Manuel de Survie Giorgio Cesarano

Jeu. 25 avril

"Nous définissons comme corporéité de l’espèce tout ce qui est irréductible au peuple du capital"
G.C.

Editer le Manuel de Survie est un geste politique en soi. Il ne succombe pas à la facilité du présent. Ni essai critique, ni théorie révolutionnaire, ni poésie existentielle. Il ne se laisse pas apréhender d’un bloc et demande une attention particulière tant les phrases et les mots que l’on croyait devancer se dérobent toujours, bifurquent, font demi-tours.

A un bout, il y a le Moi. A l’autre, la société du capital. Les années 70 en Italie et le Club de Rome. Reliant les deux, la fiction de la représentation. Fiction révolutionnaire, fiction d’une époque, fiction des liens, fiction d’une guerre. La guerre n’est pas l’affrontement entre un gouvernement et une fraction du mouvement qui a pris les armes. La guerre se révèle ailleurs. Plus intime et quotidienne. Nous ne sommes pas les héritiers des vaincus.

Cette publication, ce geste politique sera questionné dans la mesure où il vient donner une profondeur à la situation actuelle, soufflant sur les braises du mouvement des gilets jaunes...