Du 3 au 9 février, Maison de la Grève.

US Apocalypse

Quelques jours pour penser depuis l'Amérique du Nord et Rennes Métropole la fin du monde, et son au-delà.

Viens !

C’est ainsi que s’achève l’Apocalypse de Jean, le dernier texte du nouveau testament chrétien, et que commence notre civilisation. Un mot qui donnera la tonalité de 2000 ans d’histoires.

Ce « Viens ! » la traversera, de part en part, et en profondeur.

Il annonce le retour imminent du Christ. Il marquera le signe de la fin des temps, l’instauration de la cité de Dieu, la victoire des bons sur les méchants pour les siècles des siècles. Mais il ne viendra pas. Ce sera le « Viens ! » du gouvernement, de la suspension. Le « Viens ! » d’un temps qui n’est pas là, d’un temps à venir. Et finalement, le « Viens ! » de la soumission au temps présent, en attendant. « Ils attendaient le retour du Christ, et c’est l’Eglise qui est venue ».

D’autres l’entendront comme un « Viens ! » gratuit, rageur et sensuel, mystique. Un appel à nous-même, ici-même, au soulèvement de l’âme. Un appel au présent, à ce qui est là, tellement proche, muré dans la routine de soi, dans la répétition du monde. Viens à moi. Viens en moi. Réveille-moi.

Pour d’autres encore, ce sera le « Viens ! » révolutionnaire. Un « Viens ! » qui appel, comme un mantra, un hymne ou un cri, pour tout changer, pour tous, définitivement. Viens en nous. Réveillons-nous.

Ces quelques jours pour penser et goûter avec ces possibilités du monde.

Viens !

Semaine US Apocalypse

Le programme est susceptible de changer.

Avant

- le 28 janvier 28h00 Lecture de Deleuze : « Nietzsche et Saint-Paul, Lawrence et Jean de Padmos », préface de Apocalypse de D.H. Lawrence. "La modernité de l’Apocalypse est moins dans les catastrophes annoncées que dans « l’instauration démente d’un pouvoir ultime, judiciaire et moral »" .

Pendant

- le 3/02 : 20h30 | PROJECTION
Las Vegas Méditations, en présence du réalisateut Florent Tillon. « Ville du degré zéro de l’urbanité, de l’architecture et de la culture, ville du degré zéro de la sociabilité, de l’art et de la pensée. Ville du trop qui devient sans, de l’excès qui se mue en défaut, de la profusion qui tourne en privation. » Bruce Bégout - Zeropolis

- le 4/02 : 20h30 | PRESENTATION
Messianisme, rédemption et métamorphose. Analyse de l’inspiration apocalyptique dans les différents courants messianiques, bouleversés par la kabbale lourianique et Sabbataï Tsévi, et dont les conséquences courent jusqu’à nous qui en racontons l’histoire.

- le 5/02 : 20h30 | PRESENTATION
Anthropocène : analyse de l’effondrement de la civilisation (USA). Bienvenue à l’ANTHROPOCÈNE : l’ère dans laquelle les humains sont devenus une force assez puissante pour dissoudre la société humaine elle-même, rivalisant avec celle d’un super-volcan ou d’une astéroïde.

- le 6/02 : 15h00 | PRESENTATION
Fukushima. Vers le nord ou vers l’ouest : à la recherche d’un paradis en enfer (qui n’existe pas) (JAPAN). Le meilleur moyen de faire face à l’accident nucléaire, c’est de partir : tu abandonnes la terre contaminée et recommences une nouvelle vie ailleurs.

- le 6/02 : 20h30 | FILM
Detroit ville sauvage, en présence du réalisateur Florent Tillon. Bienvenu à Détroit, capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. Ici, un nouveau mode de vie prend forme, et même si les graffitis annoncent des jours apocalyptiques, il n’y a aucune raison de paniquer. Résurrection urbaine après le désastre invisible du XXIe siècle.

- le 7/02 : 19h00 | APERO
Apéro survivaliste : dégustation d’insectes.

- le 7/02 : 20H30 | DISCUSSION
Fictions apocalyptiques. La guerre des usages politiques de cet imaginaire décisif.. L’apocalypse présente n’est pas le début de la fin, mais son ajournement perpétuel. La crise permanente n’est plus la crise classique qui signifiait “moment décisif”, fin de la suspension, mort ou salut, c’est l’état du monde, et de sa gestion.

- le 8/02 : 20h00 | FILM + CONCERT
Projection (Unclear holocaust) et Concert (Kawaii mort) dans un lieu tenu secret augmentant ses chances de survie face à l’apocalypse.

Après

- A des dates non définies : Visite de la tenture de l’Apocalypse au château d’Angers - http://angers.monuments-nationaux.fr/ et cours sur l’icônographie Apocalyptique. Si vous voulez être tenu au courant ou proposer des films, des ateliers, des discussions... Faites-nous signe.



mardi Janvier 2014
18h 00

« Nietzsche et Saint-Paul, Lawrence et Jean de Padmos », préface de Deuleuze à Apocalypse de D.H. Lawrence


Lecture


En écrivant son commentaire de l’Apocalypse, DH Lawrence renverse l’idée qu’on se fait communément du christianisme : ce qu’il prône n´est pas la bonté et le renoncement au pouvoir du Christ ; L´Apocalypse est le récit des faibles — les premiers Chrétiens — qui veulent s´emparer un jour du pouvoir des forts symbolisé par Babylone, c´est-à-dire Rome. D’après Gilles Deleuze, la modernité de l’Apocalypse est moins dans les catastrophes annoncées que dans " l’instauration démente d’un pouvoir ultime, judiciaire et moral. "



lundi Février 2014
20h 30

Las Vegas Méditations


Projection


Entre vacarme de moteurs endiablés et figures acrobatiques extrêmes, des motos surgissent du désert et nous emmènent sur l’autoroute de Vegas.Sur le panneau « Welcome » de la ville, des bancs de touristes se prennent en photo à la chaîne.Dans un bar paumé, un col blanc trentenaire habillé en fan de Trash Metal se demande si sa vie n’est pas une blague. Son brillant groupe de Metal post-apocalyptique Dead Neon en est à sa deuxième démo, il se dit que c’est un début.

Entre ses banlieues abandonnées, l’épuisement radical de ses ressources naturelles, l’immoralité permanente de sa culture,Las Vegas est devenu la ville de la fin du monde, cristallisant toutes nos angoisses, fascinante Babylone de carton-pâte.

Que devient le sens de l’existence lorsque l’on vit dans une ville condamnée à disparaître ? Comment envisage-t-on l’avenir ? Comment est-ce que l’on s’y prépare ?



mardi Février 2014
20h 30

Messianisme, rédemption et métamorphose


Présentation


Au premier chapitre de son ouvrage décisif sur le messianisme juif, Scholem distingue les deux courants essentiels de ce mouvement protéiforme, à la fois religieux et politique : d’un côté, un courant restaurateur, visant au rétablissement du royaume - perdu et détruit - d’Israël ; et, de l’autre, un courant utopique, aspirant à un monde totalement inédit, entièrement nouveau quant à ses formes et quant à ses bases, un monde intégralement rédimé, transformé, métamorphosé.

Ces deux courants se nourrissent à une même source, celle de la tradition prophétique, d’où provient en partie ce qui fut d’abord une doctrine mystique : l’apocalyptique. Cette distinction entre un courant restaurateur et un courant utopique au sein du messianisme juif s’est progressivement muée en une division radicale. C’est cette division qu’il nous faut à nouveau divisé : il s’agit, pour nous, de voir ce qui appartient à l’élément apocalyptique, d’un côté, et ce qui relève de l’élément messianique proprement dit, à partir d’une nouvelle définition du messianisme.

Cette notion connaît un très profond bouleversement grâce aux efforts d’une nouvelle école de la kabbale juive, - qui en figure également le couronnement, - celle d’Isaac Louria, au XVIème siècle. C’est cette kabbale qui, à un siècle de distance, a inspiré l’extraordinaire mouvement messianique de Sabbataï Tsévi, au cours du XVIIème sicèle, et dont les conséquences ont couru jusqu’à la Révolution française - et jusqu’à nous, qui en racontons l’histoire.



mercredi Février 2014
20h 30

L’Anthropocène ("Jusqu’ici tout va bien mais ça pourrait bien être la fin du monde")


Présentation


Les glaciers fondent, Le Soudan, l’Égypte, la Syrie sont en flammes et partout des selfies font face à la dissolution du soi en attendant le grand déluge, une cohorte de zombies ou le prochain ouragan Sandy ou Katrina. Bienvenue à l’ANTHROPOCÈNE : l’ère dans laquelle les humains sont devenus une force assez puissante pour dissoudre la société humaine elle-même, rivalisant avec celle d’un super-volcan ou d’une astéroïde. Les humains, c’est à dire une entité capable de déchaîner des septillions de kilojoules d’énergie terrestre en un instant.

Cette discussion traitera de notre époque : une époque géologique nouvelle au cours de laquelle les humains ont eu un plus grand impact stratigraphique sur la Terre que tout autre processus ou forme naturel. Peuplant cet ère, notre civilisation s’acharne à rester viable, travaillant sans répit à maitriser l’environnement aussi bien qu’elle-même... et toujours au delà de ses propres limites. Le concept d’anthropocène n’annonce pas le triomphe de l’humanité mais son épuisement (du moins dans la forme dans la quelle elle se maintient). Marqué par la fonte de kilomètres de glace, des grandes tranches de côte avalées par la mer, la croissance du désert, l’expansion du flux phamaceutique (pour les humains, les animaux domestiques, les plantes), et l’existence même du film Her, l’Anthropocène s’approprie tout et dans ce mouvement fait grandir le désastre. Cela constitue le tissu et l’environnement de notre vie. L’intervention sera une lecture métaphysico-historique de “l’âge de l’homme”. Nous tenterons un examen post-mortem des infrastructures, peuples, et cours d’eau que les géologues, sous le concept d’anthropocène, se sont mis à étudier comme s’il s’agissait de rochers, de fossiles d’une civilisation morte. Un objectif clé de cette discussion sera de commencer à mettre en mots le sentiment commun qui nait de cette analyse pour lui donner une consistance concrète, élaborer un langage, des paramètres, et une stratégie pour affronter cette nouvelle réalité. Nous voulons forcer cette question : Étant donné que nous habitons dans une ruine, COMMENT VIVRE DANS UNE RUINE ?



jeudi Février 2014
15h 00

Fukushima. Vers le nord ou vers l’ouest : à la recherche d’un paradis en enfer (qui n’existe pas)



Le meilleur moyen de faire face à l’accident nucléaire, c’est de partir : tu abandonnes la terre contaminée et recommences une nouvelle vie ailleurs. Mais c’est pas évident. On va discuter cette difficulté dans le contexte de Fukushima en examinant un livre de Rebecca Solnit, *A Paradise Built in Hell : The Extraordinary Communities That Arises in Disaster *(2010, non traduit en français).



jeudi Février 2014
20h 30

Détroit ville sauvage


Projection


Bienvenu à Détroit, capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. Ici, un nouveau mode de vie prend forme, et même si les graffitis annoncent des jours apocalyptiques, il n’y a aucune raison de paniquer. Detroit Ville Sauvage observe avec intelligence, coolitude, philosophie et distance, les changements dans les paysages urbains à ce moment historique où le “post” s’écrit avant “utopie” ou “dollar”.

D’invisibles désastres ont ruiné la ville. Tout ce qui reste sont des spots radio pour lutter contre l’endettement, des gangs de chiens errants, et un mystérieux tas de bibles calcinées. Mais au delà de ça, les gens ont commencé à se réorganiser en sociétés autonomes, où les pionniers font pousser des légumes et croient de nouveau au futur. Florent Tillon dirige sa camera sélective vers où les nouvelles idées poussent, parmi les ruines du 20ième siècle et de son “progrès éternel”. Et rien que de savoir que quelque chose de nouveau est en train de se passer est déjà en soi une bonne nouvelle…



vendredi Février 2014
19h 00

Dégustation d’insectes


Apéro survivaliste




vendredi Février 2014
20h 30

Fictions apocalyptiques. La guerre des usages politiques de cet imaginaire décisif.


Discussion


L’apocalypse présente n’est pas le début de la fin, mais son ajournement perpétuel. La crise permanente n’est plus la crise classique qui signifiait “moment décisif”, fin de la suspension, mort ou salut, c’est l’état du monde, et de sa gestion. Elle est fin sans fin, apocalypse durable, suspension indéfinie, différemment efficace de l’effondrement effectif, et pour cela état d’exception permanent.

La fiction Apocalyptique (et sa version capitaliste, de la « crise ») qu’elle soit dans la bouches des gouvernants ou des réalisateurs de films est une opération politique à plusieurs étages :

Déstabilisation. Les effondrements boursiers du monde, la mise en cessation de paiement de pays entiers, l’instabilité planétaire la plus fracassante ne doivent pas nous abuser : il n’y a pas présentement de crise du capitalisme en tant que commandement politique global. Ce qu’il y a, c’est un discours capitaliste de la crise, qui forme depuis les années 1970 une nouvelle technique de gouvernement. « Prévenir par la crise permanente toute crise effective ». Cela s’apparente, à l’échelle du quotidien, à la pratique contre-insurrectionnelle bien connue du « déstabiliser pour stabiliser », qui consiste pour les autorités à susciter volontairement le chaos afin de rendre l’ordre plus désirable à la population que la révolution.

Dépolitisation. Dans sa version apocalyptique, le changement vient d’un ailleurs totalement étranger : comète, martiens, dieux, zombies. Parfois plus familier : cataclysme climatique, guerre nucléaire, épidémie. Il en est de même quand il s’agit de la « crise » : marchés, spéculateurs, étrangers ou encore fainéantise. Au final le même effet : les changements majeurs de sont pas l’œuvre des hommes et si elles le sont, c’est contre leur volonté et à leurs dépends. Notre seule attitude possible est la réaction, et au pire l’attente. Et d’ici là, passer le temps.

Anticipation. Dans le même temps, les gouvernements travaillent à une ingénierie toujours plus fine permettant à leur pouvoir et à l’économie de perdurer, quoi qu’il se passe. Pensant les iunfrastructures de communications, de transports ou énergétiques, la résilience devient la science d’un gouvernement durable (face au catastrophe) et diffus (pour tenir, la décentralisation est plus efficace).

Maintenant.

Que peut-on apprendre de ce mouvement ? Comment s’en inspirer, le contrer ? Est-ce qu’une modification des formes de pouvoir appelle une modification des formes de résistances ?

Comment dans la catastrophe qui vient et qui ne vient jamais, dans cette catastrophe d’un temps qui n’est pas vraiment là, faire durer et consister un temps présent ? Comment dans un embrassement, résister à la fatigue et à la peur, le faire durer ? Comment le susciter ?

Comment ne pas revenir à la normale ? Comment s’épaissir ?



samedi Février 2014
20h 00

Unclear Holocaust


Projection


Dans un lieu tenu secret augmentant ses chances de survie face à l’apocalypse.

Détourné par le L’anti-banalité syndicat. 65 mins U.SS.A.

(Tout le contenu du film est protégé par le Fair Use Clause of the Copyright Act of 1976.) Unclear Holocaust est une longue autopsie du fantasme hollywoodien de la destruction de New-York glanée à travers une cinquantaine d’importants bluckbusters détournés pour réaliser une orgie ininterompue d’images de génocide. C’est un assemblage sans précédent d’énormes doses de capital et de propriété privée et tout ça dans un même film, qui, grâce à la mystérieuse efficacité de sa narration finit par s’anéantir dans un flots de feu, d’eau et d’aéronautique

A.B.U. Communiqué #1
« Un film Terroriste qui cambriole la propagande américaine et explose sur New-York. Tout est anéantit et le monde applaudit. A travers une cinquantaine de blockbusters détournés de leur prétention demokratique, on voit le Cinéma tel qu’il est : une anihilation sans retour, le fantasme d’auto-génocide de masse d’un monde dépressif et mégalomaniaque . L’écran se lève sur l’obscène derrière chaque image. Les personnages et la narration brûlent dans les mouvements brutaux d’une caméra psychotique d’où émane toute la violence. La mise en scène fait l’inventaire de l’arsenal visuel de la domination, enumérant et mesurant la puissance des armes du Spectacle. Le complexe militaro-hollywodien les utilise avec une rigueur exemplaire afin de lancer une attaque pour se prémunir de son ombre, le Terroriste. Et, comme dans toutes les rencontres avec son double, le protagoniste finit par s’auto-détruire. »



samedi Février 2014
22h 00

Kawaii mort


Concert


Dans un lieu tenu secret augmentant ses chances de survie face à l’apocalypse.



texte

On connaît l’apocalypse comme le dernier concept coolifié d’une époque en ruine. Partout on nous dit que la fin est proche. Les chrétiens nous bassinent avec leur mythe salvateur et les forces antagonistes ne cessent de prédire l’effondrement de la civilisation, une sorte de croyance en la rupture, oui, on y a cru un moment parce que les mythes nous atteignent encore. Mais on constate aussi que le monde n’en finit pas, de s’effondrer. Que c’est bien ce sur quoi les nouvelles formes de gouvernementalités sont constituées, sur l’effondrement. Gouverner cet effondrement de catastrophe en catastrophe, de misère existentielle en misère existentielle.

Nous vivons dans une époque en ruine et qui se porte bien. Les ruines sont l’esthétique, le décor au milieu duquel le monde suit sont cours. Je n’ai jamais foutu les pieds à Détroit et pourtant les ruines de cette ville ont déjà colonisé mon imaginaire, je me demande bien si on peut y traîner sans y croiser un photographe. Un nouveau lieu branché s’est formé au sein du ghetto, une sorte de musée à ciel ouvert du post- apocalyptique.

Les américains sont des milliers à se préparer à une catastrophe naturelle ou non, une de celle qui ravagerait la côte Est, une attaque de terroristes ou de zombies. Les « preppers », un mouvement de préparation dans l’attente, celle d’avoir l’opportunité de devenir le héros de sa propre vie, d’avoir le premier rôle de tous ces films hollywodiens catastrophistes que la planète bouffent en permanence. Paraîtrait qu’à Vegas y’a des magasins spécialisés dans la revente de balle anti-zombie, sérieux ? Las Vegas qui en attendant s’apprête à vivre une pénurie de flotte, et regorge de groupe de Métal aux paroles scandant la fin du monde.

Se remettre de Fukushima est un bien grand mot. Les gouvernements ont trouvé dans certaines catastrophes de grandes opportunités de perfectionnement, un réaménagement du territoire, un test de fonctionnement d’une infrastructure ou d’une stratégie de contre-insurection... Pour autant cela reste des catastrophes limitées dans le temps, un ouragan, un raz de marée, un crash économique. Fukushima c’est l’éternité. Fukushima nous montre combien il n’y a pas d’autre monde possible que celui qui est là, pourri par les radiations. De toute façon qui peut encore aujourd’hui se targuer de changer le monde ? Le déclin des contre-sommets nous en donne une certaine preuve. L’alternative maintenant c’est la connexion, la circulation ininterrompu des flux : les assemblées d’Occupy sur tweeter, le cabinet d’Obama qui pense sérieusement à la cyberdémocratie et Google qui se vante de pouvoir négocier son propre Etat où leur plate-forme serait le nouveau pouvoir.

Et merde on peut même plus avoir un bon vieux black out sans que les black Berry continuent à assurer les communications.

Difficile de mêler Apocalypse et devenir révolutionnaire. Peut être qu’il nous faudrait s’attacher à ce qu’il y a de devenir dans ce goût pour le black out. Imaginez les transports parisiens. Un parisien ça passe son temps à être transporté. On dit bien « transporté » comme un paquet. Je te raconte pas le nombre d’heures par jour à être complètement absent. Transporté comme un paquet, et là une panne de métro. Des centaines de paquets bloqués dans les sous-sols de Paris. Mais comme le paquet c’est pas qu’un paquet, le paquet quand il est bloqué il se réanime. Il commence à vivre dans cette nouvelle temporalité, une présence recouvrée, ici/ maintenant. Imaginons si le 4G n’avait pas permis que plus de la moitié des New Yorkais vivent leur ouragan Sandy derrière leur ordinateur à tweeter, retweeter et facebooker encore.

Si on aime le bordel, si on trip sur le black out, c’est qu’on croit à d’autres temporalités que le temps linéaire, que celle du but à atteindre. On croit à d’autres types de présences que celle qui attend de nous d’être des individus connectés, fascinés par la fluidité des métropoles radieuses, ceci est un mythe, explosons le, tout comme celui de la fin du monde.

La fin du monde n’arrivera pas dans un grand éclat spectaculaire, il n’y aura pas de grand soir suffisant, il n’y a pas la fin du monde puis son après. Il n’y a pas de paradis à nous attendre. La révélation on l’imagine maintenant et tout le temps. Fini d’attendre le moment où se serait tellement le bordel que la perspective d’aller bosser serait le truc le plus stupide à faire. Trouvons nous.

Bibliographie

Norman Cohn, Les Fanatiques de l’Apocalypse

L’incendie millénariste, disponible en pdf ici

Jacob Taubes, L’Eschatologie occidentale

Yves Christe pour les premiers siècles chrétiens et la canalisation institutionnelle de l’apocalypse

Daniel Arasse, Le Portrait du Diable

Jérôme Baschet, Justice de l’au-delà, sur le purgatoire, le Jugement dernier

Donald Weinstein sur Savonarole

Caroline Walker Bynum, Fragmentation and Redemption

Millard Meiss, The Black death sur les peintres et la peste à Florence

Joachim de Flore est l’auteur qui a réouvert la possibilité millénariste après l’identification par Augustin de l’Église et du millénaire. Voilà un site avec les diagrammes de ses manuscrits (diagramme de la progression historique des trois âges de l’histoire sur le modèle trinitaire et achevépar l’âge du Saint-Esprit).

Nouvelles du monde

Les messages qui suivent sont issus du réseau social Seenthis.net . Celui-ci permet "du short-blogging sans limite de caractères. De la recommandation de liens. Des automatismes pour rédiger facilement vos messages. Des forums sous chaque billet. De la veille d’actualité. Une thématisation avancée."

Ces message arrivent tout seuls ici et sont là pour donner un peu une actualité et une ambiance de ce qui se passera dans la semaine.

Vous pouvez en rajouter en vous inscrivant sur seenthis et en ajoutant les tags #it_has_begun, #apocalypse, #fukushima ou #ghost dans votre message.

Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2018/04/19/hecatombe-castastrophique-de-coraux-dans-la-grande-barriere_5287394_1652692.

Année noire pour la Grande Barrière de corail australienne. Ce joyau du Patrimoine mondial de l’humanité a subi une hécatombe « catastrophique » de ses coraux pendant une vague marquée de chaleur en 2016, menaçant une plus grande diversité de vie marine qu’estimé jusqu’alors, prévient une étude publiée par la revue scientifique Nature, mise en ligne mercredi 18 avril. Environ 30 % des coraux du vaste ensemble sont morts durant la vague de chaleur survenue entre mars et novembre 2016.

Inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1981, le récif s’étend sur environ 348 000 kilomètres carrés le long de la côte australienne et constitue le plus vaste ensemble corallien du monde. D’après l’étude, le corail, qui sert d’habitat à d’autres créatures marines, a été durement touché par la hausse des températures de l’eau consécutive au réchauffement climatique.

Terry Hugues, coauteur de l’étude et directeur du Centre d’excellence pour les études sur les récifs coralliens de l’université James Cook, a expliqué à l’Agence France-Presse que les plus menacés sont les coraux à branches, comme les tables de corail qui fournissent leurs cachettes aux poissons juvéniles. Les coraux les plus susceptibles de tenir le choc sont lisses, en forme de melon, a poursuivi le chercheur. Ces coraux n’ont pas trop de mal à construire leur squelette mais « ils ne sont pas très utiles pour l’habitat ».

Pendant le blanchissement de 2016, les coraux de la partie septentrionale de la Grande Barrière ont subi une vague de « morts catastrophiques », poursuit l’étude.


Le 19 avril
Simplicissimus (@simplicissimus)
https://seenthis.net/messages/688105
#it_has_begun - Seenthis

Just 90 companies are to blame for most climate change, this ’carbon accountant’ says | Science | AAAS
http://www.sciencemag.org/news/2016/08/just-90-companies-are-blame-most-climate-change-carbon-accountant-says

Roderick commissioned Heede to look at the entire fossil fuel industry. To make the project manageable, they limited it to companies that produced at least 8 million tons of carbon per year, the so-called “carbon majors.” The research took 8 years. Money from the original grant ran out, and after the crash of 2008 Heede’s consulting business collapsed. He maxed out his credit card, borrowed against his Colorado house, and scraped by, enlisting graduate students in several countries to photocopy and send him papers, which he checked and double-checked with a watchmaker’s precision. He filled shelves with binders of information and spent thousands of hours entering it into spreadsheets, working alone, often until midnight. “I take pleasure in that kind of stuff,” Heede says. “I like to pay attention to detail.”

#émissions_carbone #pollution #climat #industrie_pétrolière #visualisations

Tsunami blochérien

Le processus de #concentration dans la presse va de l’avant, avec l’annonce ce mercredi d’une reprise de la #Basler_Zeitung – actuellement en main de Christoph #Blocher – par #Tamedia. En échange, le tribun udéciste met la main sur le gratuit zurichois #Tagblatt_der_Stadt_Zurich, propriété du groupe de presse, ainsi que sur deux gratuits alémaniques. En Suisse romande, les tout-ménages #GHI et #Lausanne_Cités, à 50% détenus par Tamedia, pourraient eux-aussi tomber dans l’escarcelle de l’ex-conseiller fédéral.

Deux obstacles peuvent encore prétériter l’opération. Premièrement, la Commission de la concurrence (Comco) doit donner son feu vert. Le fera-t-elle, alors que Tamedia contrôle déjà 68% des quotidiens alémaniques et 40% de ceux de Suisse romande ? Sans oublier que le groupe pratique une politique de la terre brûlée en concentrant ses rédactions dans des #newsrooms uniques –l’une à Zurich, l’autre à Lausanne– au détriment de la #pluralité_de_l’information. Un certain pessimisme est de mise. Jusqu’à présent, la Comco n’a pas fait de la question de la pluralité des médias une priorité.

Deuxième incertitude : pour les deux gratuits romands, Tamedia n’est actionnaire qu’à 50%. Or, l’actuel partenaire, Jean-Marie Fleury, dispose d’un droit de préemption, comme il l’a opportunément relevé mercredi. En fera-t-il usage autrement que pour faire monter les enchères ?

Dans tous les cas, le sort des deux gratuits lémaniques ne devrait pas bloquer l’opération. Le noyau dur de l’échange est bien la reprise par Blocher du tout-ménage zurichois. Celui-ci fait d’ailleurs aussi office d’organe de communication de la Ville – un partenariat évalué à 800 000 francs –, ce qui pose aussi la délicate question de l’aide publique à la presse au bénéfice d’un multimilliardaire.

Globalement, le but de l’ex-conseiller fédéral #UDC consiste à se doter d’un réseau de titres servant de force de frappe idéologique. En termes industriels, la masse critique ainsi atteinte lui permettra aussi de mettre sur pied un réseau de portage à même de diffuser les publications de sa formation.

Du coup, les Romands risquent bien de devoir s’habituer à la #propagande servie à un rythme soutenu par le parti d’extrême droite qu’il affourage. A Zurich, les Verts ont déjà proposé un autocollant à poser sur sa boîte aux lettres aux plus rétifs à cette pollution idéologique. Mais cela risque de ne pas suffire à bloquer le raz-de-marée blochérien qui s’annonce.

https://lecourrier.ch/2018/04/18/tsunami-blocherien
#Christoph_Blocher #presse #journalisme #médias #Suisse #it_has_begun (depuis bien longtemps, mais c’est une autre petite pièce du puzzble)

World can limit global warming to 1.5C ‘without BECCS’ | Carbon Brief
https://www.carbonbrief.org/world-can-limit-global-warming-to-onepointfive-without-beccs

“Lifestyle changes for the globally high-consuming and emitting rich…are [a] fundamental part of the equation…This is not limited to individual dietary changes…[it] also includes significant transport and travel behavioural change, institutionalised longer durability of products, higher reusability of components, new materials and, overall, a circular economy.”

via @alicebell

UP Magazine - Le Gulf Stream se dérègle à toute vitesse. C’est une très mauvaise nouvelle.
http://up-magazine.info/index.php?option=com_content&view=article&id=7684:le-gulf-stream-se-de

On s’en doutait depuis plusieurs années mais aujourd’hui les scientifiques sont formels et c’est une première. Deux études viennent en effet d’être publiées simultanément dans la revue Nature. Elles constatent un dérèglement alarmant de la circulation des courants océaniques dans l’Atlantique, ceux qui contribuent à la régulation du climat mondial. Si nous avons un climat tempéré en Europe occidentale c’est grâce au Gulf Stream. Si sa circulation ralentit ou s’interrompt, les scientifiques n’osent en imaginer les conséquences. C’est pourtant ce qui est en train de se passer.

#Climat #Gulf_stream


Le 16 avril
Articles repérés par Hervé Le Crosnier (@hlc)
https://seenthis.net/messages/687114
#it_has_begun - Seenthis

A new study on increased snowfall in Antarctica shows the dramatic pace of climate change — Quartz
https://qz.com/1249126/a-new-study-on-increased-snowfall-in-antarctica-shows-the-dramatic-pace-of-clima

It may sound odd to hear news of more snow during a time when scientists keep uncovering more evidence that polar ice caps are melting, raising sea levels around the world. But it makes sense, and it’s not a good sign for the Earth. Warmer temperatures mean more moisture in the air, which creates better conditions for snow over Antarctica. So really, this is a sign of the same climate problems causing droughts, storms, and floods.

The findings may help answer a question scientists have had about the impact of snowfall on rapid climate change. Plainly put, would more snowfall in Antarctica slow the rise of sea levels by trapping water in the form of snow? The answer: Probably not. A 2012 study published in the journal Nature suggested more snow correlated with an increase in the rate at which ice breaks and floats away.

#climat #neige #antarctique

Avoid Gulf stream disruption at all costs, scientists warn | Environment | The Guardian
https://www.theguardian.com/environment/2018/apr/13/avoid-at-all-costs-gulf-streams-record-weakening-prompts-warnings-globa

“From the study of past climate, we know changes in the Amoc have been some of the most abrupt and impactful events in the history of climate,” said Prof Stefan Rahmstorf, at the Potsdam Institute for Climate Impact Research in Germany and one of the world’s leading oceanographers, who led some of the new research. During the last Ice Age, winter temperatures changed by up to 10C within three years in some places.

“We are dealing with a system that in some aspects is highly non-linear, so fiddling with it is very dangerous, because you may well trigger some surprises,” he said. “I wish I knew where this critical tipping point is, but that is unfortunately just what we don’t know. We should avoid disrupting the Amoc at all costs. It is one more reason why we should stop global warming as soon as possible.”

Oceanographer Peter Spooner, at University College London, shares the concern: “The extent of the changes we have discovered comes as a surprise to many, including myself, and points to significant changes in the future.”

A collapse in the Amoc would mean far less heat reaching western Europe and plunge the region into very severe winters, the kind of scenario depicted in an extreme fashion in the movie The Day After Tomorrow.

#réchauffement_climatique #it_has_begun

Climate Change Is Messing With Your Dinner
https://www.bloomberg.com/graphics/2018-climate-crops

The world’s dinner tables are seeing the impact of climate change.

As cold regions become warmer, and warm places hotter still, farming and fishing are shifting. An evolving climate means big changes for people who grow, catch and rear for a living, and everyone else who buys and eats what they produce.

There are winners and losers. There are rich-world problems (less cod, more lobster) and poor (drought and pestilence). There are threats to the quality of the world’s basic staples including wheat and corn, as well as such nation-defining luxuries as Bordeaux wine and Java coffee. And whether through dearth or deluge, supply shocks can shake up prices.

As temperatures rise, the best growing conditions for many crops are moving away from the tropics, and from lower lying land to cooler climbs. Fish and other underwater catches, too, are migrating to colder seas as their habitats warm.

#climat #nourriture

Avoid Gulf stream disruption at all costs, scientists warn | Environment | The Guardian

https://www.theguardian.com/environment/2018/apr/13/avoid-at-all-costs-gulf-streams-record-weakening-prompts-warnings-globa

Serious disruption to the Gulf Stream ocean currents that are crucial in controlling global climate must be avoided “at all costs”, senior scientists have warned. The alert follows the revelation this week that the system is at its weakest ever recorded.

Past collapses of the giant network have seen some of the most extreme impacts in climate history, with western Europe particularly vulnerable to a descent into freezing winters. A significantly weakened system is also likely to cause more severe storms in Europe, faster sea level rise on the east coast of the US and increasing drought in the Sahel in Africa.

#climat #conveyor_belt #océan

Climate change impacting fish reproduction in the Sundarbans: Study
https://india.mongabay.com/2018/04/12/climate-change-impacting-fish-reproduction-in-the-sundarbans-study

Some of West Bengal’s most-loved fish may go off the menu, thanks to climate change in the Sundarbans.

A team of researchers that is mapping biological sensitivity of certain fish species to climate change says increasing salinity and temperature in the Sundarbans estuary is messing up their reproductive behaviour and may also likely alter their abundance, factors that could wipe them out one day, they warn.

Spanning 10,000 square km along the coast of India and #Bangladesh, the Sundarbans represent the largest expanse of contiguous mangrove forests in the world. This globally significant ecosystem is situated in the Bay of Bengal, within the delta of the Ganges, Brahmaputra, and Meghna rivers.

The Indian Sundarbans archipelago acts as the “nursery” for nearly 90 percent of the aquatic species of eastern coast of India. It is the top producer of fish and prawn, with both districts (South and North- 24 Parganas) combined producing roughly 31 percent of the total inland fish/prawn production of West Bengal, a state iconic for its fish-eating habits. Sundarbans also satiates 15 to 20 percent of the state capital Kolkata’s fish requirement.

#Inde #mangrove #reproduction #salinité #climat

[Interview] Land degradation is affecting two-fifths of humanity
https://india.mongabay.com/2018/04/11/interview-land-degradation-is-affecting-two-fifths-of-humanity

Land use change is one of those terms that we read about frequently and gloss over it.

We read about lakes being converted to high rises, forests being turned farmland or grazing land, ponds being made into fisheries – all of this and more. It happens all the time, everywhere. Since we learnt how to grow food, we have been changing this planet’s surface. And over thousands of years, we have extracted, pulled, transformed and moulded land to our needs and benefits. All of this has led to the wide extent of land degradation that we are facing today – that is undermining the well-being of two fifths of humanity (i.e. 3.2 billion people), driving species extinctions and intensifying climate change. Vegetation loss, forest clearance, wetland drainage, grassland conversion, urban sprawl and pollution, are together leaving a deep impact on human health and happiness. We have substantially transformed 75% of our land surface, which will rise to 90% by 2050.

In the first such evidence-based assessment of land degradation and restoration released on March 26 in Medellin, Colombia, the Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services (IPBES) has concluded that land degradation has reached the point where it has become a major contributor to mass human migration and increased conflict. The three-year assessment report by IPBES, which is termed as the IPCC for biodiversity, was led by more than 100 leading experts from 45 countries, and distilled information from 3,000 scientific, governmental, indigenous and local knowledge sources. But all is not lost yet. The report emphasises that restoration can help keep our planet below the 2 degree increase on global temperatures, and that benefits are 10 times higher than the cost.

#sols #dégradation_des_sols #déforestation #conversion_des_sols #it_has_begun #effondrement #collapsologie #climat

#Gulf_Stream shutdown is a nightmare scenario that has been speculated about for a while. It is taking shape.

Atlantic’s circulation is weakest in 1600 years
https://www.scientificamerican.com/article/slow-motion-ocean-atlantics-circulation-is-weakest-in-1-600-year #climate #climat #courants #environnement

https://en.wikipedia.org/wiki/Shutdown_of_thermohaline_circulation

Gulf Stream current at its weakest in 1,600 years, studies show | Environment | The Guardian

https://www.theguardian.com/environment/2018/apr/11/critical-gulf-stream-current-weakest-for-1600-years-research-finds

The warm Atlantic current linked to severe and abrupt changes in the climate in the past is now at its weakest in at least 1,600 years, new research shows. The findings, based on multiple lines of scientific evidence, throw into question previous predictions that a catastrophic collapse of the Gulf Stream would take centuries to occur.

Such a collapse would see western Europe suffer far more extreme winters, sea levels rise fast on the eastern seaboard of the US and would disrupt vital tropical rains. The new research shows the current is now 15% weaker than around 400AD, an exceptionally large deviation, and that human-caused global warming is responsible for at least a significant part of the weakening.

#climate #conveyor_belt #gulf_stream #ipcc #giec #visualisation

The Climate “Doomsday” Is Already Here
https://www.filmsforaction.org/articles/the-climate-doomsday-is-already-here

What would you say if I told you that the climate crisis already happened? That real-world ecosystem collapse takes place at different times in different places. Billions of people have already...


Le 11 avril
filmsforaction [RSS] (@filmsforaction)
https://seenthis.net/messages/685712
#it_has_begun - Seenthis

New web maps tell full story of climate change - Geographical
http://geographical.co.uk/places/mapping/item/2684-new-web-maps-tell-full-story-of-climate-change

New interactive maps combine precipitation and temperature to show climate change in more detail, and can be used to compare climates worldwide

Climate change maps usually fall into one of two categories: maps that show changes in precipitation, and maps that show changes in temperature. Unfortunately, focusing on one of these factors only tells half of the story. For example, a map of global temperature increase would show a warming Arctic, but it would not show the decrease in rainfall predicted to impact West Africa. Now, researchers at the University of Cincinnati have created a map that shows both.

#climat #cartographie #impact_climatique



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