Du 3 au 9 février, Maison de la Grève.

US Apocalypse

Quelques jours pour penser depuis l'Amérique du Nord et Rennes Métropole la fin du monde, et son au-delà.

Viens !

C’est ainsi que s’achève l’Apocalypse de Jean, le dernier texte du nouveau testament chrétien, et que commence notre civilisation. Un mot qui donnera la tonalité de 2000 ans d’histoires.

Ce « Viens ! » la traversera, de part en part, et en profondeur.

Il annonce le retour imminent du Christ. Il marquera le signe de la fin des temps, l’instauration de la cité de Dieu, la victoire des bons sur les méchants pour les siècles des siècles. Mais il ne viendra pas. Ce sera le « Viens ! » du gouvernement, de la suspension. Le « Viens ! » d’un temps qui n’est pas là, d’un temps à venir. Et finalement, le « Viens ! » de la soumission au temps présent, en attendant. « Ils attendaient le retour du Christ, et c’est l’Eglise qui est venue ».

D’autres l’entendront comme un « Viens ! » gratuit, rageur et sensuel, mystique. Un appel à nous-même, ici-même, au soulèvement de l’âme. Un appel au présent, à ce qui est là, tellement proche, muré dans la routine de soi, dans la répétition du monde. Viens à moi. Viens en moi. Réveille-moi.

Pour d’autres encore, ce sera le « Viens ! » révolutionnaire. Un « Viens ! » qui appel, comme un mantra, un hymne ou un cri, pour tout changer, pour tous, définitivement. Viens en nous. Réveillons-nous.

Ces quelques jours pour penser et goûter avec ces possibilités du monde.

Viens !

Semaine US Apocalypse

Le programme est susceptible de changer.

Avant

- le 28 janvier 28h00 Lecture de Deleuze : « Nietzsche et Saint-Paul, Lawrence et Jean de Padmos », préface de Apocalypse de D.H. Lawrence. "La modernité de l’Apocalypse est moins dans les catastrophes annoncées que dans « l’instauration démente d’un pouvoir ultime, judiciaire et moral »" .

Pendant

- le 3/02 : 20h30 | PROJECTION
Las Vegas Méditations, en présence du réalisateut Florent Tillon. « Ville du degré zéro de l’urbanité, de l’architecture et de la culture, ville du degré zéro de la sociabilité, de l’art et de la pensée. Ville du trop qui devient sans, de l’excès qui se mue en défaut, de la profusion qui tourne en privation. » Bruce Bégout - Zeropolis

- le 4/02 : 20h30 | PRESENTATION
Messianisme, rédemption et métamorphose. Analyse de l’inspiration apocalyptique dans les différents courants messianiques, bouleversés par la kabbale lourianique et Sabbataï Tsévi, et dont les conséquences courent jusqu’à nous qui en racontons l’histoire.

- le 5/02 : 20h30 | PRESENTATION
Anthropocène : analyse de l’effondrement de la civilisation (USA). Bienvenue à l’ANTHROPOCÈNE : l’ère dans laquelle les humains sont devenus une force assez puissante pour dissoudre la société humaine elle-même, rivalisant avec celle d’un super-volcan ou d’une astéroïde.

- le 6/02 : 15h00 | PRESENTATION
Fukushima. Vers le nord ou vers l’ouest : à la recherche d’un paradis en enfer (qui n’existe pas) (JAPAN). Le meilleur moyen de faire face à l’accident nucléaire, c’est de partir : tu abandonnes la terre contaminée et recommences une nouvelle vie ailleurs.

- le 6/02 : 20h30 | FILM
Detroit ville sauvage, en présence du réalisateur Florent Tillon. Bienvenu à Détroit, capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. Ici, un nouveau mode de vie prend forme, et même si les graffitis annoncent des jours apocalyptiques, il n’y a aucune raison de paniquer. Résurrection urbaine après le désastre invisible du XXIe siècle.

- le 7/02 : 19h00 | APERO
Apéro survivaliste : dégustation d’insectes.

- le 7/02 : 20H30 | DISCUSSION
Fictions apocalyptiques. La guerre des usages politiques de cet imaginaire décisif.. L’apocalypse présente n’est pas le début de la fin, mais son ajournement perpétuel. La crise permanente n’est plus la crise classique qui signifiait “moment décisif”, fin de la suspension, mort ou salut, c’est l’état du monde, et de sa gestion.

- le 8/02 : 20h00 | FILM + CONCERT
Projection (Unclear holocaust) et Concert (Kawaii mort) dans un lieu tenu secret augmentant ses chances de survie face à l’apocalypse.

Après

- A des dates non définies : Visite de la tenture de l’Apocalypse au château d’Angers - http://angers.monuments-nationaux.fr/ et cours sur l’icônographie Apocalyptique. Si vous voulez être tenu au courant ou proposer des films, des ateliers, des discussions... Faites-nous signe.



mardi Janvier 2014
18h 00

« Nietzsche et Saint-Paul, Lawrence et Jean de Padmos », préface de Deuleuze à Apocalypse de D.H. Lawrence


Lecture


En écrivant son commentaire de l’Apocalypse, DH Lawrence renverse l’idée qu’on se fait communément du christianisme : ce qu’il prône n´est pas la bonté et le renoncement au pouvoir du Christ ; L´Apocalypse est le récit des faibles — les premiers Chrétiens — qui veulent s´emparer un jour du pouvoir des forts symbolisé par Babylone, c´est-à-dire Rome. D’après Gilles Deleuze, la modernité de l’Apocalypse est moins dans les catastrophes annoncées que dans " l’instauration démente d’un pouvoir ultime, judiciaire et moral. "



lundi Février 2014
20h 30

Las Vegas Méditations


Projection


Entre vacarme de moteurs endiablés et figures acrobatiques extrêmes, des motos surgissent du désert et nous emmènent sur l’autoroute de Vegas.Sur le panneau « Welcome » de la ville, des bancs de touristes se prennent en photo à la chaîne.Dans un bar paumé, un col blanc trentenaire habillé en fan de Trash Metal se demande si sa vie n’est pas une blague. Son brillant groupe de Metal post-apocalyptique Dead Neon en est à sa deuxième démo, il se dit que c’est un début.

Entre ses banlieues abandonnées, l’épuisement radical de ses ressources naturelles, l’immoralité permanente de sa culture,Las Vegas est devenu la ville de la fin du monde, cristallisant toutes nos angoisses, fascinante Babylone de carton-pâte.

Que devient le sens de l’existence lorsque l’on vit dans une ville condamnée à disparaître ? Comment envisage-t-on l’avenir ? Comment est-ce que l’on s’y prépare ?



mardi Février 2014
20h 30

Messianisme, rédemption et métamorphose


Présentation


Au premier chapitre de son ouvrage décisif sur le messianisme juif, Scholem distingue les deux courants essentiels de ce mouvement protéiforme, à la fois religieux et politique : d’un côté, un courant restaurateur, visant au rétablissement du royaume - perdu et détruit - d’Israël ; et, de l’autre, un courant utopique, aspirant à un monde totalement inédit, entièrement nouveau quant à ses formes et quant à ses bases, un monde intégralement rédimé, transformé, métamorphosé.

Ces deux courants se nourrissent à une même source, celle de la tradition prophétique, d’où provient en partie ce qui fut d’abord une doctrine mystique : l’apocalyptique. Cette distinction entre un courant restaurateur et un courant utopique au sein du messianisme juif s’est progressivement muée en une division radicale. C’est cette division qu’il nous faut à nouveau divisé : il s’agit, pour nous, de voir ce qui appartient à l’élément apocalyptique, d’un côté, et ce qui relève de l’élément messianique proprement dit, à partir d’une nouvelle définition du messianisme.

Cette notion connaît un très profond bouleversement grâce aux efforts d’une nouvelle école de la kabbale juive, - qui en figure également le couronnement, - celle d’Isaac Louria, au XVIème siècle. C’est cette kabbale qui, à un siècle de distance, a inspiré l’extraordinaire mouvement messianique de Sabbataï Tsévi, au cours du XVIIème sicèle, et dont les conséquences ont couru jusqu’à la Révolution française - et jusqu’à nous, qui en racontons l’histoire.



mercredi Février 2014
20h 30

L’Anthropocène ("Jusqu’ici tout va bien mais ça pourrait bien être la fin du monde")


Présentation


Les glaciers fondent, Le Soudan, l’Égypte, la Syrie sont en flammes et partout des selfies font face à la dissolution du soi en attendant le grand déluge, une cohorte de zombies ou le prochain ouragan Sandy ou Katrina. Bienvenue à l’ANTHROPOCÈNE : l’ère dans laquelle les humains sont devenus une force assez puissante pour dissoudre la société humaine elle-même, rivalisant avec celle d’un super-volcan ou d’une astéroïde. Les humains, c’est à dire une entité capable de déchaîner des septillions de kilojoules d’énergie terrestre en un instant.

Cette discussion traitera de notre époque : une époque géologique nouvelle au cours de laquelle les humains ont eu un plus grand impact stratigraphique sur la Terre que tout autre processus ou forme naturel. Peuplant cet ère, notre civilisation s’acharne à rester viable, travaillant sans répit à maitriser l’environnement aussi bien qu’elle-même... et toujours au delà de ses propres limites. Le concept d’anthropocène n’annonce pas le triomphe de l’humanité mais son épuisement (du moins dans la forme dans la quelle elle se maintient). Marqué par la fonte de kilomètres de glace, des grandes tranches de côte avalées par la mer, la croissance du désert, l’expansion du flux phamaceutique (pour les humains, les animaux domestiques, les plantes), et l’existence même du film Her, l’Anthropocène s’approprie tout et dans ce mouvement fait grandir le désastre. Cela constitue le tissu et l’environnement de notre vie. L’intervention sera une lecture métaphysico-historique de “l’âge de l’homme”. Nous tenterons un examen post-mortem des infrastructures, peuples, et cours d’eau que les géologues, sous le concept d’anthropocène, se sont mis à étudier comme s’il s’agissait de rochers, de fossiles d’une civilisation morte. Un objectif clé de cette discussion sera de commencer à mettre en mots le sentiment commun qui nait de cette analyse pour lui donner une consistance concrète, élaborer un langage, des paramètres, et une stratégie pour affronter cette nouvelle réalité. Nous voulons forcer cette question : Étant donné que nous habitons dans une ruine, COMMENT VIVRE DANS UNE RUINE ?



jeudi Février 2014
15h 00

Fukushima. Vers le nord ou vers l’ouest : à la recherche d’un paradis en enfer (qui n’existe pas)



Le meilleur moyen de faire face à l’accident nucléaire, c’est de partir : tu abandonnes la terre contaminée et recommences une nouvelle vie ailleurs. Mais c’est pas évident. On va discuter cette difficulté dans le contexte de Fukushima en examinant un livre de Rebecca Solnit, *A Paradise Built in Hell : The Extraordinary Communities That Arises in Disaster *(2010, non traduit en français).



jeudi Février 2014
20h 30

Détroit ville sauvage


Projection


Bienvenu à Détroit, capitale du crime où l’herbe pousse sur les parkings et où les bâtiments s’effondrent. Ici, un nouveau mode de vie prend forme, et même si les graffitis annoncent des jours apocalyptiques, il n’y a aucune raison de paniquer. Detroit Ville Sauvage observe avec intelligence, coolitude, philosophie et distance, les changements dans les paysages urbains à ce moment historique où le “post” s’écrit avant “utopie” ou “dollar”.

D’invisibles désastres ont ruiné la ville. Tout ce qui reste sont des spots radio pour lutter contre l’endettement, des gangs de chiens errants, et un mystérieux tas de bibles calcinées. Mais au delà de ça, les gens ont commencé à se réorganiser en sociétés autonomes, où les pionniers font pousser des légumes et croient de nouveau au futur. Florent Tillon dirige sa camera sélective vers où les nouvelles idées poussent, parmi les ruines du 20ième siècle et de son “progrès éternel”. Et rien que de savoir que quelque chose de nouveau est en train de se passer est déjà en soi une bonne nouvelle…



vendredi Février 2014
19h 00

Dégustation d’insectes


Apéro survivaliste




vendredi Février 2014
20h 30

Fictions apocalyptiques. La guerre des usages politiques de cet imaginaire décisif.


Discussion


L’apocalypse présente n’est pas le début de la fin, mais son ajournement perpétuel. La crise permanente n’est plus la crise classique qui signifiait “moment décisif”, fin de la suspension, mort ou salut, c’est l’état du monde, et de sa gestion. Elle est fin sans fin, apocalypse durable, suspension indéfinie, différemment efficace de l’effondrement effectif, et pour cela état d’exception permanent.

La fiction Apocalyptique (et sa version capitaliste, de la « crise ») qu’elle soit dans la bouches des gouvernants ou des réalisateurs de films est une opération politique à plusieurs étages :

Déstabilisation. Les effondrements boursiers du monde, la mise en cessation de paiement de pays entiers, l’instabilité planétaire la plus fracassante ne doivent pas nous abuser : il n’y a pas présentement de crise du capitalisme en tant que commandement politique global. Ce qu’il y a, c’est un discours capitaliste de la crise, qui forme depuis les années 1970 une nouvelle technique de gouvernement. « Prévenir par la crise permanente toute crise effective ». Cela s’apparente, à l’échelle du quotidien, à la pratique contre-insurrectionnelle bien connue du « déstabiliser pour stabiliser », qui consiste pour les autorités à susciter volontairement le chaos afin de rendre l’ordre plus désirable à la population que la révolution.

Dépolitisation. Dans sa version apocalyptique, le changement vient d’un ailleurs totalement étranger : comète, martiens, dieux, zombies. Parfois plus familier : cataclysme climatique, guerre nucléaire, épidémie. Il en est de même quand il s’agit de la « crise » : marchés, spéculateurs, étrangers ou encore fainéantise. Au final le même effet : les changements majeurs de sont pas l’œuvre des hommes et si elles le sont, c’est contre leur volonté et à leurs dépends. Notre seule attitude possible est la réaction, et au pire l’attente. Et d’ici là, passer le temps.

Anticipation. Dans le même temps, les gouvernements travaillent à une ingénierie toujours plus fine permettant à leur pouvoir et à l’économie de perdurer, quoi qu’il se passe. Pensant les iunfrastructures de communications, de transports ou énergétiques, la résilience devient la science d’un gouvernement durable (face au catastrophe) et diffus (pour tenir, la décentralisation est plus efficace).

Maintenant.

Que peut-on apprendre de ce mouvement ? Comment s’en inspirer, le contrer ? Est-ce qu’une modification des formes de pouvoir appelle une modification des formes de résistances ?

Comment dans la catastrophe qui vient et qui ne vient jamais, dans cette catastrophe d’un temps qui n’est pas vraiment là, faire durer et consister un temps présent ? Comment dans un embrassement, résister à la fatigue et à la peur, le faire durer ? Comment le susciter ?

Comment ne pas revenir à la normale ? Comment s’épaissir ?



samedi Février 2014
20h 00

Unclear Holocaust


Projection


Dans un lieu tenu secret augmentant ses chances de survie face à l’apocalypse.

Détourné par le L’anti-banalité syndicat. 65 mins U.SS.A.

(Tout le contenu du film est protégé par le Fair Use Clause of the Copyright Act of 1976.) Unclear Holocaust est une longue autopsie du fantasme hollywoodien de la destruction de New-York glanée à travers une cinquantaine d’importants bluckbusters détournés pour réaliser une orgie ininterompue d’images de génocide. C’est un assemblage sans précédent d’énormes doses de capital et de propriété privée et tout ça dans un même film, qui, grâce à la mystérieuse efficacité de sa narration finit par s’anéantir dans un flots de feu, d’eau et d’aéronautique

A.B.U. Communiqué #1
« Un film Terroriste qui cambriole la propagande américaine et explose sur New-York. Tout est anéantit et le monde applaudit. A travers une cinquantaine de blockbusters détournés de leur prétention demokratique, on voit le Cinéma tel qu’il est : une anihilation sans retour, le fantasme d’auto-génocide de masse d’un monde dépressif et mégalomaniaque . L’écran se lève sur l’obscène derrière chaque image. Les personnages et la narration brûlent dans les mouvements brutaux d’une caméra psychotique d’où émane toute la violence. La mise en scène fait l’inventaire de l’arsenal visuel de la domination, enumérant et mesurant la puissance des armes du Spectacle. Le complexe militaro-hollywodien les utilise avec une rigueur exemplaire afin de lancer une attaque pour se prémunir de son ombre, le Terroriste. Et, comme dans toutes les rencontres avec son double, le protagoniste finit par s’auto-détruire. »



samedi Février 2014
22h 00

Kawaii mort


Concert


Dans un lieu tenu secret augmentant ses chances de survie face à l’apocalypse.



texte

On connaît l’apocalypse comme le dernier concept coolifié d’une époque en ruine. Partout on nous dit que la fin est proche. Les chrétiens nous bassinent avec leur mythe salvateur et les forces antagonistes ne cessent de prédire l’effondrement de la civilisation, une sorte de croyance en la rupture, oui, on y a cru un moment parce que les mythes nous atteignent encore. Mais on constate aussi que le monde n’en finit pas, de s’effondrer. Que c’est bien ce sur quoi les nouvelles formes de gouvernementalités sont constituées, sur l’effondrement. Gouverner cet effondrement de catastrophe en catastrophe, de misère existentielle en misère existentielle.

Nous vivons dans une époque en ruine et qui se porte bien. Les ruines sont l’esthétique, le décor au milieu duquel le monde suit sont cours. Je n’ai jamais foutu les pieds à Détroit et pourtant les ruines de cette ville ont déjà colonisé mon imaginaire, je me demande bien si on peut y traîner sans y croiser un photographe. Un nouveau lieu branché s’est formé au sein du ghetto, une sorte de musée à ciel ouvert du post- apocalyptique.

Les américains sont des milliers à se préparer à une catastrophe naturelle ou non, une de celle qui ravagerait la côte Est, une attaque de terroristes ou de zombies. Les « preppers », un mouvement de préparation dans l’attente, celle d’avoir l’opportunité de devenir le héros de sa propre vie, d’avoir le premier rôle de tous ces films hollywodiens catastrophistes que la planète bouffent en permanence. Paraîtrait qu’à Vegas y’a des magasins spécialisés dans la revente de balle anti-zombie, sérieux ? Las Vegas qui en attendant s’apprête à vivre une pénurie de flotte, et regorge de groupe de Métal aux paroles scandant la fin du monde.

Se remettre de Fukushima est un bien grand mot. Les gouvernements ont trouvé dans certaines catastrophes de grandes opportunités de perfectionnement, un réaménagement du territoire, un test de fonctionnement d’une infrastructure ou d’une stratégie de contre-insurection... Pour autant cela reste des catastrophes limitées dans le temps, un ouragan, un raz de marée, un crash économique. Fukushima c’est l’éternité. Fukushima nous montre combien il n’y a pas d’autre monde possible que celui qui est là, pourri par les radiations. De toute façon qui peut encore aujourd’hui se targuer de changer le monde ? Le déclin des contre-sommets nous en donne une certaine preuve. L’alternative maintenant c’est la connexion, la circulation ininterrompu des flux : les assemblées d’Occupy sur tweeter, le cabinet d’Obama qui pense sérieusement à la cyberdémocratie et Google qui se vante de pouvoir négocier son propre Etat où leur plate-forme serait le nouveau pouvoir.

Et merde on peut même plus avoir un bon vieux black out sans que les black Berry continuent à assurer les communications.

Difficile de mêler Apocalypse et devenir révolutionnaire. Peut être qu’il nous faudrait s’attacher à ce qu’il y a de devenir dans ce goût pour le black out. Imaginez les transports parisiens. Un parisien ça passe son temps à être transporté. On dit bien « transporté » comme un paquet. Je te raconte pas le nombre d’heures par jour à être complètement absent. Transporté comme un paquet, et là une panne de métro. Des centaines de paquets bloqués dans les sous-sols de Paris. Mais comme le paquet c’est pas qu’un paquet, le paquet quand il est bloqué il se réanime. Il commence à vivre dans cette nouvelle temporalité, une présence recouvrée, ici/ maintenant. Imaginons si le 4G n’avait pas permis que plus de la moitié des New Yorkais vivent leur ouragan Sandy derrière leur ordinateur à tweeter, retweeter et facebooker encore.

Si on aime le bordel, si on trip sur le black out, c’est qu’on croit à d’autres temporalités que le temps linéaire, que celle du but à atteindre. On croit à d’autres types de présences que celle qui attend de nous d’être des individus connectés, fascinés par la fluidité des métropoles radieuses, ceci est un mythe, explosons le, tout comme celui de la fin du monde.

La fin du monde n’arrivera pas dans un grand éclat spectaculaire, il n’y aura pas de grand soir suffisant, il n’y a pas la fin du monde puis son après. Il n’y a pas de paradis à nous attendre. La révélation on l’imagine maintenant et tout le temps. Fini d’attendre le moment où se serait tellement le bordel que la perspective d’aller bosser serait le truc le plus stupide à faire. Trouvons nous.

Bibliographie

Norman Cohn, Les Fanatiques de l’Apocalypse

L’incendie millénariste, disponible en pdf ici

Jacob Taubes, L’Eschatologie occidentale

Yves Christe pour les premiers siècles chrétiens et la canalisation institutionnelle de l’apocalypse

Daniel Arasse, Le Portrait du Diable

Jérôme Baschet, Justice de l’au-delà, sur le purgatoire, le Jugement dernier

Donald Weinstein sur Savonarole

Caroline Walker Bynum, Fragmentation and Redemption

Millard Meiss, The Black death sur les peintres et la peste à Florence

Joachim de Flore est l’auteur qui a réouvert la possibilité millénariste après l’identification par Augustin de l’Église et du millénaire. Voilà un site avec les diagrammes de ses manuscrits (diagramme de la progression historique des trois âges de l’histoire sur le modèle trinitaire et achevépar l’âge du Saint-Esprit).

Nouvelles du monde

Les messages qui suivent sont issus du réseau social Seenthis.net . Celui-ci permet "du short-blogging sans limite de caractères. De la recommandation de liens. Des automatismes pour rédiger facilement vos messages. Des forums sous chaque billet. De la veille d’actualité. Une thématisation avancée."

Ces message arrivent tout seuls ici et sont là pour donner un peu une actualité et une ambiance de ce qui se passera dans la semaine.

Vous pouvez en rajouter en vous inscrivant sur seenthis et en ajoutant les tags #it_has_begun, #apocalypse, #fukushima ou #ghost dans votre message.

Résurrection du mythique minibus Volkswagen en version tout électrique autonome. Pour l’instant, juste un #concept_car

Auto show concepts: Would you build them or forget them? - The Washington Post
https://www.washingtonpost.com/business/technology/auto-show-concepts-would-you-build-them-or-forget-them/2017/01/14/ebe3d60e-da6f-11e6-a0e6-d502d6751bc8_story.html

https://img.washingtonpost.com/rf/image_1484w/2010-2019/Wires/Online/2017-01-14/AP/Images/Auto_Show-Build_It_or_Bag_It_80261.jpg-eda66.jpg
Tony Ding, File/Associated Press

In a Jan. 9, 2017, file photo, Herbert Diess, chairman of the Volkswagen brand, poses with the #I.D._Buzz all-electric concept van, at the North American International Auto Show, in Detroit. The I.D. Buzz seats up to eight and lets the driver’s seat face the rear when the minivan is in self-driving mode. VW minibuses haven’t been sold in the U.S. since the 1970s, but the company has released several concepts over the years that take their styling cues from the beloved minibus.


Le 15 janvier
Simplicissimus (@simplicissimus)
https://seenthis.net/messages/560674
city:detroit - Seenthis

P.R.O.U.G. #19
http://www.radiopanik.org/emissions/p-r-o-u-g-/p-r-o-u-g-19

L’année 2017 va commencer très fort dans le Psychedelic Radioshow Obviously UnderGround !!

Nous recevrons nos voisins lillois #Matibhrama juste avant leur départ pour le Sri Lanka où ils joueront notamment au Atman Festival !

Après la traditionnelle interview qui nous permettra de vous les faire découvrir, on va se mettre en 4 pour arriver à les sonoriser correctement afin qu’ils puissent nous offrir quelques morceaux en live : une grande première dans l’émission !

#BMSS_Records #Ethno_trance #Serotonine #P.R.O.U.G. #Pablo_Restobar #Mécou_Yenski #Fukushima #Orcades_Production
http://www.radiopanik.org/media/sounds/p-r-o-u-g-/p-r-o-u-g-19_03153__1.mp3


Le 13 janvier
Radio Panik (@radio)
https://seenthis.net/messages/560225
#fukushima - Seenthis

Le littoral français recule de manière accélérée
http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/01/12/le-littoral-francais-recule-de-maniere-acceleree_5061289_3244.html#6ew37RRKF

Un rempart contre l’océan… Cette parade illusoire ne convainc plus, alors que la puissance de l’érosion à l’œuvre sur une bonne partie des quelque 20 000 km de littoral français, alliée à la montée des eaux, fait reculer les dunes, effrite les falaises, engendre éboulements et submersion marine. Le rythme du changement est encore loin d’être connu partout, mais l’expertise progresse. L’inquiétude aussi : au moins 22 % des côtes reculent, de 10 cm jusqu’à 8 m par an en moyenne.

Aucun département côtier n’est épargné. La quasi-totalité des falaises de Seine-Maritime, par exemple, reculent. Sous l’effet répété de la houle, des tempêtes, du manque de sédiments et des déséquilibres produits par les ports, barrages et autres digues, 142 communes enregistrent un retrait de 50 cm par an, et dix-neuf de plus de 3 m, tandis que des fonds d’estuaire gagnent quelques centimètres.

#climat #montée_des_eaux #paywall

ELO#261 - George Michael et la Politique !
Dror, Entre Les Oreilles, le 11 janvier 2017
http://entrelesoreilles.blogspot.ca/2017/01/elo261-george-michael-et-la-politique.html

C’est un défi que je me suis lancé, d’écrire un article sur George Michael et la Politique...

–Praying for Time (1990) :
https://www.youtube.com/watch?v=goroyZbVdlo

–Shoot The Dog (2002 et 2007) :
https://www.youtube.com/watch?v=ABhZQ_VRbsQ
https://www.youtube.com/watch?v=CKQWZy1J8OY

–Interview (2003) :
https://www.youtube.com/watch?v=R1lpyWnkuR0

#Musique #Musique_et_politique #George_Michael #died_in_2016 #Irak #Palestine

et #it_has_begun :
https://seenthis.net/messages/545774


Le 12 janvier
Dror@sinehebdo (@sinehebdo)
https://seenthis.net/messages/559701
#it_has_begun - Seenthis

Dieselgate : le FBI arrête un dirigeant de #Volkswagen aux #Etats-Unis
http://www.turbo.fr/actualite-automobile/823460-dieselgate-fbi-dirigeant-volkswagen-etats-unis

Dimanche soir, lors de l’ouverture du célèbre salon automobile américain de Detroit, Herbert Diess, président de la marque Volkswagen (et non du groupe qui porte le même nom, et rassemble toutes les autres marques détenues par le constructeur allemand), a été interrogé par la presse sur l’éventualité que d’autres ingénieurs maison soient interpellés aux Etats-Unis. Il lui a également été demandé si certains dirigeants du groupe n’évitaient pas les Etats-Unis, pour ne pas être interpellés dans le cadre de l’enquête en cours...

Ils n’ont pas la chance d’être banquiers.

1月9日のツイート
http://twilog.org/ChikuwaQ/date-170109

Top story: How to Destroy the Business Model of Breitbart and Fake News www.nytimes.com/2017/01/07/opi…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 09:30:47

The latest Papier! paper.li/ChikuwaQ/13277… Thanks to @Malcohen_X @OUPPhilosophy @PFRunner #mustread #ycrazymind posted at 09:13:31

Top story: ZinPea on Twitter: "Ever wanted to take photos of #real #ghosts i’m … twitter.com/i/web/status/8…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 05:30:33

Top story: Norm Eisen on Twitter: "Mitch McConnell to Reid in 2009: nominee "fi… twitter.com/NormEisen/stat…, see more tweetedtimes.com/ChikuwaQ?s=tnp posted at 01:31:15

キーツは、ギリシアの壺の詩を書いた。 posted at (...)


Le 9 janvier
Quad @ Tokyo (@quad)
https://seenthis.net/messages/558757
#ghost - Seenthis

https://youtu.be/6m87WvCALMQ

#fétichisme de l’#inflation.
https://en.wikipedia.org/wiki/Body_inflation

Body inflation is the practice of inflating or pretending to inflate a part of one’s body, often for sexual gratification. It is commonly done by inserting balloons underneath clothes or a skin-tight suit and then inflating them. Some people have specially made inflatable suits, commonly made from latex rubber, to make themselves bigger all over. One of the best-known examples is Mr Blowup,[1] who appears in the Deviant Desires book.[2] He wears air-inflated double-skinned latex suits, and has made a number of TV appearances in the UK, including Eurotrash.[3] Sometimes the body is actually inflated also, such as by enema or drinking large amounts of liquid.


Le 7 janvier
gwyneth bison (@tintin)
https://seenthis.net/messages/558468
#it_has_begun - Seenthis

« Fins du monde » de #Christophe_Deleu et #Marine_Angé (La Revue des Podcasts #1)
http://syntone.fr/fins-du-monde-de-christophe-deleu-et-marine-ange-la-revue-des-podcasts-1

Pour ce premier numéro de La Revue des Podcasts et nos tout débuts en podcast, nous commençons par la fin… ou plutôt par Fins du monde , une fiction de Christophe Deleu et Marine Angé. Une fois par mois environ, nous troquons nos claviers pour des micros, afin de vous proposer la chronique d’un podcast récent.

https://soundcloud.com/larevuedespodcasts/lrdp1-fins-du-monde-de-christophe-deleu-et-marine-ange

Écoutez Fins du monde de Christophe Deleu et Marine Angé, diffusée le 2 janvier 2017 sur la #RTBF#La_Première et en replay pendant 30 jours seulement :
http://www.rtbf.be/auvio/detail_par-oui-dire?id=2170463

http://podaudio.rtbf.be/pod/lp-pod_par_ouc3af-dire_27112525.mp3

#audio #création_sonore #fiction_radio

Faut-il être optimiste ou pessimiste sur le changement climatique ?
http://e-rse.net/pessimiste-optimiste-changement-climatique-rechauffement-23724
http://e-rse.net/wp-content/uploads/2017/01/Pessimiste-optimiste-changement-climatique.jpg

On dit souvent qu’il vaut mieux être optimiste plutôt que pessimiste et démoralisant sur le changement climatique. Mais a-t-on raison de raisonner ainsi ? Et s’il valait en fait mieux être pessimiste sur le réchauffement climatique ?

#changement_climatique #collapsologie
#optimisme #pessimisme #réalisme

En résumé, les données sont claires : la situation est catastrophique. Cela ne fait pas forcément la une des débats publics, mais de plus en plus de scientifiques sérieux (la NASA, des scientifiques mandatés par l’Etat britannique, des chercheurs de l’Université Paul Sabatier de Toulouse) montrent que le changement climatique a dans le passé contribué à la chute de certaines civilisations, mais surtout que les changements accélérés que nous vivons actuellement pourraient, d’ici 2040, mener à une grave crise générale de nos sociétés. Autrement dit, à cause du changement climatique, nos sociétés pourraient s’effondrer bien plus tôt que l’on croit.

One of Biggest Icebergs Ever Recorded Expected to Break Off from Antarctica – gCaptain
https://gcaptain.com/one-of-biggest-icebergs-ever-recorded-expected-to-break-off-from-antarctic

https://i2.wp.com/gcaptain.com/wp-content/uploads/2017/01/Ice-rift.jpeg
A close-up of the rift on the Larsen C ice shelf.
Photo: Swansea University

A giant iceberg the size of Delaware is expected to break away from the Antarctic peninsula, so big it’s likely to be one of the biggest iceberg calving events ever recorded, scientists said Friday.

Researchers at the Swansea University’s College of Science in Wales have been watching the the rift in the Larsen C ice shelf for several years now. The researchers said today the long-running grew suddenly in December and there’s now just 20km of ice keeping the 5,000 sq km piece of ice from floating away.

https://i0.wp.com/gcaptain.com/wp-content/uploads/2017/01/Larsen-C-ice-shelf.jpeg


Le 7 janvier
Simplicissimus (@simplicissimus)
https://seenthis.net/messages/558341
#it_has_begun - Seenthis

No longer ‘Mayberry’ : A small Ohio city fights an epidemic of self-destruction - The Washington Post
https://www.washingtonpost.com/national/health-science/no-longer-mayberry-a-small-ohio-city-fights-an-epidemic-of-self-destruction/2016/12/29/a95076f2-9a01-11e6-b3c9-f662adaa0048_story.html
https://img.washingtonpost.com/rf/image_1484w/2010-2019/WashingtonPost/2016/12/19/Others/Images/2016-12-19/chillicothe15367_3copy_copy.JPG

Residents often blame the drug problem on “the 23 pipeline,” a reference to Route 23. The highway brings in dealers from Columbus and Detroit to the north. To the south is Portsmouth, on the Ohio River. Once famous for shoe factories, Portsmouth is now better known as the setting of “Dreamland,” the acclaimed book by Sam Quinones that described how the proliferation of pain clinics (known as “pill mills”) helped create the opioid epidemic.

#beau #reportage sur une petite ville de l’Amérique profonde, où une vague de #drogue (et de #fentanyl) a suivi une vague de prescription #pharma

Palmarès des villes états-uniennes pour les #punaises

Cities with the most bed bugs : Does your hometown rank ? | Fox News
http://www.foxnews.com/health/2017/01/04/cities-with-most-bed-bugs-does-your-hometown-rank.html

http://a57.foxnews.com/images.foxnews.com/content/fox-news/health/2017/01/04/cities-with-most-bed-bugs-does-your-hometown-rank/_jcr_content/par/featured-media/media-0.img.jpg/876/493/1483550542495.jpg

For the first time, Baltimore has topped pest control company Orkin’s list of top 50 cities with the most bed bug treatments, a ranking based on national home and commercial treatment data from Dec. 1, 2015 to Nov. 30, 2016.
[…]
1. Baltimore (+9)
2. Washington, D.C. (+1)
3. Chicago (-2)
4. New York
5. Columbus, Ohio
6. Los Angeles (-4)
7. Detroit
8. Cincinnati
9. Philadelphia (-3)
10. San Francisco-Oakland-San Jose (+4)
[…]


Le 5 janvier
Simplicissimus (@simplicissimus)
https://seenthis.net/messages/557544
city:detroit - Seenthis

Trier, manger bio, prendre son vélo… ce n’est pas comme ça qu’on sauvera la planète - Bibliobs - L’Obs
http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20161229.OBS3181/trier-manger-bio-prendre-son-velo-ce-n-est-pas-comme-ca-qu-on-sa
http://referentiel.nouvelobs.com/file/15800833-trier-manger-bio-prendre-son-velo-ce-n-est-pas-comme-ca-qu-on-sauvera-la-planete.jpg

Le capitalisme ne se définit-il pas justement par le mépris des dommages collatéraux ? Dans une logique où seul le profit importe, les dégâts écologiques ne sont pas inclus dans les coûts de production et sont en principe ignorés. Même les tentatives de taxation des pollueurs ou de mise à prix des ressources naturelles (y compris l’air) sont vouées à l’échec. Pour établir un nouveau mode d’interaction avec notre environnement, il faut un changement politico-économique radical, ce que Sloterdijk appelle « la domestication de la bête sauvage Culture ».


Le 4 janvier
Agnès Maillard (@monolecte)
https://seenthis.net/messages/557272
#it_has_begun - Seenthis

​The age of humanism is ending | Opinion | Analysis | M&G

http://mg.co.za/article/2016-12-22-00-the-age-of-humanism-is-ending

C’est #achille_Mbembe qui le dit

http://cdn.mg.co.za/crop/content/images/2016/12/21/graphic-mbembe-1000px_landscape.jpg/1280x720

There is no sign that 2017 will be much different from 2016.

Under Israeli occupation for decades, Gaza will still be the biggest open prison on Earth.

In the United States, the killing of black people at the hands of the police will proceed unabated and hundreds of thousands more will join those already housed in the prison-industrial complex that came on the heels of plantation slavery and Jim Crow laws.

Europe will continue its slow descent into liberal authoritarianism or what cultural theorist Stuart Hall called authoritarian populism. Despite complex agreements reached at international forums, the ecological destruction of the Earth will continue and the war on terror will increasingly morph into a war of extermination between various forms of nihilism.

Inequalities will keep growing worldwide. But far from fuelling a renewed cycle of class struggles, social conflicts will increasingly take the form of racism, ultra nationalism, sexism, ethnic and religious rivalries, xenophobia, homophobia and other deadly passions.

The denigration of virtues such as care, compassion and kindness will go hand in hand with the belief, especially among the poor, that winning is all that matters and who wins — by whatever means necessary — is ultimately right.

With the triumph of this neo-Darwinian approach to history-making, apartheid under various guises will be restored as the new old norm. Its restoration will pave the way to new separatist impulses, the erection of more walls, the militarisation of more borders, deadly forms of policing, more asymmetrical wars, splitting alliances and countless internal divisions including in established democracies.

#it_has_begun

#Bure dans @daysjapan_yoko , bientôt un jumelage avec #Fukushima ? La lutte s’internationalise ! #resistancepic.twitter.com/HoWcPjeoeS
https://twitter.com/ZIRAdies/status/815996103162286081

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#Bure dans @daysjapan_yoko , bientôt un jumelage avec #Fukushima ? La lutte s’internationalise ! #resistance pic.twitter.com/HoWcPjeoeS



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