neige. « Les perquisitions administratives permettent de faire d’une pierre deux coups puisqu’il y a porosité entre les milieux du grand banditisme, du trafic de stupéfiants et du terrorisme. » (Bruno Beschiza, maire d’Aunay-sous-bois) Il y a porosité : le parti des méchants. Et s’il n’y a pas de lien physique, il y aura toujours cette alliance d’intérêt.

Dans le fond, ce que produit l’état d’urgence c’est une polarisation : il y a d’un côté le camp de l’ordre et de la sécurité, et de l’autre, défini en négatif, tout ceux qui n’en sont pas, qui le combattent, le gènent ou le ralentissent. « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous ». Toute conflictualité est traité à partir de cette disjonction. C’est ainsi que plusieurs militants politiques Rennais ont été réveillés à leur domicile par les escouades d’intervention de la police au matin du 26 novembre. On les assigne à résidence pendant 2 semaines car on estime qu’ils représenteraient un « danger pour l’ordre public » en se rendant aux manifestations contre la COP 21 a un moment où tout les efforts doivent être orientés contre l’ennemi commun. L’union nationale s’obtiendra de gré ou de force, et toute contestation est une futilité en face du péril. Sous l’état de Sécurité, il n’y a plus de politique, il n’y a que des risques.

La criminalisation des formes de politique qu’on pourrait qualifier d’extra-parlementaires ou de transversales nous semble particulièrement inquiétante dans un pays où presque plus personne ne croit déjà à la politique « classique ». Depuis au moins quinze ans, les sondages électoraux s’enchaînent en déroulant le même scénario : des taux d’abstention records, conjurés in extremis en agitant l’épouvantail du Front National au deuxième tour. Personne n’est vraiment déçu puisque l’on n’attend rien. Seules trouées dans cette rengaine mécanique, ce qu’on a appelé les « mouvements sociaux » semblaient être les derniers sanctuaires préservés du cynisme et de la désillusion. Il n’y a qu’à voir la terminologie qui a récemment servi à désigner les grévistes d’Air France ou les opposants à l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes (« voyous », « criminels », « terroristes » etc) pour comprendre quelle place est laissée à ces processus au sein du projet sécuritaire.

Si l’état de sécurité peut se permettre d’abolir la politique, c’est qu’il apparaît dans un monde qui prétend avoir aboli l’Histoire. Nous vivons dans une interminable pause. Nous vivons dans le moins pire des mondes, celui où l’économie se charge de configurer les rapports humains. La seule perspective de progrès consiste à transformer toujours plus d’aspect de la vie en marchandise. C’est ce statut quo que défendent tous ensemble nos rafales, les patrouilles de police partout dans la rue et les caméras de sécurité de la place Sainte Anne, pour ne citer qu’eux. A un certain degré c’est effectivement d’une guerre de « valeurs » dont il s’agit, seulement c’est ici qu’opère l’arnaque : on voudrait nous faire croire qu’il n’y a de place dans cette guerre que pour l’islamisme radical ou le parti de l’ordre (La rhétorique de Daech et celle de l’Etat se rejoignent au moins sur ce point). Nous croyons à une troisième voie. En fait nous croyons à une multitude de voies. Certaines d’entre elles passent par la défense d’espaces politiques ouverts à l’expérimentation, comme la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes, certaines par la multiplication des pratiques collectives, à l’attachement à la gratuité, certaines consistent à désactiver partout où c’est possible les catégories qui nous séparent (étudiant, ouvrier, chômeur, étranger, etc), d’autres à s’organiser pour vivre comme on l’entend et à se battre pour ce à quoi l’on croit, d’autres enfin tiennent simplement à s’accrocher dur comme fer aux quelques morceaux de vie qui débordent encore l’économie (et qu’aucun Etat ne pourra jamais prétendre sécuriser) : amitiés, pratiques poétiques de l’espace urbain, du quotidien, musicalité des instants, et à les faire grandir jusqu’à l’irréconciliable.

Nous tenions simplement à rappeler ceci. Personne n’est obligé de subir la dialectique infernale qu’on nous impose aujourd’hui : l’aliénation ou la terreur, deux idées de la mort. Il est toujours possible de faire un pas de côté, de s’organiser ici ou là pour élaborer un monde, des mondes, qui nous soient habitables. Certains le font déjà. Nous ne vous donnerons pas leurs adresses et nous n’avons pas la prétention de tous les connaître, mais cela importe peu car il suffit le plus souvent de tenir à quelques exigences avec un tout petit peu de détermination pour se rendre compte qu’on en fait déjà partie.

vendredi Février 2016
18h 00

Arthur Quesnay



Doctorant en Science politique (Paris-1, Panthéon-Sorbonne) sous la direction de Gilles Dorronsoro, Arthur Quesnay effectue des études de terrain dans le Nord de l’Irak depuis trois ans sur le processus de communautarisation qui anime le jeu politique de cette région. Ses recherches doctorales portent sur les évolutions socio-politiques qui structurent les communautés et les organisations politiques locales – kurdes, arabes, turkmènes, chrétiennes – et les entretiennent dans une dynamique d’affrontement, largement accentuée par les enjeux transnationaux des pays frontaliers. Plus largement, il s’intéresse aux ressorts qui sous-tendent la régionalisation du conflit politique dans le Nord de l’Irak contemporain.

De plus, d’autres terrains relatifs aux même thématiques attirent son attention. Notamment la Libye où il étudie depuis l’été 2011 la structuration sociale de l’insurrection libyenne et les dynamiques des différents conflits communautaires et territoriaux qu’on observe dans la Libye « post-révolutionnaire ». Collabore à l’institut français du Proche-Orient depuis 2012. Participe à la plate-forme de recherche en politique internationale Noria Research

LA REVOLTE SUNNITE ET L’EXPLOSION DES CLIVAGES COMMUNAUTAIRES EN IRAK

L’INSURRECTION LIBYENNE, UNE MOBILISATION AUTOGEREE



samedi Février 2016
14h 00

Thomas Deltombes



Thomas Deltombes est journaliste et essayiste. Il travaille sur la construction médiatique et politique de l’Islamophobie. Ses recherches décryptent les journaux télévisées, les unes des grands médias et les discours politiques. Il explique les glissements qui ont permis de passer d’une problématique sociale à une stigmatisation religieuse. Il montrera comment dès la fin des années 70 (la révolution irannienne), jusqu’aux événements récents, en passant par le 11 septembre 2001 et le "débat sur le foulard" un "islam imaginaire" a été créé pour trouver des réponses simplistes et des cibles faciles identifiées.

Son ouvrage principale à ce sujet est L’islam imaginaire.



samedi Février 2016
16h 00

Laurent Borredon



Journaliste au Monde, Laurent Borredon est chargé des questions de sécurité et de délinquance, ainsi que l’actualité de la police, de la gendarmerie et du ministère de l’Intérieur. Il co-signe son premier livre avec David Revault d’Allonnes : Valls, à l’interieur aux éditions Robert Laffont en 2014.

Blog de Laurent Borredon pour le journal leMonde -2014- : TARNAC UNE INSTRUCTION FRANCAISE : voyage au coeur d’une enquête antiterroriste.

Blog de Laurent Borredon pour le journal leMonde : VU DE L’INTERIEUR : Observatoire de l’état d’urgence.



dimanche Février 2016
14h 00

Vanessa Codaccioni



Maîtresse de conférences en sciences politique à l’Université Paris 8, auteure de Punir les opposants : PCF et procès politiques 1947-1962 et du nouveau : Justice d’exception : L’Etat face aux crimes politiques et terroristes, tous deux publiés chez CNRS éditions, Vanessa Codaccioni travaille depuis plus de dix ans sur la répression. Elle étudie la sociologie des procès politiques, de la répression étatique mais aussi de la répression sociale, appliquée à l’ouvrier et au syndicaliste.

LA LEGALISATION DE L’EXCEPTION PAR L’ETAT D’URGENCE EST INQUIETANTE entretien réalisé par Juliette Cerf publié dans Télérama le 10.01.2016

Intervention lors de l’Agora de l’Humanité le samedi 30 janvier à l’Université de Paris 8.



dimanche Février 2016
16h 00

Inculpés de Tarnac



En 2003, des gens issus des mouvements étudients et de l’extrême gauche s’installent dans une ferme : Le Goutailloux à Tarnac (Corrèze). Le 11 novembre 2008 plusieurs membres de la communauté sont arrêtés dans le cadre d’une enquête sur des sabotages visant le réseau de la SNCF. Ils sont également accusés d’être les auteurs de L’insurrection qui vient et de faire partie du Comité Invisible. Mis en examen et placés en détention provisoire le 15 novembre 2008, leurs détentions dureront de quelques semaines à presque six mois sous des chefs d’inculpation relevant de la législation antiterroriste. Une très large mobilisation voit le jours dès leurs arrestations. Des comités de soutien, partout en France mais aussi en Europe visibilisent l’affaire par des discussions et des actions. Plusieurs manifestations nationales ont lieu à Paris. Aujourd’hui le manque de preuves, les methodes contestés et diffamatoire de la Direction Générale de la Sécurité Interieure et la requalification des faits en simple "association de malfaiteurs" fait de cet affaire, un exemple éloquant de fiasco judiciaire.

Depuis leur médiatisation forcés, ils n’ont pas cesser de participer et de soutenir les luttes de ces dernières années : la lutte anti-nucléaire contre les trains castors, le soutien aux zadistes contre l’aeroport de Notre-dame-des-landes, les luttes contre les "grands projets inutiles et imposés", les révoltes suite à la mort de Rémi Fraisse par une grenade de la gendarmerie à Sivens... façonnant une conception de la vie et des luttes mêlées. Leur travail de décryptage du fonctionnement de la justice anti-terroriste révèle comment cette institution d’exception sert d’aiguillon a une nouvelle forme de gouverner.

BLOG DES COMITES DE SOUTIEN aux inculpés de l’affaire de Tarnac.

Réponse des inculpés de l’affaire de Tarnac contre la justice antiterroriste : BYE-BYE SAINT-ELOI paru dans libération le 17 juin 2015



Bibliographie

- ETAT D’EXCEPTION - ETAT D’URGENCE :

DE L’ETAT DE DROIT A L’ETAT DE SECURITE de Giorgio AGAMBEN paru dans Le Monde 23.12.2015.

COMMENT L’OBSCESSION SECURITAIRE FAIT MUTER LA DEMOCRATIE de Giorgio AGAMBEN paru dans Le Monde Diplomatique jan. 2014.

ETAT D’EXCEPTION de Giorgio AGAMBEN paru aux éditions Seuil en 2003

POUR PENSER LES MEURTRES DE MASSE d’Alain BADIOU. Conférence prononcée par le lundi 23 novembre au théâtre de la Commune d’Aubervilliers.

Video de la conférence

L’ENNEMI INTERIEUR Mathieu RIGOUSTE paru aux éditions La découverte 2005.

PlateauTV médiapart :

1ere partie : ETAT D’URGENCE. PERQUISITIONS, GARDES A VUE, ASSIGNATION A RESIDENCE. SELON QUEL CRITERES ?

2eme partie : ETAT D’URGENCE, LOIS D’EXCEPTIONS ET ATTEINTES AUX LIBERTES

Site internet : LA QUADRATURE DU NET internets et libertés

- CONFLITS AU MOYEN-ORIENT :

ETAT ISLAMIQUE, UN MONSTRE PROVIDENTIEL paru dans Le Monde Diplomatique Sept. 2014.

THEORIE DU DRONE Gregoire CHAMAYOU aux éditions La Fabrique avril 2013.

LE GOUVERNEMENT DU CIEL Histoire globale des bombardements aériens de Thomas HIPPLER paru aux éditions les prairies ordinaires.

LE PIEGE DAECH : L’ETAT ISLAMIQUE OU LE RETOUR DE L’HISTOIRE de Pierre-Jean LUIZARD au éditions La Découverte.

A propos de l’insurrection Libyenne et du printemps arabe le blog : EN ROUTE !

SYRIE L’ETAT DE BARBARIE de Michel SEURAT aux éditions PUF dans la collection Proche Orient avril 2012.

LES NOUVEAUX MARTYRS D’ALLAH de Farhad KHOSROKHAVAR paru aux éditions Flammarion dans la collection Champs essais sept.2003.

L’HOMME QUI A COMPRIS LES TERRORISTES de Scott ARTMAN émission radiophonique diffusé le 18.01.2016 sur France Culture.

UN BON MUSULMAN POUR LES FRANCAIS C’EST UN MUSULMAN QUI N’EST PLUS MUSULMAN de Alain BURGAT Vidéo de la commission des lois de l’assemblée nationale datant du 12 jan.2016.

LES NON-DITS DE L’ISLAMISATION DE LA RADICALITE de François Burgat paru dans Rue89 le 01.12.2015.

DE QUOI L’ISLAMISME EST-IL ENCORE LE NOM ? entretien de François Burgat pour l’Orient le jour le 25.05.2015.

HAJI BEAKR, LE CERVEAU DE L’ETAT ISLAMIQUE paru dans le Monde le 25.04.2015.

- ANALYSES POLITIQUES :

DIGRESSIONS SUR L’ENNEMI, LE COMPLOT, L’ARGENT ET LE PEUPLE. paru dans le journal en ligne lundi.am par Glaad.

A NOS AMIS du COMITE INVISIBLE paru aux éditions La Fabrique oct.2014.

CONTRIBUTION DE LA GUERRE EN COURS de TIQQUN paru aux éditions La Fabrique avril 2009.

TOUT A FAILLI : VIVE LE COMMUNISME de TIQQUN paru aux éditions La Fabrique sept.2009.

mobilisation

Une carte des rendez-vous pour les manifestations :

Voir en plein écran

collectés par le site http://etatdurgence.fr lancé par la quadrature du net

SAMEDI 30 JANVIER :
MANIFESTATION CONTRE L’ETAT D’URGENCE. 14h30 Place de la République PARIS.

WEEK-END DU 30/31 JANVIER :
"APPEL D’OFFRE" de la ZAD. Deux jours de rencontres et de constructions sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

SAMEDI 6 FÉVRIER à Rennes :
12h : BANQUET avec la participation des "Q de plombs".
14h : MANIFESTATION CARNAVALESQUE pour la victoire de la ZAD et contre l’état d’urgence.

SAMEDI 27 FÉVRIER :
Mobilisation générale pour l’abandon du projet d’aéroport.

Nouvelles du monde

Les messages qui suivent sont issus du réseau social Seenthis.net . Celui-ci permet "du short-blogging sans limite de caractères. De la recommandation de liens. Des automatismes pour rédiger facilement vos messages. Des forums sous chaque billet. De la veille d’actualité. Une thématisation avancée."

Ces message arrivent tout seuls ici et sont là pour donner un peu une actualité et une ambiance de ce qui se passera dans la semaine.

Vous pouvez en rajouter en vous inscrivant sur seenthis et en ajoutant les tags #état_d’urgence #état_policier #violences_policières #kurdistan #syrie #daech #islamophobie #drone #assignation_à_résidence #état_d’exception #antiterrorisme

Une ligne dans le sable - James BARR | Editions Perrin
http://www.editions-perrin.fr/livre/une-ligne-dans-le-sable/9782262064990
ISBN : 9782262064990
512 pages – 02/02/2017

http://www.editions-perrin.fr/image/yonix/IMAGES/PER/P3/9782262064990.JPG

La rivalité franco-britannique, matrice des conflits au Moyen-Orient.
Comment la France et la Grande-Bretagne se sont-elles partagé le Moyen-Orient ? A travers une analyse novatrice, James Barr montre que, des accords #Sykes-Picot, en 1916, à 1948, tout a été mis en place pour dynamiter la région : la Syrie à feu et à sang, la montée des extrêmes terroristes, le statut de Jérusalem et la maîtrise du canal de Suez en ont tour à tour été les détonateurs.
Telles sont les répercussions d’un long face-à-face entre Londres et Paris dont la rivalité se cristallise autour de la question juive. D’un côté, les Anglais ont recouru aux sionistes pour contrecarrer les ambitions françaises au Moyen-Orient, conduisant ainsi à une escalade tragique de la tension entre Arabes et Juifs. De l’autre, les Français ont joué un rôle décisif dans la création de l’État d’Israël. Ils contribuèrent à organiser une immigration à grande échelle et une subversion violente et dévastatrice qui, en 1948, finit par engloutir un mandat britannique en déconfiture.
Revenant sur le duel aussi venimeux que mal connu entre la Grande-Bretagne et la France, ce récit écrit d’une plume fluide s’attache aux protagonistes du conflit – politiques, diplomates, espions et soldats – et éclaire les problématiques passées et actuelles du Moyen-Orient.

Lecture passionnante !


Le 23 avril
Simplicissimus (@simplicissimus)
https://seenthis.net/messages/592523
#syrie


Le 23 avril
kaparia (@kaparia)
https://seenthis.net/messages/592501
#kurdistan

Syrie : A qui profite le crime ? | Chronique de Palestine
http://chroniquepalestine.com/syrie-a-qui-profite-crime

Et donc, quelques minutes (littéralement) après l’attaque, le New York Times et beaucoup d’excellents journaux occidentaux ont proclamé sans hésiter : C’est Assad, le coupable !

Pas besoin de preuve. Ni d’enquête. C’était tout simplement évident. Ce ne pouvait être qu’Assad. En quelques minutes, tout le monde était au courant.

Une tempête d’indignation a balayé le monde occidental. Il faut le punir ! Le pauvre Donald Trump, qui ne comprend rien à rien, a cédé à la pression et a lancé une attaque de missiles absolument insensée sur un aérodrome syrien, après avoir prêché pendant des années que les États-Unis ne devaient en aucun cas s’impliquer en Syrie. Soudain, il a changé d’avis. Juste pour donner une bonne leçon à ce salaud. Et pour montrer au monde que, lui, Trump, est un homme, un vrai de vrai.

L’opération a eu un immense succès. En une nuit, Trump, qui était universellement méprisé, est devenu un héros national. Même les libéraux lui ont embrassé les pieds.

Mais la question a continué à me tarauder Pourquoi Assad a-t-il fait cela ? Qu’avait-il à y gagner ?

La réponse simple est : Rien. Absolument rien.

Rien de particulièrement intéressant dans cet article, qui reprend des choses assez connues, sauf que la signature est en principe adorée par une bonne moitié des progressistes français qui ont applaudi aux bombardements étasuniens en #syrie.


Le 22 avril
gonzo (@gonzo)
https://seenthis.net/messages/592369
#syrie

Tensions entre la Syrie et la Jordanie
http://www.raialyoum.com/?p=661316

تعيش العلاقات الاردنية السورية معركة اعلامية شرسة غير مسبوقة منذ تدهور العلاقات بين البلدين بعد احداث حماة عام 1982، واستقبال الاردن لقادة “الاخوان المسلمين” السوريين الذين تمردوا عسكريا على الحكومة، وخاضوا معارك دموية مع الجيش ادت الى مقتل ما يتراوح بين 20 و30 الف شخص.

Edito d’ABA à propos de l’escalade verbale syrienne contre les Jordaniens (alors que les choses semblaient se normailser entre les deux pays depuis quelque temps). En cause, l’ouverture possible du front sud après la fin de la bataille d’Alep et celle de Palmyre. Sauf que ça gêne beaucoup les Israéliens (et les USA) qui n’ont pas envie de voir le Hezbollah et les iraniens dans c ette zone-là de la Syrie. Ponctuellement, la raison est un document signé par deux dizaines de Syriens en exil à Istambul réclamant une sorte d’autonomie pour la région du Hawran (sud-ouest du pays). manifestement, une idée qui va très bien dans les plans US pour une partition du pays sous prétexte de confédaration, autonomie, etc. Du coup, certains opposants, tel Haytham Mannaa et Khaled Al-Mahamid se désolidarisent totalement d’un projet auquel on les avait associés dans le cadre d’une opération qui pourrait bien être un coup-monté pour les décridibiliser (voir ici : http://www.raialyoum.com/?p=661142).

#syrie


Le 22 avril
gonzo (@gonzo)
https://seenthis.net/messages/592366
#syrie

INTERVIEW – Henry Laurens : « Les Palestiniens ont pour eux le droit mais n’ont pas la force » | Middle East Eye
http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/interview-henry-laurens-les-palestiniens-ont-pour-eux-le-droit-mais-n
http://www.middleeasteye.net/sites/default/files/PalestinianHomeDemolitionEastJerusalem.AFP_.jpg

il y a la réalité du terrain et celle des conférences internationales, que ce soit à Astana ou à Genève. Sur le terrain pullulent les milices, qu’elles soient d’un côté ou de l’autre. Le régime de Bachar al-Assad n’est plus qu’un agrégat de milices. Il ne se fait pas respecter par telle milice qui contrôle telle sous-région ou telle autre. Du côté de la révolution syrienne, se trouvent les Kurdes, les islamistes, des milices locales aussi. Il n’y a pas d’autorité centralisée qui pourrait imposer que les armes cessent. C’est ce qui est inquiétant d’ailleurs sur la longue durée.

#syrie


Le 22 avril
rumor (@rumor)
https://seenthis.net/messages/592303
#syrie

Le JT de la Parisienne Libérée. « Elections, piège à papillons ! »
https://www.mediapart.fr/journal/france/210417/le-jt-de-la-parisienne-liberee-elections-piege-papillons

« Avec quelques grincements la machine s’élance, prête à catapulter une nouvelle présidence » © LPL Au sommaire de ce journal rythmé : fièvre électorale, annonce bienveillante d’une #interdiction_de_séjour généralisée, conversation politique au bord de l’eau et spot promotionnel de la Finance Philosophe® contre les excès de la biodiversité – sans oublier la météo #nucléaire.

#France #abstention #biodiversite #campagne_présidentielle_2017 #Ecologie #état_d'urgence #ingouvernables #Libertés


Le 21 avril
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/591812
#état_d’urgence

«Se l’#Erasmus fosse stato anche a Damasco, oltre che a Londra e Dublino, se avessimo avuto 10’000 studenti e studentesse che fossero andati a Damasco e si fossero innamorati, della Siria, delle siriane e dei siriani, quelle persone oggi si sentirebbero ferite per la morte che ha colpito quel posto. Quelle persone non li chiamarebbero profughi, non li chiamerebbero rifugiati. Li chiamarebbero con il nome e il cognome dei loro amici, aprirebbero le porte, li ospiterebbero a casa».
Transcrit de: https://twitter.com/ArturoBewegungK/status/854828200098189312/video/1
Extrait de: https://www.youtube.com/watch?v=PIMViE6KeKU&app=desktop
#Gabriele_Del_Grande #Méditerranée #Syrie #étudiants #frontières


Le 20 avril
CDB_77 (@cdb_77)
https://seenthis.net/messages/591522
#syrie

Guerre en #Syrie : #Israël campe sur ses positions
https://www.mediapart.fr/journal/international/200417/guerre-en-syrie-israel-campe-sur-ses-positions

Si Israël a vivement dénoncé l’attaque à l’arme chimique du 4 avril, le pays n’entend pas modifier sa politique vis-à-vis du conflit syrien. Depuis 2011, l’État hébreu s’en tient à des frappes ciblées pour protéger sa frontière et empêcher les convois d’armes à destination du Hezbollah, allié du régime syrien.

#International


Le 20 avril
Mediapart (@mediapart)
https://seenthis.net/messages/591334
#syrie

MAERIL | ART BLOG
http://maeril.tumblr.com/post/155487215611/10-histoires-ordinaires-premi%C3%A8re-histoire-la

10 HISTOIRES ORDINAIRES - Première histoire.

La série que je débute par cette planche est le résultat d’un travail de recherche basé sur des appels à témoignages, retranscrits ici sous forme graphique.

Il s’agit de reproduire, sans m’interposer en donnant mon opinion, des histoires de la vie de tous les jours portant sur le racisme ordinaire, qui existe bel et bien, aujourd’hui en France. Il s’agit de présenter des exemples objectifs de ce que l’on peut actuellement vivre lorsque l’on est pas blanc (ou passant pour blanc), dans notre pays. Ces histoires sont donc toutes véridiques.

Par le biais de ce projet, j’ai pour objectif d’aider à la prise de conscience sur l’urgence de repenser la définition du mot “racisme” que l’on trouve en ce moment encore dans notre dictionnaire, et qui ne reflète en rien les réalités actuelles : elle ne prend pas en compte le fait qu’il peut être normalisé, intériorisé, institutionnel, bref, systémique. Et surtout, il est selon moi urgent de lever le tabou sur la différence de traitement entre une personne blanche et une personne racisée, et de commencer à aborder le privilège blanc : ce n’est qu’en reconnaissant des privilèges qu’on peut comprendre et aider ceux qui n’en bénéficient pas.

Je souhaiterai encore une fois remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont eu le courage et la gentillesse de partager leur histoire avec moi.

Bonne lecture !

http://68.media.tumblr.com/172d6e714d1f01d949d52649f477d8c6/tumblr_ojdb8cpjKa1shxz3to1_500.png

#racisme #BD #islamophobie


Le 19 avril
mad meg (@mad_meg)
https://seenthis.net/messages/590932
#islamophobie

http://al-akhbar.com/node/275927

D’après Al-Akhbar, les USA et la Grande-Bretagne prêts à « réchauffer » militairement le front du sud de la #Syrie. Toujours des projets de partition en tête, et des avantages « sécuritaires » pour Israël.

الأميركيون والبريطانيون في درعا

@arno : c’est galère ! Je vais voir si je m’habitue mais pas très naturel comme façon de procéder !


Le 19 avril
gonzo (@gonzo)
https://seenthis.net/messages/590837
#syrie

Journalisme en état d’urgencepar Tomas Statius , Corentin Fohlen
https://loveliveminimal.tumblr.com/post/159670407390/journalisme-en-état-durgencepar-tomas-statius

Coups, tirs de Flash-Ball et matériel détruit. Depuis de nombreux mois, les journalistes qui couvrent les mobilisations sociales sont dans le viseur de la police. Certains font même l’objet de surveillance et d’enquêtes policières. Enquête.


Le 18 avril
davidzentao (@davidzentao)
https://seenthis.net/messages/590632
#état_d’urgence

L’observatoire des #armements informe sur Twitter :

Obsarm‏ @obsarm

Obsarm a retweeté Tom Antonov

« Des véhicules français de transport militaire (Nexter) vendus à l’Arabie saoudite ont été retrouvés en Syrie »

#armement_français #syrie #arabie_saoudite


Le 18 avril
Reka (@reka)
https://seenthis.net/messages/590496
#syrie

‘Children Were Dying Everywhere’: A Syrian Videographer Recounts the Al Rashideen Explosion That Killed Over 100 · Global Voices
https://globalvoices.org/2017/04/17/children-were-dying-everywhere-a-syrian-videographer-recounts-the-al-r
https://globalvoices.org/wp-content/uploads/2017/04/17952926_10158780247185347_3373752854560055497_n-800x450.jpg

On April 15 at approximately 15:30 local time, a huge blast hit a convoy of coaches in Syria’s rebel-held Al Rashideen that were carrying evacuees from the besieged regime-held towns of Fua and Kefraya.

A suicide bomber driving a (reportedly blue) van supposedly carrying aid supplies blew himself up near the convoy, according to a number of reports. Over 100 people were killed in the massacre, according to the White Helmets, the civil defense group operating in rebel-held areas

#syrie #massacre #enfants #enfance


Le 18 avril
Reka (@reka)
https://seenthis.net/messages/590502
#syrie

[O-S] Le Parti des Travailleurs du Kurdistan

Émission du 14 avril 2017. Interview de Youssef, sypatisant du PKK, à propos de l’histoire du parti des travailleurs du Kurdistan. A travers son témoignage on en apprends un peu plus sur la réorientation du parti du leader Occalan, après l’effondrement de l’URSS.

http://offensivesonore.blogspot.fr/2017/03/le-parti-des-travailleurs-du-kurdistan.html

#Radio_Libertaire #offensive_sonore #audio #radio #pkk #occalan #kurdistan #turquie


Le 18 avril
aktivulo (@aktivulo1)
https://seenthis.net/messages/590458
#kurdistan

#Attentat-suicide en #Syrie : l’image d’un photographe en larmes ébranle le monde
http://www.francetvinfo.fr/monde/revolte-en-syrie/attentat-suicide-en-syrie-l-image-d-un-photographe-en-larmes-ebranle-le

Ces cas spéciaux où on s’en fiche de savoir qui a commis autant de morts en Syrie. Du sang, des larmes, plus d’une centaine de victimes, un « convoi » humanitaire, des explosions, mais on ne parle pas d’Assad ou de l’EI.


Le 17 avril
Nicolas (@nicolasm)
https://seenthis.net/messages/590218
#syrie

What did Tillerson’s Russia trip achieve?

http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2017/04/tillerson-lavrov-russia-meeting.html

❝Moscow also seized the moment of direct contact with the top US diplomat to clarify its own positions. On Syria, the departure of President Bashar al-Assad was and remains a non-starter for Russia. What neither Lavrov nor Putin would probably say to Tillerson, but do expect him to understand, is that Russia has invested so much into Syria now, politically and militarily, that Moscow’s primary concern is less about Assad than about the principle, power and prestige of maintaining its position. Hence, any plan that might move Moscow from this standing would have to involve some face-saving mechanism that the Kremlin could package as a win-win internationally, and as a “decision made in Russia’s best interest” domestically.

So far, the US vision has been to get Russia on board by offering Moscow an opportunity to “play a constructive role in the humanitarian and political catastrophe in the Middle East.” That approach misses a critical point in Russian political psychology: The Kremlin believes it has already stepped up as a constructive player to counter the increasingly destructive forces unleashed by the United States. This belief — no matter how uncomfortably it sits with anyone — is not entirely groundless. Many players in the region perceive Russia in this capacity, even if it’s just for their own political reasons.

A senior Russian diplomat speaking with Al-Monitor not for attribution said: “[Russia] stepping aside from Assad would mean, among other things, an ultimate win for the US regime-change policy. It would indicate that no matter how long you resist this policy, you’ll be made to surrender. That’s a serious red line in Russia’s foreign policy thinking, the one that President Putin cannot afford to be crossed — not for all the tea in China, or should I say, a chocolate cake in Mar-a-Lago?”

Therefore, Tillerson’s statement on the importance of Assad’s departure in a “structural, organized manner” is seen in Moscow as a positive outcome. It leaves open the prospect of returning to the political process that was underway for several months before the gas attack and the airstrikes.

However, it might be much more difficult to achieve now, as the parties focus on reinforcing their respective and contradictory narratives. Reports of US intelligence intercepting communications between Syrian military and chemical experts about preparations for a sarin nerve gas attack in Idlib are a powerful argument for the audience that shares the “American narrative” — as Moscow sees it. However, it is producing counternarratives on the Russian side. One such narrative, according to the Russian Defense Ministry, suggests that of all “12 facilities that stored Syrian chemical weapons, 10 were destroyed in the timeline between 2013 and 2016 under the watch of the Organization for the Prohibition of Chemical Weapons … [while] the remaining two compounds are out of reach for the Syrian government since they are located in the territory controlled by the so-called opposition.”

Also, as Putin’s press secretary, Dmitry Peskov, put it: “The recitation of mantras on the necessity of Assad’s departure” won’t budge Moscow’s position an inch, nor will it help with a political solution to the Syria crisis. On the contrary, it will only reinforce Russia’s position on Assad. So far, Moscow has been operating on the principle of presumed innocence and calling for an “unbiased probe” into the Syria attack. To Russia, a refusal to have such an investigation would show that the case against Assad is being pursued for political rather than humanitarian reasons.

Remarkably, a recent Mir interview with Putin indicates Moscow hasn’t reached a concrete conclusion on exactly who perpetrated the attacks. Putin’s statement that it could have been the Syrian opposition or the Islamic State (IS) is based primarily on the opposition’s hope of saving itself in a losing battle and on previous IS chemical attacks in Iraq. On factual grounds, however, Russia’s arguments look as shaky as the West’s “confidence” that Assad did it. Yet this state of affairs leaves enough space for US-Russia cooperation on investigating the case, if only inspired by a solid political will.

Though it seems counterintuitive, Russia’s veto of the UN resolution on Syria proposed by the United States, the UK and France hours after the Tillerson-Lavrov press conference is an important sign of Russia’s commitment to work with the United States. Deputy Russian UN Ambassador Vladimir Safronkov explained the veto by saying the resolution assigned guilt “before an independent and objective investigation” could be conducted.

However, Russia probably had decided to veto the resolution even before Tillerson and Lavrov met, to give itself more time to think through the negotiation results. Moscow wanted to come up with a fresh proposal at the UN that would reflect a more engaging approach for both US and Russian interests. Hence came Safronkov’s heated and scandalous lashing out against British diplomat Matthew Rycroft, whom he accused of trying to derail a potential agreement on Syria and Assad’s fate that Moscow had hoped to reach with Washington. "Don’t you dare insult Russia!” he said at the UN Security Council meeting April 12.

Rycroft had accused Moscow of supporting Assad’s “murderous, barbaric” regime.

In general, the visit left a feeling in Moscow that the initiatives Lavrov and Tillerson discussed will face intense scrutiny in Washington. The confrontational rhetoric flying from both capitals will remain prevalent. But the parties have articulated a need and agreed on some — though not many — concrete steps toward managing the situation. It’s not likely to lead to a “great-power alliance” or help both parties accomplish much together. But it might be just what’s needed to take the two back from the brink of a direct military clash and spare the world even more uncertainty. Given the current circumstances, this might be the most comfortable paradigm for the bilateral relations — at least until Putin and Trump meet face to face.

MAXIM A. SUCHKOV
Editor, Russia-Mideast 
Maxim A. Suchkov, PhD is the Editor of Al-Monitor’s Russia-Mideast coverage as well as an expert of the Russian International Affairs Council. He is also an Associate Professor of International Relations and Deputy Director for Research at the School of International Relations, Pyatigorsk State University based in the North Caucasus, Russia. Formerly he was a Fulbright visiting fellow at Georgetown University (2010-11) and New York University (2015). He is the author of the “Essays on Russian Foreign Policy in the Caucasus and the Middle East.” On Twitter: @Max_A_Suchkov

#Russie #Syrie #Etats-Unis


Le 17 avril
Nouvelles d'Orient (@alaingresh)
https://seenthis.net/messages/590090
#syrie



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